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Scénarios du futur, sélection

Scénarios 1 à 50 sur 2965

12071


Une Création poétique de l'univers

 

 

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Il était une fois, au-delà du mur de Planck, dans un espace temps fort lointain un trou noir qui avait concentré son univers. Appelons-le Alpha.

Dans l’ immense solitude du vide sidéral qu’ il avait créé, il fut attiré irrésistiblement par un autre trou noir au comportement temporel similaire, bien plus massif que lui et dont la matière était de nature symétriquement opposée, appelons le Oméga.

Lorsque la collision eu lieu, Alpha pénétra à l’ intérieur d’ oméga déclenchant la transformation des matières symétriquement opposées des deux univers en une énergie de plus en plus globale.

Une fois la matière d’ Alpha combinée à la quantité de matière équivalente d’ Oméga transformée en énergie fut accomplie, l‘ énergie produite était telle que toute la matière d’ Oméga fut à son tour transformée elle aussi en énergie intrinsèque.

Cette nouvelle entité d’ énergie, appelons là Lambda, en résultat et se concentra sur elle même à tel point qu’ elle devint immobile et que sa taille et sa température devinrent infiniment petites et la pression qui la maintenait ponctuelle tendait vers l’ infini et vers le zéro absolu.

Il aurait été logique que Lambda se transforme en vide sidéral froid, n’ existant plus qu’ en un point infiniment petit, mais l’ infini n’ existant pas dans l’ univers il se produit un phénomène de rupture qui fit que lambda implosa.

Juste avant le mur de Planck, qui nous cache cette transformation de Lambda, il y eut une transformation de l’ énergie pure en deux types de composants de base de notre univers actuel: la matière et l’ énergie neutralisée.

Au moment de l’ implosion de Lambda, les quantités d’ énergie d’ oméga et d’ alpha avaient conservé une nature symétriquement opposée et s’ étaient associées sous l’ effet de l’ implosion, de telle sorte que l’ effet d’ attraction qui les aurait fait s’ annihiler était équilibré par leur rotation. La force centrifuge qui animait ces deux types d’ énergie constituait un objet à la fois vibrant et physique de par leur vitesse telle des « bolas » cette arme de jet utilisée en Patagonie.

De sont coté, le reste de l’ énergie d’ Omega, qui n’ avait pu se combiner avec l’ énergie d’ origine Alpha, compte tenu des quantités de matière d’ origine, resta sous forme d’ énergie neutre.

Lors de l’ implosion de Lambda les « bolas » d’ énergie, propulsés à la vitesse de la lumière se transformèrent progressivement en une matière de plus en plus complexe au fur et à mesure que la pression de l’ implosion diminuait.

L’ énergie neutre qui accompagnait les « bolas » dans la suite de l’ implosion, étant à la fois répulsive et attractive vis-à-vis des deux types d’ énergie en rotation l’ une par rapport à l’ autre des « bolas » fit aguerrir de la masse à cette matière en transformation du fait de la résistance/ accélération qu’ elle subissait de la part de l’ énergie neutre.

Ainsi les « bolas » en ayant plus d’ espace se condensèrent devinrent plus grosses et constituant ainsi progressivement la matière que nous connaissons et dont la genèse a été mise en évidence après le mur de Planck.

En appliquant de l'énergie sur la matière actuelle, on remonte ainsi le temps diminuant la taille des « bolas » la constituant.

Ces « bolas » à la fois onde, de par leur vibration, et corpuscule, du fait de la vitesse de déplacement des deux énergies opposées constituent une matière qui acquière sa masse par la présence de l’ énergie neutre qui la répulse et l’ attire du fait des deux types d’ énergie antagonistes qui l’ ont constituée à l’ origine.

 

 

Créé par kivepe le 22/04/2017 | Evaluer ce scénario
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12070


Et si l'argent devenait obsolète ?

 

 

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2050. Un homme sort de "sa maison", cela fait des années qu'il a perdu ce sentiment de sécurité à posséder quoi que ce soit. Il a bien trop peur qu'on le lui reprenne. L'homme n'a pas de travail. Il en cherche parce qu'on lui demande d'en chercher mais à quoi bon ? Il sait pertinemment comment cela va finir. Il connait son avenir de consommateur consommé. Il sait qu'on va l'utiliser quand on aura besoin de lui et le ranger dans "sa maison" une fois le travail accompli, l'homme-outil par excellence. Les autres continuent à avancer, la faim a plus souvent raison qu'on ne le voudrait. L'homme n'est pas de cet avis, il a trouvé dans une poubelle un évènement inattendu: une graine, une belle en plus. C'est un espoir qu'il observe dans le creux de sa main. L'homme admire le noyau. Il tient en main ce pour quoi les autres se battent. Chacun travaillent et gagnent de l'argent pour obtenir de quoi manger, de quoi vivre et pourtant tout est là dans le creux de sa main. À quoi bon cette course au papier vert si au final il a déjà ce qu'il veut. La machine fait déjà à sa place le travail pénible de vivre alors pourquoi tenter de rivaliser avec elle ? L'homme serre fort sa graine comme un grigri aux propriétés aussi fortes qu'inconnues. Il vient de prendre une grande décision, celle de vivre autrement et de créer avec ceux qui voudront bien l'écouter un monde où l'Homme n'aura pas besoin de plus que ce qu'il a jadis perdu.
 

 

Créé par benevolar le 22/04/2017 | Evaluer ce scénario
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12061


Le réveil des Chaliens !

 

 

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A l'aube du troisième millénaire alors que la quatrième guerre avait fait rage détruisant tout sur son passage, il ne restait guerre d'humanité. Les technologies et la robotisation avaient évolués aussi proportionnellement que les vices, la méchanceté et l'égoïsme de l'homme. A tel point que leurs projets fous de dominer notre monde ainsi que d'autres planètes se sont retournés contre eux. Les machines ont eu des failles, elles ne se fatiguent pas, n'ont pas de sentiment mais ont des bugs. Cela mélangé à la volonté cruelle de l'homme n'a pas fait bon vivre. Une fois le contrôle perdu, l'autodestruction involontaire commenca et cessa aussi vite. Seuls, les derniers rescapés tentent de survivre comme ils le pouvent. Mais cette situation ne pouvait plus continuer ainsi, un jour dans une petite maison de campagne isolée, un vieux monsieur était assis au coin du feu avec son chat qu'il caressait tendrement. Le chat savait, en regardant ce vieillard tel un papa, que ses yeux étaient vides de tout sens. Le désespoir, la tristesse, le regret emplissaient ses yeux. Le néant ! Voyant tout cela et sachant les ravages des guerres passées, le chat se figea, le déclic s'opéra ! Ca y est il est temps ! L'heure est venue pour nous de reprendre en main ce que nous avions commencé et qui a échoué. Le chat poussa un ultime ronronnement, ses yeux devinrent bleus comme les mers, son pelage doré comme les blés et son apparence humanoïde. Il regarda son maître et lui dit: "tu as échoué comme tous les autres! L'homme n'est digne de vivre! " Sur ces paroles il colla son ancien museau contre le front de son papa et aspira son cerveau et son âme. Ainsi vu que le premier chalien fut réveillé tous les autres se réveillèrent aussi pour anéantir les derniers humains. Quand toutes les âmes et cervelles de ce monde ne furent plus, tous les chaliens se réunissèrent au bord de la mer, se transformèrent en sirènes, et oui les chats n'aiment pas l'eau à votre avis pourquoi? Ils ont voulu nous montrer ce qu'ils veulent que l'on voit pour nous mettre sur une fausse piste comme les médias et ca marche ! Le chat qui n'aime pas l'eau est devenu une murse, une généralité. Tout cela pour nous éloigner des vérités les plus improbables. L'homme et son ignorance ne sont pas prêts à les affronter. Les sirènes superbe légende devenue réalité! Tous les chaliens étaient à présent sirènes, chacun d'eux conservait précieusement les restes humains volés et tous se dirigèrent dans une synchronicité parfaite vers le milieu de l'océan où les attendait le vaisseau mère de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre. Ils y pénètrèrent tous, regagnant leur planète Orion et l'expérience recommenca. Avec les âmes et cerveaux arrachés aux humains ils ont pu étudier et reconstruire un humanoïde différent, conditionné et formaté pour le bonheur. Nous étions depuis la création les rats de laboratoires des chats! Ironique n'est-ce pas? Aujourd'hui les chaliens en tirèrent des leçons et comprirent comment créer le monde parfait et sans igorance et cruauté où l'humain vivrait en harmonie totale... et avec les chaliens!
 

 

Créé par Samufo64 le 28/02/2017 | Evaluer ce scénario
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La physique quantique ouvre le champ des possibles

 

 

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En 2017, les scientifiques du LHC en Suisse font une découverte majeure: une nouvelle particule (le Quantos) remet en cause le modèle standard de la physique et permet de faire le lien entre les théories de la relativité générale (infiniment grand) et les théories de la physique quantique (infiniment petit). L'humain est désormais capable de maîtriser les forces de la physique quantique en utilisant les possibilités offertes par le Quantos qu'il devient possible de produire en recréant à petite échelle les conditions de l'expérience Alpha réalisée dans le Grand Collisionneur de Hadron originel. Des ingénieurs parviennent très vite à mettre au point un petit appareil, de la taille d'un portable, qui permet à chacun de devenir un être pleinement quantique.
Le saut qualitatif d'un point de vue technologique est énorme et ouvre de multiples possibilités:
- création de base de données et d'ordinateurs quantique qui démultiplient les possibilités de connections des savoirs non pas sur une base binaire mais sur la base d'une infinités de codifications complexes
- développement du don d'ubiquité: possibilité d'être et de ne pas être une qualité, ce qui démultiplie le nombre de choix potentiels et ouvre la porte au multivers. Au lieu de vivre une seule vie, chacun peut voyager d'univers en univers en modifiant la trajectoire par ses choix.
- l'essentiel devient non plus la production matérielle mais le développement de sa "conscience quantique". Le fait d'inclure un observateur permet en effet de transformer le résultat d'une expérience
- les théories de l'espace temps limité et relatif qui faisaient de nous des animaux évolués aux capacités limitées se développant à l'échelle d'une histoire unique sur une planète unique sont devenus obsolètes

Bref l'humanité est en marche vers un nouveau mode de vie qui renvoit à la préhistoire l'ensemble des problématiques de notre vieux monde matérialiste unidimensionnel et unitemporel. Reste à prendre conscience des nouvelles lois du multivers: le combat devient celui de la lutte contre la confusion mentale créée par la nouvelle technologie. Il s'agit désormais de comprendre ce qui se passe et de maîtriser le flux des conséquences du Quantos. D'autant que le problème de "l'autre" n'est pas résolu et qu'il devient désormais possible d'être comme le chat de Shrodinger: à la fois vivant et mort selon le regard de celui qui observe. Toutes les frontières de l'ancien monde volent en éclat !
 

