 |
29.04.2012 7 projets fous japonais

 Parviendrons-nous un jour à fertiliser les déserts?... C'est le but d'Aquanet, un réseau de lacs artificiels imaginés par Shimizu Corporation, une entreprise japonaise spécialisée dans les méga projets futuristes. Les lacs remplis d'eau de mer feraient 30 kilomètres de diamètre avec une île centrale. Ils seraient reliés par des canaux de 50 mètres de large pour le transport des personnes et des marchandises entre les lacs.
Voici quelques autres projets de Shimizu...

Greenfloat est un réseau de villes flotantes autonomes en énergie et en nourriture qui seraient construites sur des sortes de nénuphars qui offriraient un espace pour des cultures agricoles et des forêts... (voir cet article)

Mega-City Pyramid est un projet de ville-pyramide de 2 kilomètres de haut qui pourrait accueillir 1 million de personnes. Sa structure serait en fibres de carbone. On y trouverait à la fois des logements, des bureaux, des hotels et des commerces. On s'y déplacerait grâce à des unités mobiles rapides circulant à l'intérieur des tubes formant la structure.

Géo-grid est un projet proposant d'enterrer les infrastructures collectives des villes afin de libérer de la place en surface pour des espaces verts. Un vaste réseau souterrain de transports relierait ce que Shimizu appelle des "stations de réseau" où se trouveraient les bureaux, les commerces, les hotels, les centres commerciaux et les gares.


Une solution possible pour produire une énergie propre en grande quantité serait de placer des panneaux solaires sur la Lune où ils auraient un bien meilleur rendement que sur Terre en raison de l'absence d'atmosphère. C'est ce que propose Shimizu avec le projet Luna Ring, un gigantesque anneau de panneaux solaires sur la Lune qui serait construit par des robots. L'énergie serait renvoyée vers la Terre grâce à un faisceau de micro-ondes reconverties en électricité à leur arrivée.

Le tourisme spatial étant appelé à se développer, Shimizu a imaginé "Space Hotel", une confortable station orbitale qui rappelle celle qu'on peut voir dans "2001 Odyssée de l'espace". Son anneau abriterait 64 chambres, tandis que les espaces collectifs (restaurants, espaces de loisirs, salle de sport...) se trouveraient dans la structure pyramidale située en dessous. La rotation de la station assurerait une gravité artificielle légèrement inférieure à celle de la Terre.

Lunar Base est un projet de base lunaire modulable afin d'établir une présence humaine permanente sur la Lune. Les modules hexagonaux pourraient être assemblés aussi bien horizontalement que verticalement et seraient fabriquées par des robots à partir des roches lunaires transformées en ciment.

Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
23.04.2012 Les 6 dangers mortels pour la civilisation

 Alors que nous sommes à la croisée des chemins pour l'avenir de l'humanité, Matthew Stain, chercheur au MIT, a déterminé les 6 dangers majeurs qui peuvent mettre fin à notre civilisation...
1. Le changement climatique et le risque d'emballement du réchauffement à cause des effets en chaine. A partir d'un certain seuil, qui est celui auquel nous commençons à nous trouver, l'augmentation des températures provoque le dégel du sol des toundras, en permanence gelé jusqu'ici. Les grandes quantités de méthane emprisonné dans ce sol est alors libéré dans l'atmosphère, or le méthane a un effet de serre 10 fois plus puissant que celui du CO2. De même le réchauffement des océans risque de provoquer la fonte des hydrates de méthane présents au fond des océans.
2. La fin du pétrole Notre économie et tout notre mode de vie moderne ont été possibles "grâce" au pétrole, présent dans la plupart des objets que nous consommons et sur lequel sont basés presque tous nos moyens de transport. Le pétrole est aussi présent indirectement dans ce que nous mangeons. Il compose la plupart des engrais agricoles, des embalages, et il est aussi le carburant indispensable aux machines agricoles et au transport vers les lieux de distribution. C'est le pétrole qui a permis de multiplier par 5 les rendements agricoles depuis le milieu du 20è siècle. Sans le pétrole, il sera impossible de nourrir les 7 et bientôt 10 milliards d'habitants de la planète.
3. L'effondrement de la vie dans les océans. Dans 11 des 15 plus grandes zones de pêche au monde, les ressources sont en voie d'épuisement. Plus grave encore: du fait de la pollution et de l'acidification des océans, le plancton est en train de disparaître, or il est à la base de la chaine alimentaire pour toute la vie marine.
4. La déforestation. Plus de 50% des forêts dans le monde ont déjà disparu, et sous la "pression économique", la déforestation s'accélère. Celle-ci est par ailleurs responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre. Les forêts sont également indispensables à l'équilibre climatique et à la préservation des ressources en eau.
5. La crise alimentaire mondiale. Pour la première fois depuis que la révolution agricole a commencé, la production de nourriture est en baisse chaque année alors que la population continue d'augmenter. Cette baisse est baisse est causée par l'extension des zones urbanisées au détriment des surfaces cultivées, et à la baisse des rendements agricoles du fait d'une utilisation excessive des pesticides et des engrais chimiques qui ont stérilisé les sols, éliminant les nombreux micro-organismes qu'ils abritaient et qui sont indispensables à la croissance des plantes. Les agriculteurs compensons la baisse des rendements en utilisant toujours plus d'engrais, mais cette fuite en avant ne pourra pas durer éternellement, d'autant plus que le pétrole va se raréfier.
6. La surpopulation. Nous sommes actuellement aussi nombreux que tous les humains qui nous ont précédé sur Terre depuis que l'humanité existe.
Jusqu'en l'an 1000, la population mondiale était d'environ 500 millions d'habitants. Au début du 19è siècle, elle a atteint un milliard. En 1930 elle atteignait 2 milliards. Aujourd'hui, moins d'un siècle plus tard, nous sommes 7 milliards.
La surpopulation amplifie la pollution et la destruction de l'environnement, elle accélère également l'épuisement des ressources non renouvelables et de celles dont le renouvellement est plus lent que le rythme auquel nous les consommons.