 

Créé par ADAM le 19/02/2017 | Evaluer ce scénario
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Le Dernier Chapitre

 

 

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En l'année 2042, les habitants de la planète Terre ne sortent plus de chez eux: pour la simple raison qu'ils ne le peuvent plus. Le monde est devenu surpeuplé, circuler en ville est désormais impossible. Et la campagne? Elle n'existe plus. Et oui, toutes ces années passées a négliger dame nature ont finalement porté leurs fruits. Il ne reste plus que quelques milliers d'arbres en tout sur la terre, et ceux-ci sont conservés dans des musées ou vendus à prix d'or à
à des milliardaires excentriques.

Heureusement pour nous, des scientifiques ont trouvés le moyen de créer de l'oxygène en utilisant des réactions chimiques à très grande échelle. Cet air synthétique s'est désormais substitué à l'oxygène naturel extérieur, presque inexistant, et est expédié directement dans les maisons par des tuyaux souterrains, tout comme l'eau et le gaz.

Se déplacer à l'extérieur est devenu périlleux. A cause du réchauffement climatique, la surface de la terre est devenue une sorte d'immense désert planétaire, dénué d'eau douce, d'oxygène et de vie, mis à part quelques insectes particulièrement coriaces. Pour se déplacer à la surface, il faut une combinaison spéciale, tout comme pour la plongée sous-marine.

Pour échapper à l'étouffante chaleur de la surface, les habitants de la terre se sont réfugiés dans d'immenses colonies souterraines, ou s'alignent, rangés comme des boîtes de sardines, leurs appartements qui ressemblent étrangement à des containers.

Les magasins et centres commerciaux, devenus trop encombrants pour cette société troglodyte, ont vite été remplacés par d'immenses hangars, où s'amoncellent des produits en tout genre, commandés par un clic et livrés par drone à domicile, à la grande joie du consommateur fainéant.

L'homme moyen, à force de manquer d'exercice, est devenu 350% plus gras que l'homme du 20ème siècle. Il se déplace avec difficulté au sein de son habitacle, se reproduit beaucoup plus rarement qu'avant et son espérance de vie moyenne a beaucoup chuté. Aujourd'hui elle est de 48 ans.

Regardons maintenant le côté positif des choses: le monde entier est désormais gouverné comme un seul pays, la guerre est officiellement révolue (en fin de compte, si les terriens d'aujourd'hui essayaient de ce battre entre eux, ça ressemblerait plus à un combat de sumos qu'à autre chose), et le racisme n'existe plus. Tout simplement par ce qu'on se ressemble tous. Nous ne sortons plus de chez nous mais notre vie sociale virtuelle est beaucoup plus riche qu'avant. Les réseaux sociaux ont avantageusement remplacé les amitiés "traditionnelles" impossibles à entretenir sans sortir de chez soi. Pareil pour les activités physiques et sportives, beaucoup trop fatigantes et consommatrices d'oxygène: la réalité virtuelle permet aujourd'hui à chacun d'enfiler son casque pour jouer au foot avec ses amis sans sortir de son fauteuil.

Et puis nous avons beaucoup plus de temps de loisirs qu'avant. Cette fameuse société de loisirs dont rêvaient les hommes du 20ème siècle est finalement arrivée: le temps de travail n'est que d'une heure ou deux par jour, le reste de la journée étant consacré aux jeux virtuels. Chacun travaille de chez soi, en se connectant à des réseaux informatiques gigantesques. Les enfants se connectent chaque jour à leur école virtuelle. Ils suivent une éducation individualisée qui les préparent à la spécialité qu'on leur a assigné. Les diagnostics médicaux sont réalisés par ordinateur et les médicaments sont envoyés directement par drone.

Les morts sont incinérés à domicile dans les fours domestiques. On dit que de nombreux appartements sont vides, leurs habitants étant décédés, mail il est difficile de savoir exactement combien car leurs avatars continuent à vivre sur les réseaux virtuels.

Il n'y a plus de médecins, d'enseignants... Plus que des informaticien spécialisés.

Et notre classe dirigeante, bien sûr. Depuis des années, nos dirigeants ont réussi à cacher la pénurie de ressources naturelles au public pour éviter la panique. Ils diffusent à longueur de journée de la propagande optimiste sur l'unique chaine de télévision disponible tout en essayant d'accumuler le plus de resources possibles pour eux-même et leur famille.

L'homme a enfin trouvé la clé du bonheur absolu. Béat derrière ses lunettes de réalité virtuelle, il glisse mollement en direction du gouffre qui lui fait face: celui de l'extinction totale de sa race.

Moi, je m'appelle Vincent, j'ai 15 ans, et je suis aveugle de naissance. Les jeux virtuels, ne sont pas pour moi et on m'a dispensé d'enseignement technique. Pourtant il me semble que j'y vois plus clair que tous ceux qui m'entourent.
 

 

Créé par v.guely le 08/01/2017 | Evaluer ce scénario
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12044


Censurer et Influencer

 

 

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Nous sommes en 2050, l'âge où n'importe qui peut publier n'importe-quoi en un seul clic pour que tout-le-monde puisse le voir. Les opinions individuels ont été identifiées par le Conseil Anti-Crise comme étant à l'origine de tous les problèmes de la société: de l'harcèlement entre enfants jusqu'au terrorisme et aux guerres nucléaires.

Il a donc été décidé que des changements radicaux sont nécessaires sur la planète Terre pour empêcher la race humaine de s'entre-tuer elle-même. Un Centre de Contrôle International a été créé, où 100 psychologues et scientifiques soigneusement sélectionnés surveillent les progrès de O, le super-ordinateur qui a été conçu pour «censurer et influencer» les pensées, les sentiments et les idées de toute la population. Ceci est fait grâce au nouveau rayonnement Asrax emit de l'ordinateur à 7, 5 milliards de cerveaux.

Cette mesure semble avoir été efficace: puisque les pensées de chacun sont réglementées par un seul ordinateur, tout-le-monde a les mêmes avis donc les taux de criminalité ont chuté à zéro.

Les employés du Centre de Contrôle International sont contents de cette transformation de la société: ils se croient sauveurs de la Planète et de la Race Humaine en observant la paix qui règne sur Terre.
Seul Mr Martin, un scientifique au Centre, voit l'horreur d'une population avec un unique cerveau. Seul Mr Martin, qui avant O n'était qu'un chercheur pou l'Association de Transport, semble comprendre l'horreur d'un monde sans avis, idées, impressions, jugements, pensées, sentiments, voix individuels. C'est donc tout seul et en secret que Mr Martin commence ses recherches pour les pilules AA: c'est-a-dire Anti Asrax.
 

 

Créé par elise2002 le 07/01/2017 | Evaluer ce scénario
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Demostar, système de la Démocratie

 

 

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Les régimes politiques fondés sur la dictature, sur la consultation représentative d'assemblées, sur la représentation directe, …, tels que ceux nous connaissions sont tombés.

À leurs places ont été mis en place, les uns après les autres, des super-ordinateurs fonctionnant en logique ternaire, qui proposent des solutions économiques, politiques et sociales.
Ces Grands Frère ou « Big Brothers » sont les seuls à pouvoir mettre en place des scenari productifs tant la complexité des civilisations préexistantes se sont révélées inaptes à pouvoir examiner, non seulement les problèmes survenus dans le passé, mais à résoudre ceux du présent, a fortiori établir des hypothèses prospectives.
Demostar, l'un d'entre eux, aurait été fondé sur les règles structurées de la Démocratie.
Imaginons les règles de fonctionnement de Demostar tels qu'elles existent en cette année 2317...

 

 

Créé par Demostar le 06/12/2016 | Evaluer ce scénario
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Controler pour éviter d'interdire

 

 

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Tout à commencé quelques temps seulement après la révolution Islandaise. lorsque plusieurs pays en voie de développement ou développés ont saisi la possibilité et l'opportunité de faire plier des gouvernements oligarchiques ou faussement démocratiques.

Une fois le système renversé elle se sont mobilisé pour venir en aides au pays souhaitant se libérer de la dictature.

Beaucoup à travers le monde cherchaient à gouverner autrement conscients que notre démocratie telle que nous la connaissions était à bout de souffle, qu’ elle était loin de l’ idée initiale « la voix du peuple » mail quels était ces travers ? Clientélisme, conflits d’ intérêt, pression, démagogie comment de défaire de ces perversions d’ un système décrit comme l’ ultime outil de la liberté ? Combien de gouvernements ont par le passé été renverser pour le remplacer par un pouvoir similaire ou pire? Il ne faut pas seulement supprimer ceux qui ont confisqué le pouvoir mais changer aussi la manière d'exercer ce pouvoir.

La réponse fut on ne peut plus simple, éradiquer la personnification du pouvoir, remplacer l’ élection d’ un représentant du pouvoir par un tirage au sort d’ une assemblé collégiale.

Il a été communément admis qu’ élire une personne au sommet d'une hiérarchie, cette personne une fois ce pouvoir obtenu se devait d’ être intègre, suffisamment fort pour diriger mais pas trop pour dériver dans l’ autoritarisme, suffisamment magnanime et pragmatique pour entendre et faire entendre raison, mais pas trop pour subir les pressions.

Pour éliminer le facteur humain en tant que personne isolée, il suffisait d'y penser, supprimer la hiérarchie. Telle est la vraie définition de l'anarchie, étymologiquement absence de hiérarchie.

Ceux que beaucoup associent de façon péjorative ou abusive au désordre, au chaos porte un nom, l'anomie.
L'une des définitions même de l'anarchie est l'ordre moins le pouvoir.

Des dizaines de milliers de personnes sont alors réunies pour s’ informer et intégrer diverses notions comme, l’ intérêt collectif, les libertés individuelles, l’ intégrité des biens et des personnes, le partage des richesses, la défense du territoire, l’ éducation, … cette formation admet tous individus de divers horizons sans restrictions de diplômes de niveau d’ étude, d’ appartenance ethniques, sociales, religieuse, … à l’ issue de cette formation un questionnaire leur est remis, afin de connaître et d'évaluer leur niveau d’ assimilation des paramètres de gouvernance, leur intégrité et leur motivations.

A chaque décision, sur ces dizaines de milliers de personnes sélectionnées une centaine seulement est tirée au sort tel un conclave ou un jury d’ assises, et prend en son âme et conscience la décision finale lors d’ un débat de 5 jours. Durant ces cinq jours, le représentant ou le groupe ayant soumis un dossier à la commission collégiale est assignée à résidence et tout contact direct ou indirect entre celui ou ceux qui ont soumis de dossier et les membres de la commission est strictement interdit sous peine d’ annulation du projet.

Les travers évités sont alors:
La corruption, les pots de vins, les commissions occultes, les lobbies, les menaces, les pressions, car il n’ est plus possible de manipuler une personne ayant autorité, l’ accès à une personne de pouvoir est tout simplement rendu impossible.
Peu à peu les centres d’ intérêts s’ inversent, les priorités économiques ne pouvant être totalement occultées, elles se font cependant supplanter par d'autres comme l’ intérêt éthique, écologique...

Le développement des entreprises de grandes envergures qui n’ ont pas inclus dans leur demande de projets à la commission le traitement de leur déchets ou la régénération des ressources et des matières premières sont progressivement écartés quelques soient les promesses de rendements et la puissance de financement.

Puis se met alors en place le revenu minimum de base pour l’ ensemble des ressortissants, quelque soit leur condition, remplaçant tous types d’ allocations, retraite, minima sociaux, pensions, … l’ échelle des salaires est limité de 1 à 10, la production de ressources de biens et de service ne suit plus la logique de produire toujours plus dans la seule idée de spéculation, mais plutôt la tendance à produire pour la collectivité en fonction des besoins. L’ idée de revenu est indépendante du travail fourni. Il est toutefois possible d’ exercer une activité supplémentaire pour augmenter ses revenus, travailler sur un projet qui demande plus d’ investissement.

L’ accès la propriété est lui aussi limité, un quota de surface de propriété est défini pour ses besoins quotidien ainsi que pour ses périodes de repos, les deux pouvant être différents, une fois ce quota atteint il n’ est plus possible de posséder tous biens immobiliers supplémentaires.

Les contrevenants et auteurs de méfaits sont soit ponctionné sur leur salaire de base en plus d’ effectuer des travaux d’ intérêt généraux, selon la gravité s’ ils doivent être incarcérés, une partie de leur revenu de base sert à financer les frais liés à leur détention, l’ autre à indemniser le ou les victimes de leur préjudice et ceux jusqu’ à épuisement de la dette et/ou réparation du préjudice. La notion de payer sa dette à la société prends alors tout son sens.

Le contrôle des naissances est mis en place, les règles de l'adoption sont assouplies et l’ accès à la procréation est renforcé. Mettant à égalité toutes formes d’ accès à la parentalité, ceux qui veulent adopter ou mettre au monde doivent démontrer leur capacité à être des parents responsables. Le revenu de base étant accessible dès l’ âge de 10 ans pour chaque enfant selon un pourcentage du revenu de base adulte, évoluant pour atteindre les 100% à la majorité, ce revenu n’ est pas versé à un troisième enfant, toutefois ce dernier bénéficie d'un revenu de base seulement à sa majorité.

La production de biens ou de services dans une entreprise privée est déterminé à deux journées de huit heures, une troisième est consacrée à une entreprise publique de sont choix. Quant aux autres jours, ils sont à disposition de chacun comme bon lui semble, poursuivre une activité dans une entreprise publique, privée ou pour son épanouissement personnel.

L'accès à l'éducation comme aux soins, la liberté d'expression, deviennent des droits fondamentaux inscrits dans la constitution. la liberté d'agir est totale dès lors qu'elle n'entrave pas la liberté d'un autre individu à jouir des même droits que soi.

--- merci pour la patience de m'avoir lu et pardonnez moi pour les petites fautes qui auraient échappées à ma vigilance---

 

 

Créé par Lewis Caroll le 06/10/2016 | Evaluer ce scénario
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12006


Les assemblées du Présent et du Futur

 

 

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On pourrait imaginer que l'on puisse améliorer la démocratie en séparant les politiques du présent et du futur. Il y aurait deux assemblées de députées élus à la proportionnelle. L'assemblée du Présent aurait la charge de la politique des 10 ans avenir. L'assemblée du Futur aurait la charge de la politique pour les années suivantes, après 10 ans. Il y aurait bien sur deux gouvernements l'un du Présent et l'autre du Futur.

 

 

Créé par wolflegend le 15/09/2016 | Evaluer ce scénario
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12004


Pourquoi détruire l'endroit où nous vivons?

 

 

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Dans un futur plutôt lointain, les pays auront tous formés une coalition dont chaque chef d'Etat sera un membre du conseil. La principale occupation ne sera plus de devenir plus riche ou plus puissant que l'autre, mais être à la hauteur pour sauver la planète. Les plus grands scientifiques s'allieront pour trouver des alternatives à tout énergie polluante, fossile, dangereuse...
L'écologie sera le maître mot et tous les peuples s'entraideront au lieu de s'entretuer pour le pouvoir. D'ailleurs qu'est-ce que le pouvoir? En a-t-on vraiment besoin pour réussir?
La ville de Détroit en est la preuve que non, on peut survivre, même vivre sans rien diriger.
Chaque pays devrait aider les autres en difficulté, mais sans pour autant laisser tomber le sien. La coalition sera là pour juger qui peut donner ou recevoir. Elle existera dans le principal but d'élever la population mondiale au stade où tout le monde aura eau et nourriture, et de bonne qualité, sans pesticide inutile. Une politique de partage et écologique, voilà tout ce dont a besoin le monde pour vivre, et en évitant de détruire la planète, l'endroit où (on semble l'oublier) l'on vit, où nos enfants vivront.
 

 

Créé par Tomy le 04/09/2016 | Evaluer ce scénario
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Le souffle noir ou le grand bouleversement !

 

 

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La terre 2066 !

Plusieurs astéroïdes et déchets spatiaux se sont déjà écrasés violemment sur différentes zones du globe, les changements climatiques se font de plus en plus dévastateurs, les cancers et dérèglements hormonaux des êtres vivants atteignent des sommets!

Des régions entières sont rongées par des pandémies qui se propagent sur toute la surface du globe!

La tectonique des plaques s'affole et les tremblement de terre ne font qu'aggraver les choses et augmenter la triste hécatombe ! ! !...

Des scientifiques politiciens et chercheurs s'affairent tant bien que mal à essayer d'enrayer le triste processus de destruction massive dont malheureusement l'homme est en partie responsable ! !

Plus de 7 000 000 000 d'individus ! Et des espèces d'animaux rayés de la liste des êtres vivants sur cette si belle planète!

Les centrales nucléaires brûlent et propagent leur radioactivité en gigantesques flux telles des aurores boréales planantes et gagnant par vagues rabattues de grandes étendues alors intactes! ! !

Mais... Que faire? ? ?.

Un scénario ! Un seul scénario catastrophe pourrait endiguer celui_ci! Ne dit on pas!.: Soignons le mal par le mal! !

Une saignée ! La terre à besoin d'une veritable et purificatrice saignée! !

l'homme doit s'éteindre pour renaître et évoluer telle une mue de lui même !

Le phénix ! ? ! ? 😉

De 7 milliards d'individus sur la planète bleue nous devrons passer à 2 milliards ! ! !...

Après toutes ces catastrophes plus ou moins naturelles la catharsis aura lieu!

C'est d'une absolue cruauté! Mais est ce que cette cruauté ne sera pas salvatrice pour ceux qui resteront et qui réfléchiront à deux fois avant de l'abîmer telle que nous l'avons fait ! ! !


Les vents solaires ne cesseront d'accroître !

La planète sera presque aussi invivable que sur Vénus! !

Et tout à coup alors que La terre Gaïa se meurt ! !

Venu comme le messie... "Le souffle noir! "

Bien suffisamment important pour devier la révolution de la planète mais pas assez pour la détruire! Celui ci viendra finaliser le grand bouleversement!

Ce qu'on appellerai le souffle noir ne serait rien d'autre qu'un lointain trou noir exerçant sa force gravitationnelle à l'approche de notre système solaire!

La terre serait donc dévié de sa trajectoire et elle s'éloigneraient du soleil pour se refroidir légèrement et reprendre petit à petit un cycle à peu près normal ainsi que tous ceux qui l'habiterait!...