10 commentaires

 
23.04.2012 Des voitures (presque) invisibles

 L'invisibilité n'est plus de la science-fiction. Voici une voiture invisible ou presque, grâce à des cristaux LED...
Mercedes a recouvert ce prototype avec des des panneaux LED souples et des caméras vidéo qui captent et retransmettre une image de ce qu'il y a de l'autre coté de la voiture.
Propulsée à l'hydrogène, elle est aussi parfaitement écologique.

Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
14.04.2012 Voyage spatio-dimensionnel

 La série sur les voyages spatiaux ne serait pas complète sans parler de ce qui serait la solution ultime: le voyage spatio-dimensionnel, qui permettrait un déplacement quasi instantané vers d'autres étoiles. C'est ce qu'on peut voir dans le film "Contact"...
La page du film dans les "futurs de la SF"

Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
24.02.2012 La distorsion de l'espace-temps, pour voyager plus vite que la lumière

 Des planètes habitables ont été repérées autours étoiles, mais les plus proches sont quand même à 20 ou 30 années-lumière. Ce qui fait un voyage aller-retour de plusieurs décennies en voyageant à la vitesse de la lumière. Il faut donc trouver un moyen d'aller encore plus vite.
Les physiciens ont imaginé une solution: la distorsion de l'espace-temps. Cela consisterait à contracter l'espace-temps à l'avant d'un vaisseau spatial et à le dilater à l'arrière, le vaisseau surfant la vague d'espace-temps créée par cette distorsion.
Le voyage plus rapide que la lumière ne serait alors plus en contradiction avec les lois de la physique car le vaisseau serait en fait immobile, c'est l'espace qui se déplacerait. De même, le vaisseau ne subirait pas de dilatation temporelle, le temps à l'intérieur s'écoulant de la même façon qu'à l'extérieur de la zone de distorsion.
La principale difficulté de ce mode de propulsion est l'énorme quantité d'énergie nécessaire.

Dans la série Star Trek, le vaisseau Enterprise utilise la distorsion de l'espace temps, l'énergie étant fournie par un réacteur matière-anti-matière.
La vitesse de distorsion est exprimée par un facteur de 1 à 10, la vitesse augmentant de façon exponentielle à chaque unité. A partir de 10, la vitesse serait infinie et notre corps occuperait simultanément tous les points de l'espace et existerait dans tous les temps à la fois, ce qui risquerait de poser des problèmes pratiques... tout en étant une fascinante expérience !
A une vitesse facteur 1, c'est à dire à la vitesse de la lumière, la traversée du système solaire prendrait 11 heures. Une vitesse facteur 2 équivaut à 10 fois la vitesse de la lumière, réduisant le voyage à un peu plus d'une heure. Une vitesse facteur 3 correspond à 39 fois la vitesse de la lumière, 102 fois à facteur 4, 214 fois à facteur 5, 392 fois à facteur 6, 656 fois à facteur 7, 1024 fois à facteur 8, 1516 fois à facteur 9, 7912 fois à facteur 9,99, et 199.516 fois la vitesse de la lumière à facteur 9,9999. A cette vitesse, il ne faudrait que trois quarts d'heure pour rejoindre une étoile située à 20 années-lumière...

Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
20.02.2012 Des vaisseaux spaciaux autonomes en énergie

Le gros problème des fusées actuelles est la quantité de carburant qu'elles doivent emporter et qui représente actuellement 80% de leur poids. Si on veut augmenter la puissance de la fusée, il faut augmenter la taille des réservoirs et donc le poids, ce qui est un cercle vicieux sans fin.
Pour résoudre ce problème, le physicien américain Robert W. Bussard a proposé des fusées à collecteur d'hydrogène. Un vaste entonnoir à l'arrière du vaisseau happerait grâce à un champ magnétique les particules d'hydrogène présentes dans l'espace interstellaire qui servirait alors de carburant.
La quantité d'atomes ainsi aspirés serait relativement faible, de même que la poussée qui en résulterait. Mais comme pour les voiliers solaires et la propulsion ionique, cette poussée serait continue, permettant une accélération croissante jusqu'à atteindre quasiment la vitesse de la lumière au bout d'une année.
Deux inconvénients quand même, le collecteur devrait être immense: environ 100 km de diamètre. De plus, ce système ne peut pas fonctionner à partir d'une position arrêtée. Bussard propose donc d'utiliser une voile solaire au début du voyage pour atteindre la vitesse minimum pour collecter les particules d'hydrogène, soit 4 à 6% de la vitesse de la lumière. |  |


Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
17.02.2012 La propulsion ionique, prochaine étape pour les fusées


La propulsion ionique utilise des ions accélérés qui sont expulsées à l'arrière de l'engin, créant une poussée infime mais continue pendant une très longue distance, à l'inverse des fusées classiques dont l'accélération est très forte pendant les premières minutes, mais ensuite, tout le carburant étant épuisé, l'accélération devient nulle et la fusée continue sa lancée à vitesse constante. Au final, une fusée à propulsion ionique s'avère bien plus rapide qu'une fusée classique.
C'est sans doute ce moyen que nous utiliserons dans les prochaines décennies pour des voyages habités vers les lunes de Jupiter et de Saturne qui abritent peut-être des formes de vie, comme Europe, Titan ou Encelade.
Voici une animation qui montre une course entre des engins à propulsion classique et ionique:

voir l'animation
Ce principe d'accélération faible mais constante est aussi utilisé par les voiliers solaires.
La propulsion ionique n'a longtemps été présente que dans la science fiction mais elle est maintenant une réalité. Trois sondes spatiales lancées récemment utilisent cette technologie: la sonde Deep Space 1 lancée par la NASA en 1998, la sonde européenne Smart-1 lancée en 2003, et la sonde américaine de la "mission Dawn" lancée en 2007 pour aller étudier les gros astéroïdes Ceres et Vesta entre Mars et Jupiter.
Ces sondes ont d'abord été lancées par des fusées classiques (Ariane 5 pour Smart-1, fusée Delta II pour les sondes américaines) car la propulsion ionique n'est pas assez puissante pour échapper à l'attraction terrestre. Il est donc probable que dans le futur, des navettes classiques amèneront d'abord les voyageurs à une station orbitale d'où partiraient les fusées à propulsion ionique.

Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
10.02.2012 Le projet Icare

 Maintenant que nous avons commencé à repérer d'autres Terres en orbite autour d'autres étoiles, il reste à trouver le moyen d'y aller...
Pour relever ce défi, de nouveaux modes de propulsion spatiale doivent être développés.
Une vingtaine de physiciens travaillent actuellement sur le projet Icare qui permettrait de voyager à 1/10è de la vitesse de la lumière, soit 30.000 km/seconde. C'est 1000 fois plus rapide que la sonde la plus rapide jamais lancée (Pioneer 10). Mais même à cette vitesse, il faudrait 220 ans pour rejoindre la plus proche des exoplanètes ressemblant à la Terre, et autant pour le retour. Les astronautes devraient donc voyager en hibernation, ou bien des robots pourraient être envoyés à leur place.
Icare a cependant l'avantage d'être basé sur une technologie existante et sur le point d'être maitrisée: la fusion nucléaire à partir d'atomes de deutérium et d'hélium 3, des gaz qui seraient stockés dans d'immenses réservoirs qui représenteraient la plus grande partie de la masse et du volume de cette fusée...



Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
03.02.2012 Découverte d'une 4è exoplanète habitable

 Une quatrième exoplanète potentiellement habitable vient d'être découverte à 22 années-lumière de la Terre. GJ 667Cc est une planète rocheuse en orbite autour de l'étoile GJ 667C, une naine rouge dont elle fait le tour en 28 jours terrestres. Son diamètre est de 50% plus grand que celui de la Terre et sa masse est 4,5 fois supérieure. On ne sait pas encore si cette exoplanète possède une atmosphère mais elle se trouve juste à la bonne distance de son étoile pour permettre l'existence d'eau liquide.
L'étoile GJ 667C appartient en fait à un système ternaire comprenant deux autres étoiles. Une autre planète est en orbite autour de GJ 667C, et deux autres restent reste à confirmer.
A propos des 3 exoplanètes précédemment découvertes, voir cet article

Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
29.01.2012 Terraformation de Mars



En attendant de pouvoir aller vers d'autres planètes habitables autour d'autres étoiles, l'humanité établira peut-être des colonies sur Mars. L'absence d'oxygène obligera à y vivre des bases fermées, dans un milieu totalement artificiel, sans possibilité de se déplacer à l'extérieur sans combinaison spatiale.
Une solution serait de terraformer Mars, pour y créer des conditions semblables à la Terre. On sait qu'il existe de l'eau sur Mars, sous forme de glace à la surface et sans doute aussi de l'eau liquide en profondeur. La terraformation de Mars consisterait à y faire à nouveau couler l'eau en surface et à développer une végétation afin de recréer l'atmosphère que Mars a perdu.
Un artiste travaillant pour la NASA, Kees Veenenbos, a imaginé la terraformation de Mars en images 3D...
voir le diaporama

Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
23.01.2012 3 exoplanètes habitables

 Les télescopes spatiaux Hubble, les sondes Corot et Kepler, ainsi que des télescopes terrestres de plus en plus puissants ont permis de découvrir de nombreuses planètes en orbite autour d'autres étoiles que le Soleil. 750 exoplanètes ont été découvertes à ce jour.
La majeure partie d'entre elles sont des géantes gazeuses (du même type que Jupiter ou Saturne) car plus une planète est grosse et plus elle est facile à détecter. Mais avec la précision croissante des instruments d'observation, des planètes rocheuses, plus petites, ont été découvertes à leur tour. Et certaines sont situées dans la zone favorable à la vie, ni trop près ni trop loin de leur étoile, permettant l'existence d'eau liquide, condition indispensable à la vie telle que nous la connaissons sur Terre.
Nous avons actuellement identifié 3 exoplanètes potentiellement habitables. La première est Gliese 581d (photo ci-dessus), en orbite autour de la naine rouge Gliese 581 autour de laquelle 3 autres exoplanètes ont été découvertes de façon certaine, et 2 autres dont l'existence reste à confirmer.
Située à 20,5 années-lumière, Gliese 581d possède une surface solide comme la Terre. Sa température est de 0 à 40°C et son diamètre est de 1,5 fois celui de la Terre, avec une gravité 2,2 fois plus forte. Elle fait le tour de son étoile en seulement 13 jours terrestres. Mais nous ne connaissons pas la composition de son atmosphère et des éléments chimiques à sa surface.

Une autre exoplanète intéressante qui vient d'être découverte est Kepler 22b, à 600 années-lumières de la Terre, autour d'une étoile qui ressemble beaucoup à notre Soleil par son type et sa masse. 2,4 fois plus grande que la Terre, Kepler 22b fait le tour de son étoile en 289 jours. Sa température moyenne est de 22 degrés. La composition chimique de la planète n’est pas encore connue.

L'exoplanète la plus prometteuse est sans doute HD 85512 b, dans la constellation de Vela, à 36 années-lumière de la Terre.
3,6 fois plus massive que notre planète, elle fait le tour de son étoile en 54 jours. Son atmosphère contient de l'oxygène, du dioxyde de carbone et de l'azote. De plus, elle possèderait une couverture nuageuse d'au moins 50%, ce qui la ferait ressembler beaucoup à la Terre...
Sur ce diagramme, les positions comparées des planètes de Gliese 581, de HD 85512 et du Soleil:

Enfin pour le plaisir, citons aussi Kepler 16b, une exoplanète qui n'est pas habitable mais qui fait rêver car elle orbite autour de 2 soleils, une étoile jaune et une naine rouge, exactement comme la planète Tatooine de Luke Skywalker dans Star Wars... Plus d'infos


Connectez-vous pour ajouter un commentaire

 
|

|

|

|
|

|
Sommaires du blog
|

|
 Sommaire en images

Liste par dates































voir tous les scénarios sélectionnés
|

|
Rechercher
|

|



2012

2011
|

|
Sites
|

|



Bernard Werber


Cosmobranche


ESRA Online



Hello demain

|