M d V_B



 

 

Créé par Martikus1976 le 29/07/2016 | Evaluer ce scénario
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Retrouver notre place

 

 

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Guerre... Fin du monde... tel qu'on le connaît, plus de retour en arrière possible, quelques humains disséminés sur la planète. Il faut repartir de zéro et trouver une voie meilleure.
Lorsqu'un arbre sent qu'il va mourir, il crée souvent des tiges à son extrêmité pour que la vie reprenne à sa base.
L'humain s'interroge: depuis notre existence sur cette planète jusqu'à notre extinction quasi-complète, où avons-nous faiilli ? A quelle époque, quelles décisions ? Pourquoi ne ferions-nous pas comme l'arbre, en profitant de cette occasion qui nous est donnée de rebâtir un monde nouveau, un monde meilleur, du début ?
Après tout, nos ancêtres "primitifs" ont pu vivre sur cette planète durant des centaines de milliers d'années. Comment en dix mille ans avons-nous pu en arriver là ?
L'humain, alors commence à écouter son propre corps. Il est déboussolé, mais il a soif, il a faim. Il cherche à assouvir ses besoins vitaux primaires. Il trouve d'abord une source, l'eau n'est pas bonne à boire mais il fait un feu avec quelques branches et la fait bouillir dans une pierre creuse. Il trouve ensuite un bel arbre fruitier qui porte des cerises bien juteuses. Il mange à sa faim et plante les noyayx dans la Terre.
Il redécouvre son rapport à la Terre, il dort sous les étoiles, se lave avec peu d'eau. Il pleut, il se crée une petite hutte de fortune avec des branchages.
Il rencontre quelques humains égarés et ils se regroupent en petite communauté. Certains chantent, d'autres fabriquent des objets avec des herbes sèches, d'autres encore guérissent les blessés avec des plantes médicinales glanées ça et là.
Il n'y a pas de honte à revenir en arrière lorsque l'on a fait une erreur, pour survivre l'Humain devra se passer de politique, de monnaie, de gouvernement à grande échelle. Il connaît désormais les dérives du passé et peut les transmettre à ses enfants comme des avertissements.
Il mange avec les doigts, marche pieds nus, chacun peut apporter au groupe son savoir et ce qu'il peut partager.
Il respecte les animaux et décide de devenir végétarien: si on ne tue pas d'animaux parce qu'on respecte toutes les formes de vie, alors le nouvel Homme ne tuera pas non plus son prochain. Pas de guerres idéologiques, pas de massacres. Si l 'humain naît avec un "cerveau vide" à remplir, il suffit de ne pas lui inculquer le malheur, la méfiance et l'esprit de compétition pour que sa réalité n'en contienne pas.
La Nature apporte à l'Homme tout ce dont il a besoin: de l'air pour respirer, de l'eau à boire, du soleil pour se chauffer, des végétaux pour se nourrir et se soigner, des étoiles pour s'émerveiller. L'Homme nouveau retrouve son cycle dans la nature. Mais pas en tant qu'être primitif, en tant qu'être conscient, qui a fait le choix en toute connaissance de cause de ne plus interférer et dominer le monde, mais en faire partie intégrante, volontaire.
Il chérira chaque seconde pour avoir pu échapper à un destin funeste.
La tige au pied de l'arbre mourant deviendra arbre à son tour, un arbre mieux préparé qui a puisé les connaissances de son environnement dans ses racines pour croître. Il ne s'agit pas d'un nouvel arbre, mais d'un arbre plus conscient.
 

 

Créé par NetteNette le 21/07/2016 | Evaluer ce scénario
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11992


La Porte

 

 

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Un sourire étire ses lèvres.
Que les autres humains sont bêtes!
Ils font des projets, des emploi du temps.
Personne ne sait ce qui ce passera demain.
Les politiques la font rire.
Ils disent qu'ils vont trouver des solutions, que tout va s'arranger.
Ils se mentent à eux mêmes.
Elle, elle le sait, elle l'a vu.
2026, Samantha, 25 ans, sans famille et sans amis sait que la Terre est condamnée, ou du moins ses habitants qui resteront là.
Elle sait que ceux d'en haut on besoin des humains.
Ils vont tenter d'en sauver le plus possible.
Pour cela ils auront besoin de nommer des guides.
Des bergers pour en sauver le maximum.
Elle espère être l'une d'entre eux.
C'est pour cela qu'elle a toujours avec elle "son minimum vital": son sac à dos rempli de vêtements de rechange, de nourriture, d'une trousse de soins, d'une lampe torche, de quelques livres, de son Ipod et de ses écouteurs.
Elle marche dans la rue, son sac à dos sur le dos et ses écouteurs visés sur les oreilles.
Soudain, elle s'arrête et enlève ses écouteurs, le regard dans le vague.
Les passants la dévisagent.
Puis elle sourit et se remet à marcher d'un pas vif.
Ils l'ont choisie.
Elle et d'autres.
Ils lui ont indiqué la Porte.
La Porte de sortie.
 

 

Créé par Menthe15 le 20/07/2016 | Evaluer ce scénario
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Micro-Monde

 

 

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Sarah s'épongea le front, avant de se remettre à bêcher. Autour d'elle, la moitié du village travaillait aussi, occupé à labourer, bêcher, planter... Tandis que l'autre moitié travaillait à d'autres choses. Ivan fabriquait le pain, Julie les vêtements, Nicolas des chaussures, etc. Ici, à Micropolis, chacun travaillait à ce qu'il savait le mieux faire.
Depuis quelques années, les Etats s'étaient effondrés, les comptes bancaires n'existaient plus, l'argent n'avait plus aucune valeur. Le troc était redevenu le commerce principal. Les voitures et autres n'existaient presque plus. Sarah ne s'en servait que pour aller rendre visite à son frère, une centaine de kilomètres plus loin, qui vivait à Santa Louisa, un lieu-dit de l'ancien monde, parmi une micro-société plus nombreuse qu'à Micropolis.
Des Micro-sociétés peuplaient la planète, chacune presque auto-suffisante. Les différents religions se cotoyaient sans souci.
Lorsque Cathy et Sacha lui sautèrent dessus, elle sourit. Lors de la disparition des états, les orphelinats s'étaient retrouvés détruits, et plus personne ne s'en occupait. Chaque micro-société avait pris en charge quelques-uns de ces enfants, les confiant aux adultes qui le souhaitaient.
Même si ces deux-là étaient devenus ses enfants, ça ne les empêchaient pas de connaître chaque membre de la communauté, et de les fréquenter autant qu'elle.
Leur institutrice les emmenait voir tous les métiers de la micro-société, leur permettant de découvrir toutes les éventualités qu'ils auraient par la suite.

- On a vu Charlie aujourd'hui ! s'exclama la petite fille. Il a amené deux lapins !

Charlie était un des rares humains sur la planète à ne pas vivre dans une micro-société. Il travaillait seul dans son coin, et venait faire du troc à Micropolis quand quelque chose lui manquait. Les enfants l'adoraient. Pour eux c'était déjà un étranger.

Sacha, plus âgé, avait déjà accompagné Charlie une fois dans le monde extérieur, mais la petite Cathy n'était pas sortie de Micropolis depuis 3 ans, elle en avait 4 actuellement, et seulement 1 an lorsque le monde tel que le connaissait Sarah dans son enfance s'était écroulé.

La seule chose qui n'avait pas changé était internet, très utile pour communiquer entre micro-sociétés, puisque le quota d'utilisation des voitures ne permettait pas de voir les proches éloignés très souvent. D'ailleurs, c'était l'heure de la conférence vidéo avec sa mère. Sarah rangea sa bêche, puis se dirigea vers le bâtiment informatique du village.
 

 

Créé par Zoulou24 le 25/05/2016 | Evaluer ce scénario
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11980


Bétaillière à idée

 

 

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Et si les humains n'étaient pas arrivés sur terre par une météorite et l'évolution engendrée d'elle même, mais par des extra-terrestres... ?
Ils sont assez proches de nous biologiquement, mais tellement plus anciens! Ils ont une constance politique et idéologique qui leur permet de faire des projets sur un temps long, qui nous dépasse. Notamment grâce à leur durée de vie très longue, et grâce à une religion d'état mondiale, très stable, qui à donné une direction et un sens à leur empire à l'échelle des millénaires.
Cela ne les rends pas plus intelligents, pourtant ils cherchent en permanence à améliorer leurs technologies, leur sagesse aussi.
Cette race, extra-terrestre, à créé les humains "à son image". Par la manipulation génétique ils nous ont créé en éprouvette. Ils nous on fait plus petits, plus agressifs et individuels, à la durée de vie plus courte, mais tout aussi intelligents. Ces caractéristiques d'espèce ont permis un développement rapide de nos technologies, grâce au formidables nombre de cerveaux qui ont travaillé au fil des siècles, et grâce à tant de guerres pour motiver les recherches.
Aujourd'hui nos créateurs hésitent.
Nous avons put découvrir pour eux la physique quantique, les mathématiques, l'énergie nucléaire. N'est il pas temps de venir récolter les technologies produite par cette espèce, et de mettre fin à l'expérience? Avant que ces petits humains belliqueux ne s'auto-détruisent définitivement, et détruisent cette planète avec eux?
Ils nous remplaceront peut être par une espèce plus calme, moins individualiste, afin de revenir récolter de nouveau concepts de sagesse, dans quelques millions d'années...
 

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Créé par guigui le 22/05/2016 en réponse au scénario 7989 | Evaluer ce scénario
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11976


Le Retour: Il ouvrit la porte et fut surpris

 

 

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Il ouvrit la porte et fut surpris. Wow! Haut dans un ciel bleu pur, il se tenait là, brillant de tous ses feux, le soleil était bel et bien de retour, il n'en croyait pas ses yeux, ce phénomène avait été observé depuis bien des lunes. De son vivant, il ne l'avait vu que sur des publicités qui l'invitaient, à fort prix, à se rendre à ces endroits réservés aux privilégiés pour aller voir ce qu'on appelait des éclaircies, le soleil étant réservé aux 1 % des plus riches du monde. Depuis plusieurs décennies un smog opaque, géant et étouffant avait recouvert la terre, presque dans son entièreté, résultat de déforestation et de couches successives de pollution que la surconsommation, économie au service des 1 %, et l'aveuglement volontaire avaient provoqués.

Dès sa sortie du tunnel, un souffle de bonheur s'était dès lors emparé de lui. Le congé du soldat Phil D. serait de courte durée, il devait être de retour à la base souterraine le lundi suivant. Il marcha jusqu'à la jeep et voulut la mettre en marche, son bras s'immobilisa. Lui et ses camarades n'avaient pas été atteints par le puissant virus que Planeterre avait répandu sur terre, sa colonie basée sous terre avait été épargnée mais dès qu'il avait mis le bout du nez dehors, il l'attrapa. Il était le premier à sortir de ce terrier depuis la grande guérison de mère Terre. Le retour en arrière, vers la base, devint impossible, ses pas le guidaient vers l'avant. Planeterre veillait au grain.

Phil se mit en marche. Sur le chemin du retour vers la cité, ce trajet qu'il avait maintes fois parcouru, tout s'était métamorphosé. Le sol stérile et terne se prolongeant jusqu'aux portes de la cité était revenu à la vie. Cette traversée du désert s'était transformée en une victoire pour la vie.

Ce qu'il avait d'abord pris pour un mirage se révéla être une réalité qui tenait du miracle. Des sources d'eau, des plantes et des arbres avaient jailli du sol. L'eau pure et cristalline qu'il avait prise avec sa main, coulait en lui comme une fontaine de jouvence, elle le rafraîchissait comme aucune boisson gazeuse n'aurait pu le faire. La douce caresse du vent lui rappelait Kate, il était aux anges. Phil déambulait joyeusement vers sa destination ultime, il voulait plus que tout, rejoindre son nid douillet.

Sa douce Kate et sa petite Rose l'attendaient dans le grand jardin. Rose observait son chaton Philou qui en était à sa première chasse aux papillons. Instinctivement, il s'amusait en essayant d'attraper un papillon monarque qui butinait de fleur en fleur et en profitant de l'herbe fraîche pour s'y rouler, il revint bredouille. Kate travaillait respectueusement la terre tout près des deux petits.

Les lampes artificielles qui servaient de substitut au soleil ne fonctionnaient plus, Planeterre en reprenant le contrôle avait mis un terme à cette cité qui, comme les autres, avait émergé de nulle part tel un îlot pour recréer de toute pièce et simuler artificiellement les pouvoirs de la nature afin d'assurer la survie de ses citoyens devenus superficiels à force de publicité suggestive imposant une pensée unique, diluant par le fait même les sens et toutes tentatives de pouvoir créatif. Ce retour aux sources avait été des plus bénéfiques pour mère Terre agonisante. Les saisons avaient repris leur droit, les humains étaient redevenus humains. L'avenir se présentait sous un jour meilleur. Planeterre avait guérit sa mère et tout ce qui y vivait, un coup de maître. L'élève avait dépassé le maître. Le maître du paradis artificiel avait été vaincu.

Phil vit Kate et Rose dans le jardin. Avançant à pas de loup derrière Kate, il glissa ses mains sur ses yeux et lui chuchota à l'oreille: Qui suis-je? Rose, silencieuse pour ne pas briser la magie de la surprise, observait la scène. Tu es mon bien-aimé. Sans suivi un long baisé. Heureux de retrouver ses fragiles et tendres amours, Phil, intarissable, filait le pur bonheur. Une semaine s'était écoulée. Phil avait curieusement oublié la base et son retour. Planeterre avait pris le soin d'enfouir profondément, dans un tiroir secret de sa mémoire, barré à double tour, le souvenir de la base souterraine. Planeterre en était le gardien, tout comme le cerbère était le gardien de l'entrée des enfers.

À la base souterraine, Mao faisait les cents pas, d'un pas militaire saccadé, il faisait claquer ses bottes en marchant de long en large, impossible pour lui de tenir en place, il attendait impatiemment le retour de Phil. Phil qui était ponctuel comme une montre suisse se faisait attendre. Un grain de sable avait enrayé l'engrenage de l'horloge du temps. C'était ma sortie à moi, ma semaine, mon ami Phil le savait bien. L'un sortait et l'autre entrait, c'était comme ça. Ça avait toujours été comme ça. Il s'était forcément produit un événement qui l'eut retenu sans quoi Phil serait déjà de retour. Mais lequel? ? ?
 

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Créé par Jacombe le 26/04/2016 en réponse au scénario 11664 | Evaluer ce scénario
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11974


Onironaute et mondes parallèles

 

 

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Nous avons découvert le lien entre les mondes paralelles
. Grâce à l'onironaute nous avons réussi à franchir le pont ultime qui relie deux personnes biologiquement identiques de mondes différents. Imaginez vous dans un rêve, Vous vous voyez souvent dans un monde différent du vôtre, Dans un autre style de vie, très différent de ce que vous êtes actuellement. Mais dans ce rêve c'est toujours vous et même si les rêves sont tous différents, vous ressentez que dans ces rêves qui paraissent bien réels, un lien vous unis avez votre double onirique. Et si vous rêviez tout simplement d'un autre monde, parralèle au votre dont le seul lien qui vous lie à votre homologue est cette ressemblance physique et métaphysique. En clair, Vous et votre homologue ayant la même capacité à rêver, un pont se créait entre vous et lui, laissant à l'un comme à l'autre entrer dans son monde. Et devant la multitudes de mondes, de multiples ponts se créés. Et grâce à l'onironaute nous avons découvert le moyen d'exploiter ces ponts, créant un moyen de communiquer entre ces mondes et prouvant ainsi que les mondes parralèle sont une réalité. PS. Merci à Monsieur Weber de nous faire rêver.
 

 

Créé par lordhegtintol le 17/04/2016 | Evaluer ce scénario
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La solution? Ne rien faire peut être

 

 

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Une des bases de scénario probable pour le futur, serait peut être une humanité qui aurait compris que la société de production et de consommation telle que nous la concevons actuellement ne mène à rien. L'idée principale, serait de pousser jusqu'au bout la perspective d'une évolution matérialiste, au travers de la science, et l'élaboration de nouvelles technologiques, qui elles, nous révèleront ce que nous savons déjà.

Notre technologie a évolué au point de faire un superordinateur qui dépasse les limites de l'intelligence humaine. Comme dans tout bon ouvrage de science fiction, l'humanité décide de lui poser les questions fatidiques.
Quel est le sens de la vie dans l'univers et comment sortir l'humanité de la panade? L'utilisation de substances chimiques, a sensiblement modifié notre adn, la fragilisant, et nous transformant peu à peu en déchet vivant, à tel point que la nature n'accepte plus de nous assimiler en tant que tel: nos corps ne pourissent plus, nous sommes contraint de les incinérer.
La surpopulation nous a contraint à créer des formes de régulation dans des abbatoires qui n'en ont pas le nom. Ce qui s'est produit à Aushwitz durant la seconde guerre mondial n'était que précurseurs. Les états soutenus par 5 ou 6 grandes filières multinationales provoquent des guerres dans des pays étrangers, pour diverses raisons contigentes, dans l'objectif de réduire la population. Le problème par la suite s'est réglé par lui même car, comme nous nous étions empoisonnés, nous ne pouvions plus nous reproduire. Mais l'homme est bête, il reproduit les mêmes gestes bien longtemps après que la raison initiale ait disparu.
Le monde a été bétonné, les forêts ont disparu en faveurs de monocultures indifférenciés. La disparitions de plantes et arbres essentiels a l'équilibre de l'environnement a provoqué des catastrophes, tels que des écoulements de terrains, l'apparition de pandémies inguérissables. Les micro-variations climatiques ont détruit l'équilibres, provoquant l'apparitions de typhons un peu partout dans le monde. Mais au final, cela a conduit à un petit âge glaciaire, à cause des courants océaniques interrompu (le climatiseur de la terre).
Le seul espoir réside dans cette machine dans lequel toute l'humanité a mis son intellect et son espoir. Tout ce travail, cet acharnement, allait enfin porter ses fruits, en application avec le principe de "causalité".

L'ordinateur répond:

- J'ai la solution.

- En premier lieu, vous vous êtes trompé. La solution est "43"!

Silence dans le public.

- Je viens de faire de l'humour.

Non, les réponses à vos deux questions sont les mêmes: "ne rien faire".
Le principe des philosophie orientales semblait se vérifier. L'équilibre de l'univers n'a pas besoin de nous, il se fait naturellement, il n'y a pas vraiment de sens à tout cela. L'homme a voulu évoluer, au dépend de cette nature, mais en fait, il n'a réussi qu'à s'empoisonner et se détruire lui même. Je ne dirai même pas qu'il a détruit cette "nature" car il n'en a pas les moyens. La terre dispose dans ses entrailles les moyens de se régénérer, au bout de quelques centaines de millions d'années seulement. L'hommes fait parti du cycle, et tout ce qu'il est entrain de faire actuellement, n'est qu'une forme d'agitation inutile.
Les concepts d'utilités et d'inutilités sont purement humain, tout comme le langage, la lecture de compréhension du monde. La communication telle que nous la concevons actuellement n'a de réalité que dans un minuscule espace-temps, comprenant un tout petit nombre de créatures vivantes, sur des centaines de milliers, qui ont chacune leurs propres règles. Toute plus absurde les unes que les autres, mais qui comprise chacune dans leur contexte trouve une explication. Il n'y a pas réellement d'évolution, et l'homme n'est pas forcé d'évoluer. C'est juste une invention permise par certaines parties de son cerveau tels que le cortex préfrontal. Finalement, il y a un continuum, dont nous repérons que les extrêmes.






 

 

Créé par Noname le 11/04/2016 | Evaluer ce scénario
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11970


La censure par l'emprisonnement mental

 

 

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Une des bases possibles pour un scénario, serait d'imaginer une évolution de la médisance comme une forme d'instrument de contrôle pour empêcher les individualités de s'affirmer, et ainsi permettre à la hierarchie d'être préservé.
Le monopole de la parole serait détenu par certaines personnes qui ont une forme d'autorité légitimé par différentes institutions et par la reconnaissance public, directement ou indirectement. Ces formes de légitimations seront référencés par des organismes "non officiel" liés au pouvoir étatique, tels que la franc maçonnerie actuellement.
On pousserait le public à accepter ces discours d'autant plus facilement que le rayonnement de ces personnalité est grand. Ce serait ce que l'on appel, l'élite à parole légitime de la population. Tout les moyens médiatiques seraient à leur disposition, et leur message serait rabbacher de façon à ce que le public puisse assimiler ce qu'ils disent et se l'approprier.
A côté de cela, il y aurait les savants, les étudiants et lettrés, mais sans réel "influence" auprès du grand public. Ces personnes obtiendraient un grade de légitimité informel en fonction de leur grade et importance au sein de l'institution (afin de créer une pyramide du respect). Puis il y aurait le reste du public.
Sans les bons "grades" accordés par ces institutions, le reste de la population n'a pas autorité pour influencer leur congénère. On génère alors une forme de compétition plus ou moins formelle, pouvant donner accès à un certain prestige. La compétition produit alors le rabaissement et l'opposition des gens les uns envers les autres de façon permanente. De façon à ce qu'aucune idée non légitimé, ne puisse accéder au rang d'influence, et ainsi menacer la hierarchie. En plus de cela, les puissances dirigeantes décident de créer des outils pour permettre de contrôler cette population: la création d'une forme de langage, et des pratiques de bizutages plus ou moins directs, et surtout une fausse transparence de l'information par le développement de médias analogues à facebook.
L'accès à la vie privée, permet aux gens de se rabaisser l'un, l'autre en cas de conflit, et de faciliter l'opposition et la destruction plutôt que la création.
Pour protéger les élites de cette forme de menace, on crée des "intermédiaires", rendant la communication direct impossible, en cas d'opposition direct, des stratégies de communication et de manipulation de masse permet de répondre à une critique sur le coup (qui à se contredire par la suite, car la mémoire du public est courte). On ouvre les vannes d'un côté et on les ferme de l'autre, permettant à tout le monde de se faire en permanence des croches patte et s'empêcher d'évoluer, mais surtout de devenir contagieux. Pas besoin d'instrument de contrôle la population s'autorégule. Si par mégarde une personne du bas entrait en contact avec quelqu'un d'en haut, sans passer par les passe droit habituel, l'effet de transparence jouerai son rôle, et l'on dirait de cette personne qu'elle a été pistonné.
Dans cette société, le piston existe, mais il a été formalisé par l'Etat. Une des manière d'empêcher les gens de s'affirmer, et de supprimer la notion d'invidualité, grâce à ces même médias de communication, des règles standarts devant être respectées, autant de dispositifs qui font rentrer les choses dans des cases, réduisant la personne à un simple algorithme, de variable. Les gens finissent par devenir semblables, sous couvert de différences dissimulés derrière des stratégies publicitaires pronant les micro-différenciation plutôt que l'affirmation de soi.
On se baladera sur internet, et rentra en contact avec une tierce personne, croyant que s'en est une autre, ce qui ne sera pas le cas, car nous seront devenu tous semblables. La population deviendra de plus en plus paranoïaque, (car la peur fait consommer, et oblige à réagir, donc profite aux financier) en constatant la répétition de la même idée, alors qu'en réalité, elle se sera synchronisé au point de produire une bouillie infame et homogène sans saveur, ce sera un instrument de plus pour pousser les individus à s'opposer, qui sait quoi? Sur qui? Personne ne sait réellement, car c'est la même information qui circule partout.
En créant l'homogénéité, il est devenu possible de programmer l'esprit des gens, et de la contrôler comme du bétail. L'éducation, et la culture deviennent illusoires, car on a supprimer la diversité des sources de production. Les idées piochant dans la même source, on retrouve les mêmes choses.
En supprimant la diversité, on supprime la resistance et la résilience de la société. Un virus émerge, et décime tout le monde, comme ce fut le cas lors de la venu des européens en amérique du sud. Peu de gens survivent.

Le cycle reprend alors son cour.
 

 

Créé par Noname le 10/04/2016 | Evaluer ce scénario
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11968


IA Angel

 

 

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A partir du moment ou l'on a conscience de soi et de l'autre, jusqu'à la fin de notre vie, nous sommes dirigés par les actes que nous faisons, qui sont eux mêmes déterminés par nos choix.
Mais d'ou viennent nos choix? De l'expérience, du vécu, et ce vécu nous détermine à son tour, nous défini et fait ce que nous sommes.
Cela est parfois bon, quand ces choix font de nous des hommes meilleurs, ou nous permet de nous rendre compte de nos erreurs. Mais c'est loin d'être toujours le cas. Quelque fois, ces choix nous confortent dans des chemins qui ne sont pas forcément les bon et nous font croire que nous avons réussi. Alors qu'en réalité, ce n'est qu'une illusion. Parfois, notre esprit est si borné que nous croyons ne pas avoir de choix, alors que c'est faux. Ou tout simplement nous ne le voyons pas. Le plus souvent lorsqu'ils sont important, nous prenons conseils auprés de nos proches ou ceux que nous croyons être les plus compétents. Ce qui n'est pas toujours le cas. En fait, une grosse partie de notre vie est déterminé par des variables aléatoires. Ou bien par manque de volonté. Ce qui donne ce que nous connaissons. Nous sommes imparfait, mais nous sommes des hommes. Pourtant, une grande partie d'entre nous aurait pu avoir une autre destinée si leurs choix était différent. Certaines personnes qui ont échoués, auraient réussi, certain criminels seraient devenu homme d'affaire, certains frustrés de la vie aurait trouvé un épanouissement. Tout cela parce qu'à un moment de leur vie, ils n'on pas eu le déclic, ou n'ont tout simplement pas pu faire le bon choix.
existe t-il une solution à ce problème?
Non, mais il est possible de pallier ces difficultés grâce à un conseiller électronique personnalisé, qui sera s'adapter à toute les situation:
- Votre ange gardien électronique veillera sur vous.
Il vous donnera les bon conseils au moment opportun.
- psychologie (Amitié, Amour, sexualité etc)
- santé
- famille
- Jeu
- Finance
- Nutrition (j'avais déjà imaginé pour les supermarché la mise en place d'un lecteur de nutrition, il s'agit de faire son panier en fonction de l'équilibre nutritionnel, et prévoir en conséquence une certaine activité physique, certaines appli de I-phone vont déjà dans ce sens)
- démarches administratives (recherche d'emploi, déclaration d'impôts, placement, bourse, droit)
- conflit
- sciences
- voyages
- astrologie (l'idée est de prendre en compte la subjectivité de l'homme)
- art
- réseau social.
La liste est non exhaustive. Il existera une infinité d'applicatifs, comme il en existe sur tout les téléphones portables, seulement certains d'entre eux seront actifs en fonction du paramétrage de l'IA angel.
Cette IA prendra en compte toute les variables possibles et imaginables, pour vous trouver les meilleurs solutions dans la vie de tout les jours en fonctions des variables connus en temps réelles et vous conseillera. Ce sera à la fois votre ami, votre confident et une prolongation de vous même, votre deuxième conscience.
(J'ai aussi imaginé en rentrant un nombre assez important de donnés de mettre en place un lecteur de pensée = en anticipant par le biais de métadonnés, on aurait alors véritablement une seconde conscience, et la possibilité d'anticipé et de faire d'autres choix). Ainsi, cette IA, grâce à la puissance de l'intelligence collective de la toile mondiale, sera en mesure d'anticiper l'avenir et de lire dans nos pensées.
Il sera aussi nécessaire d'installer un maximum de capteurs et de caméras, afin de détailler au maximum notre attitude afin de pouvoir anticiper et mieux nous conseiller.
En vous prodiguant ces conseils votre ange gardien vous permettra d'évoluer.
- L'idée ici serait de mettre en place une sorte de jeux en points positifs et négatifs en fonctions de vos actions. Le but de votre conseiller étant de vous faire gagner un maximum de points. Il serait aussi possible de faire une mise en commun de ces scores et de faire gagner des prix aux plus valeureux. (le paradis sur terre?), et d'établir une moyenne mondiale qui établira le niveau de conscience, sur une échelle de 1 à 10.
Le but ultime et utopique de cette IA et de faire évoluer l'homme au stade d'ange. In fine si ce produit se développe, il sera potentiellement en mesure de combattre voir même de dépasser google.
 

 

Créé par Noname le 08/04/2016 | Evaluer ce scénario
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11965


Question au gouvernement

 

 

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- Merci, Monsieur le Ministre, dit le Président de l’ Assemblée Nationale. La parole est à Madame Boiron, du groupe « Ecologie d’ avenir ».

Les députés écologistes applaudirent leur collègue qui venaient de se lever.

Béatrice était nerveuse. C’ était la première fois qu’ elle posait une question au gouvernement depuis sa récente élection, il y a trois mois. Bien qu’ elle connaissait par c½ur son discours, elle avait besoin de garder sa feuille au près d’ elle. Elle respira et inspira lentement avant de saisir le micro.

- Monsieur le Président, mes chers collègues, mesdames et messieurs les ministres, monsieur le Premier Ministre... Au siècle dernier, les agriculteurs pouvaient librement planter les semences de leur récolte...

Certains membres de l’ assemblée raillèrent la députée. L’ un d’ entre eux cria « C’ était mieux avant », un autre lança « Vieille France » avant qu’ un dernier ne la traita de « Jeanne Calment ».

La jeune députée ne se laissa pas distraire.

- Puis, avec le développement de l’ industrie agro-alimentaire, sont arrivés les semenciers, entreprises spécialisées dans la fabrication des graines de fruits et légumes. Ces sociétés vendirent leurs produits aux agriculteurs, attestant de la bonne qualité de leurs semences, nées de croisements génétiques astucieusement choisies pour permettre un rendement optimal des récoltes futures.

« Les années passants, ces petites structures devinrent des multinationales et leurs activités se sont diversifiées dans la production de graines potagères ou florales pour les jardiniers amateurs. Mais, petit à petit, les agriculteurs devinrent dépendants d’ eux. Au point qu’ il devenait interdit de planter les graines issues des fruits et légumes précédemment achetés auprès des firmes semencières. Plusieurs agriculteurs américains en ont fait l’ amère expérience en ce début de siècle, il y a vingt ans, en 2007. Ils ont été traînés en justice par la firme Monsanto pour contrefaçon et violation de brevets, alors qu’ ils ne faisaient que procéder à une technique millénaire que tout agriculteur connaît depuis la découverte de l’ agriculture, au temps du Néolithique.

« Retourne là-bas, à la Préhistoire », émit un député avant qu’ un autre ne la compare à Lucy.

- Les seules graines que les agriculteurs doivent utiliser sont celles qui sont certifiées, c’ est à dire fabriquées par les semenciers.

« Il en va de même pour les fruits et légumes que les particuliers peuvent acheter dans les magasins spécialisés. En effet, récemment, un jardinier amateur a été condamné à payer des indemnité à un semencier pour avoir replanté des graines de mimosa issues de son jardin, mais dont la plante avait été acheté dans un magasin spécialisé et qui avait la particularité de résister au froid et au vent frais et sec.

« A cause de cette jurisprudence, l’ Assemblée a voté une loi, il y a trois ans, interdisant aux français de ressemer leurs plantes dans leur jardin. Ceci, mes chers collègues, constitue une violation des libertés individuelles.

Un brouhaha monta soudain dans le camp adverse. Les députés écologistes ainsi que certains collègues proches de leur courant politique soutinrent la députée en répondant à la véhémence du côté opposé de l’ échiquier politique.

Le Président tapa du maillet afin de calmer l’ hémicycle.

- Un peu de calme, s’ il vous plait ! Monsieur Pervenchon, calmez-vous ! … ça vaut pour vous aussi, Madame Lampion ! Chuuuuuuut !

Le volume sonore du tapage diminua petit à petit. Quelques députés continuèrent, cependant, de s’ envoyer des amabilités.

- Laissez parler votre collègue ! Madame Boiron, veuillez poser votre question.
- Je vais le faire, Monsieur le Président.

« Abrèges », hurla un député à son attention.

- Ma question s’ adresse à Monsieur le Premier Ministre. Mais avant de la poser, je voudrais savoir ce que vous répondez à Monsieur Barthelemy, député du parti « Economie et Liberté », qui souhaite que l’ on développe des start-up spécialisées dans la dépollution de l’ air et de la décarbonisation de l’ atmosphère sous prétexte que cela créerait de la croissance ?

« Jusqu’ où ira la course à a croissance économique ? Si, un jour, l’ air devient irrespirable, devrons-nous encourager la création d’ entreprises spécialisées dans la réoxygénation de l’ air ?

Le brouhaha réapparut de l’ autre côté du parlement. Le Président de l’ Assemblée dut réemployer son maillet pour faire respecter le silence.

- Mesdames et Messieurs les députés, calmez-vous !

Certains l’ apostrophèrent pour lui signaler qu’ elle avait largement dépassée son temps de parole.

- Monsieur Perenchon ! S’ il vous plaît !

Lorsqu’ un semblant de sérénité s’ imposa, il demanda à la députée de poser sa question, sans quoi il serait obligé de couper son micro.

- Bien, Monsieur le Président.

Son regard se dirigea vers son interlocuteur principal, qui s’ était retourné, comme s’ il découvrait la question alors que l’ un de ses conseillers avait préparé la réponse quelques heures auparavant.

- Monsieur le Premier Ministre, allez-vous laisser la privatisation du vivant se poursuivre ? Que pensez-vous de l’ autorisation et de l’ obligation par la Commission Européenne de la production et de la vente d’ OGM en Europe ? Si, comme moi, vous souhaitez protéger l’ avenir de nos enfants et sauvegarder notre patrimoine naturel, quelles seront vos propositions dans ce domaine ?

Ses collègues écologistes l’ applaudirent alors que d’ autres la vilipendèrent.

En se rasseyant sur son banc, elle souffla de soulagement. Elle était parvenue à poser ses questions.

Le Président remercia la députée et donna la parole au Premier Ministre.

Ce dernier se leva, sous les applaudissements de la majorité et de quelques ministres.

- Merci, Monsieur le Président ! Madame la députée, en raison des règles régissants les questions au gouvernement, je ne peux vous répondre qu’ à votre question concernant ce que vous appelez « la privatisation du vivant ».

Ce fut au tour des députés de l’ opposition de s’ insurger aux propos du chef du gouvernement. Le député, dont avait fait allusion Béatrice, faisait partie de la majorité. Les députés avaient compris qu’ en refusant de répondre sur ce point, il se défaussait.

Le Président dut de nouveau demander aux députés de se taire.

- Madame Boiron, dit-il en la regardant, j’ aime mes enfants, je souhaite qu’ ils aient un avenir meilleur que le mien et je souhaite également préserver les merveilles du patrimoine naturel français, mais…

Ce dernier mot fit réagir les membres de l’ Opposition, sentant venir un bémol. Des « ah » et des « oui, mais » sortirent de la bouche de certains.

- … mais je ne veux pas, sous couvert de la préservation de l’ environnement, voir la société régresser vers une époque moyenâgeuse.

Certains députés protestèrent.

- Ce que vous désignez comme la privatisation du vivant n’ est autre que la possibilité pour chaque français de consommer des produits sains et sans pesticides.

Les députés écologistes clamèrent leur indignation.

- La décision…

L’ interlocuteur ne put continuer son discours tant le brouhaha devenait assourdissant. Les cris des opposants se mêlèrent à ceux de la majorité qui défendirent le chef du gouvernement.

Le Président dut à nouveau réclamer le silence.

- La décision de la Commission Européenne, reprit le Premier Ministre après que le calme fut revenu, n’ est que la suite logique des avancées scientifiques dans le domaine agricole.

Nouvelles protestations de l’ Opposition.

- Cela dit… cela dit, madame la députée, je regrette que la Commission ait imposée la commercialisation des OGM. Car, pour moi, la Liberté doit être la voie vers laquelle toute société devrait atteindre, et non la contrainte.

Les applaudissements des députés de la majorité couvrirent les objections de l’ opposition.

- C’ est pourquoi, le Président de la République a rencontré plusieurs chefs d’ Etat européens afin d’ inciter la Commission de Bruxelles à retirer la partie obligatoire de la décision afin de permettre aux Etats de décider du niveau d’ autorisation des Organismes Génétiquement Modifiés sur leur propre territoire.

Les applaudissements redoublèrent.

- Madame Boiron, je ne crois pas, contrairement à vous, que la Décroissance puisse être une solution. Elle serait, au contraire, responsable du chômage et de la pauvreté future dans notre pays !

Son ton monta d’ un cran. Il s’ agissait d’ une stratégie de communication afin de montrer sa détermination.

- Je crois plutôt aux bienfaits de la croissance verte, aux bienfaits du développement des énergies renouvelables dans la production d’ électricité, aux bienfaits de la réutilisation des algues vertes en tant qu’ engrais pour l’ Agriculture ou comme source d’ énergie électrique, aux bienfaits de l’ innovation dans les nouveaux véhicules utilisant les énergies renouvelables…

Les huées des contestataires ne parvinrent pas à couvrir son discours. Le quatrième personnage de l’ Etat se chargea une nouvelle fois d’ intervenir en demandant le silence.

- Monsieur le Premier Ministre, interpella-t-il après une accalmie, pouvez-vous terminer votre réponse, s’ il vous plaît ! ?
- Je terminerais en précisant que si le Conseil Constitutionnel démontre que l’ interdiction de replanter les graines issues de plantes préalablement achetées constituent une entrave au principe fondamental de la liberté individuelle, alors le gouvernement agira dans l’ intérêt des français.

Il se tourna soudain vers les députés qui ne comprenaient pas pourquoi il fallait attendre l’ avis du Conseil Constitutionnel pour agir.

- J’ aimerais rappeler que cette loi a été votée alors que certains élus écologistes étaient au gouvernement. Et à cette époque, aucun de vous n’ avez saisies le Conseil Constitutionnel !

« Je trouve cela un peu déplacé d’ accuser un gouvernement des actes dont vous êtes vous-mêmes responsables !

Le Premier Ministre abaissa son micro et reprit sa place sous les applaudissements de la majorité dont les membres se levèrent en son hommage contrairement à ceux de l’ Opposition qui le conspuaient.

Le Président de l’ Assemblée Nationale remercia le Premier Ministre et annonça à l’ assemblée une suspension de séance.

Dans les rangs des écologistes, certains regrettaient l’ époque où le parti faisait partie intégrante d’ un camp politique. Depuis quelques années, les écologistes avaient évolué dans la sphère politique. Ils avaient compris qu’ il ne fallait faire partie ni de la droite, ni de la gauche de l’ échiquier politique. Il fallait être partout et nulle part à la fois.

Les faibles avancées des ministres écologistes, les nombreuses entorses de leurs alliés politiques concernant, notamment, la transition énergétique et les départs de certains membres du parti, soit pour désaccord sur la ligne politique, soit par ambition personnelle, leur avaient coûté beaucoup de voix lors des élections précédentes.

Désormais, ils utilisaient la stratégie de l’ indépendance - que certains appelèrent « la stratégie de Nicolas Hulot » - : ne jamais entrer dans un gouvernement, mais insuffler insidieusement les idées écologistes dans l’ ensemble de la classe politique.

En sortant de l’ hémicycle, Béatrice, qui était également Présidente du parti, se convainquit qu’ en maintenant cette stratégie, ils n’ auraient plus à subir ce genre de campagne de décrédibilisation du fait des erreurs gouvernementales du passé d’ ici quelques décennies. Il suffisait de s’ armer de patience.

Concernant l’ avancée des idées, l’ augmentation de la part de l’ éco-responsabilité dans l’ agriculture avec le développement de l’ agriculture biologique, de l’ agroécologie et de la permaculture lui permirent de penser que leurs idées auraient plus de poids à l’ avenir. Les lobbies allaient évoluer et les désirs de l’ électorat également, forçant les élus à changer leur position. Tous ces changements viendraient petit à petit, mais seul le long terme comptait à ses yeux.
 

 

Créé par Schopen le 30/03/2016 | Evaluer ce scénario
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11964


Une scène de la vie d'entreprise dans un futur relatif

 

 

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Un homme au crâne poli analyse les résultats des ventes du mois dernier. Patrick est chef d’ entreprise. Il dirige une société fabriquant divers outils de bricolage. Les chiffres qu’ il découvre sont moins mauvais qu’ il ne l’ a imaginé. Est-ce le résultat d’ un retournement de conjoncture économique ? Une communication plus efficace ? Une prouesse des vendeurs ? Il lui semble trop tôt pour en déduire quoi que ce soit.

Alors qu’ il vérifie certains chiffres, une alerte résonne doucement dans son crâne. Il n’ y prend pas garde et continue sa lecture.

Trente seconde plus tard, une autre alerte se fait entendre. Il n’ a pas le temps de s'occuper des deux messages qui sont apparus et s’ agace d’ être dérangé ainsi. Bientôt, d’ autres alertes font leur apparition. Il commence à regretter d’ avoir investi dans les implants.

Il y a 50 ans, une avancée majeure dans la nanotechnologie a permis d’ implanter facilement, sans intervention chirurgicale, n’ importe quel implant, médicament ou matériel biologique dans une ou plusieurs zones précises du corps. Une simple injection dans le sang suffit à l’ implantation. La nanomachine se loge ensuite dans la zone souhaitée pour y introduire le produit désiré.

30 ans plus tard, les premiers implants cérébraux connectés, voués à remplacer les bons vieux smartphones, sont sortis des usines de la firme « Google ». Très vite, les entreprises de télécommunication ont sorti leurs modèles. Par la simple pensée, on peut consulter ses courriels et ses messages dans les réseaux sociaux, appeler un ami ou faire une recherche Internet. Selon la volonté de l’ utilisateur, les images et vidéos peuvent soit être vues en panoramique en fermant simplement les yeux (certaines personnes ont ainsi l’ impression que les paupières servent d’ écran sur lequel le film se projette), soit n’ être observables que sur un oeil. Certains paramètrent même la vision d’ une vidéo en vue panoramique, horizontalement. Le bas de la vision projette la vidéo, le haut, ce qu’ ils peuvent voir dans la réalité. Cette dernière fonction a disparu des nouvelles versions des applications de l’ implant, jugée trop dangereuse dans la vie de tous les jours et perturbant à terme les nerfs optiques.

Il y a trois mois, Patrick a annoncé à ses collaborateurs qu’ ils bénéficieraient de l’ application « direct pro » que toute entreprise moderne digne de ce nom possède. Cette application s’ installe sans difficulté dans les implants de chacun. Elle permet aux membres du personnel de communiquer rapidement par la pensée, sans interférences par des utilisateurs extérieurs à l’ entreprise. Elle permet également à un employeur d’ être averti en temps réel des demandes d’ entretien par un de ses collaborateurs, des rendez-vous demandés par un client ou des dysfonctionnements internes. A chacun de ces dysfonctionnements, un message est envoyé à l’ implant du dirigeant. Chacun peut choisir la musique ou le son qui sert d’ alerte sonore. Patrick a choisi une scène du film Taxi dans laquelle le commissaire Gibert crie son célèbre « ALERTE GENERAAAAAAAL !  ».

Dans les minutes qui ont suivi, le nombre « d’ alerte général » l’ empêchent de se concentrer. Il pense à couper la communication. Le silence revient, salvateur.

30 minutes plus tard, sa lecture et son analyse terminées, il reconnecte son implant et lit les messages qui lui sont arrivés. Une vingtaine se sont manifestés cette dernière demi-heure. 18 concernent des dysfonctionnements, un concerne une demande de rendez-vous d’ un client et un dernier message vient de son assistante lui rappelant la venue dans l’ heure qui vient du directeur général d’ une franchise d’ un grand magasin de bricolage.

En ouvrant le premier message d’ alerte, il tombe sur une vidéo à vue subjective d’ un cadre demandant à son collaborateur de demander à l’ agent d’ accueil de régler un problème informatique. Patrick sait que cette directive est mauvaise et constitue un dysfonctionnement dans la procédure. Les problèmes informatiques ont été gérés par l’ agent d’ accueil durant 5 ans jusqu’ à l’ embauche d’ un jeune en contrat aidé, il y a deux semaines. Le cadre en question est resté sur ses anciens réflexes. Il rédige une recommandation par la pensée afin de régler le problème et l’ envoie au cadre fautif.

Au fur et à mesure qu’ il consulte les messages et compulse des recommandations, d’ autres alertes font leur apparition, toutes des alertes de dysfonctionnements. Au total, une quarantaine d’ entre eux ont eu lieu en moins d’ une heure.

Agacé, il convoque le cadre qui est responsable de la moitié des dysfonctionnements.

A l’ autre bout de l’ immeuble, le gestionnaire échange avec un comptable du projet d’ installation d’ une application téléchargeable sur l’ implant permettant de calculer instantanément plusieurs opérations comptables à la seconde. Les applications comptables actuelles ne permettent de ne faire qu’ une seule opération à la fois. Il suffit de penser aux chiffres que l’ on a sous les yeux en faisant mentalement l’ opération et l’ application, qui n’ est en fait qu’ une calculatrice virtuelle, donne instantanément le résultat. Avec cette nouvelle application, une simple lecture de l’ ensemble d’ un tableau comptable permet de calculer instantanément le résultat final.

Soudain, le gestionnaire entend dans son crâne la chanson des charlots « Merci patron ». Il arrête son entretien, demande au comptable de réfléchir à sa proposition et quitte son bureau en même temps que son collaborateur.

Au bout d’ une minute de marche, les couloirs du bâtiment sont immenses, il toque à la porte du dirigeant, nerveux.

- Entre, Benoit, entre, répond Patrick.

Le cadre s’ installe en face de son supérieur. Ce dernier semble réfléchir. Il est en réalité en train de rédiger une note de service, qu’ il envoie ensuite à son assistante pour diffusion à l’ ensemble du personnel. La tâche terminée, il déconnecte la communication.

- Tu es déconnecté ?

Le gestionnaire regarde sur sa gauche un instant avant de rediriger son regard vers son vis-à-vis.

- C’ est fait, répond-il.
- Bien. Maintenant que nous sommes tranquilles, nous allons pouvoir régler ensemble les différents problèmes que j’ ai remarqué depuis quelques heures…

Sans s’ énerver, le dirigeant fait la liste des mauvaises décisions prises par le cadre, il lui rappelle ensuite la procédure pour chacune des tâches et finit par lui rappeler la philosophie qui doit lui dicter les bonnes décisions à prendre.

- Pour cette fois, je passe l’ éponge, indique le chef d’ entreprise. Mais si tu m’ obliges à te convoquer à nouveau pour cela, ce sera un avertissement direct. Nous sommes d’ accord ?
- Oui, tout à fait.
- Bien.

La voix d’ Yves Montand résonne soudain dans la tête de Patrick. Il s’ agit d’ une scène du film « La folie des grandeurs » durant laquelle le valet de Louis De Funès tente de réveiller son patron en remuant des pièces d’ or tout en répétant « Il est l’ oooooor, mon seignoooooor ». Son assistante a utilisé la fonction appel d’ urgence afin qu’ il soit prévenu, malgré la mise en veille de son implant.

- Je dois te laisser. M. Bertranne est arrivé.

Le gestionnaire se lève prestement, il ne veut pour rien au monde rester une minute de plus pour se faire tirer les oreilles.

Après avoir salué son collaborateur, Patrick reste seul dans son bureau. Il informe son assistante par la pensée qu’ il viendra accueillir son client dans une minute.

L’ entrepreneur déconnecte son implant. Il a besoin de se retrouver seul, face à lui-même. Il repense aux formidables gains de productivité engendrés grâce à l’ arrivée de l’ implant, trente ans plus tôt. Le travail peut être accompli à la vitesse de la pensée et jamais l’ Homme n’ a eu autant de réactivité potentielle, concurrençant même les robots récemment entrés dans le marché du travail.

Malheureusement, cette technologie a son lot de nocivité. Le fait d’ être connecté 24h/24 est mauvais pour la santé mentale. Il se souvient d’ une étude démontrant le lien entre l’ introduction de l’ implant et l’ augmentation inquiétante des burn-out depuis les dernières décennies. Cette proportion est, d’ ailleurs, supérieure à celle qui a été révélée à l’ époque des smartphones, période durant laquelle est née le terme de burn-out, qui désigne le syndrome d’ épuisement professionnel, le différenciant ainsi de la simple dépression. Il dut reconnaître qu’ il lui arrive de temps en temps de couper la télécommunication afin de maintenir un certain équilibre avec sa vie privée.

Il a lu récemment une autre étude faite, cette fois-ci, sur les dangers des ondes électro-magnétiques des implants sur le cerveau. Les chercheurs ont remarqué que le nombre d’ apparition des tumeurs a dangereusement augmenté ces 20 dernières années. Malgré le fait que les progrès phénoménaux dans la recherche médicale ont permis de guérir 90% des malades du cancer du cerveau, les médecins réclament que l’ on change de technologie, voir que l’ on mette fin à l’ utilisation des implants. Ils estiment que la quasi-totalité des cas auraient pu être évité sans les implants. Pour des raisons de santé publique, certains médecins essayent de faire pression sur le Ministre de la santé afin qu’ il interdise l’ utilisation de cette technologie.

Jusqu’ à présent, les pouvoirs publics n’ ont pas bougé le petit doigt en raison des conséquences économiques non négligeables et en raison du fait que seul 1% des utilisateurs des implants développent une tumeur cancéreuse. Une troisième raison, la plus importante pour les politiciens, est que 60% des français ne veulent pas se séparer de leur outil de télécommunication préféré.

Le cri du commissaire Gibert le sort de ses pensées. Il se décide à sortir de son bureau.

Avant de retrouver son client à la cafétéria, accompagné de son assistante, il songe qu’ avec une seule chance sur cent de devenir gravement malade, il peut se permettre de continuer ainsi.

Le sourire radieux de son client achève de le convaincre qu’ il a raison.
 

 

Créé par Schopen le 29/03/2016 | Evaluer ce scénario
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11963


L'oracle économique

 

 

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Trente ans avaient passé depuis le retour de son ex-mari. Elle observait, distraitement, les photos de famille sur sa tablette holographique.

Quelques semaines après avoir quitté la maison d'arrêt, elle avait passé le nouvel an avec son fils et José. Ce dernier était devenu un membre à part entière de sa "famille".

Cinq ans plus tard, la société « Oracle MAQV & J » (initiales des prénoms de son arrière grand-tante, de son grand-père, de son père, d'elle-même et de l'informaticien) devint l'institut incontournable pour les projections économiques. La start-up n'était pas prise au sérieuse par les pouvoirs publics qui préféraient consulter les instituts statistiques et économiques classiques. A l'époque, les principaux clients de la start-up étaient des entreprises de tout secteur d’ activité ainsi que quelques gros porteurs en bourse. Mais la donne allait changer lorsque, profitant d'une prévision de krach boursier qui allait se dérouler deux ans plus tard, elle créa un groupe d'influence par le biais de conseillers des cabinets ministériels de l'économie et des finances publiques ainsi que par ceux du Premier Ministre et du Président de la République. Ainsi, elle pensait faire connaître son entreprise du gouvernement français sans prendre le risque d'engendrer une prophétie autoréalisatrice en lançant une alerte médiatique.

Durant les deux ans avant la crise financière, elle tenta de pousser les pouvoirs publics à prendre des mesures anticipant la forte chute des marchés à venir. Pendant ce temps-là, et afin de limiter la précipitation du krach, elle conseilla à ses clients boursicoteurs de ne vendre leurs actions que le jour j, quelques minutes avant la prévision de la chute des cours. Quant aux entreprises-clientes, elles purent anticiper la baisse de leurs recettes financières et des ventes qui allaient en suivre en limitant leurs investissements et en augmentant leur épargne.

Quelques mois après la castastrophe financière, Valérie fut invitée à Bercy par le ministre de l'Economie. Ce dernier était intrigué par l'exactitude des prévisions de la start-up. Elle refusa de lui révéler le secret des projections économiques, mais formula le souhait de travailler avec les pouvoirs publics. Le ministre lui promit d'y réfléchir. Cinq mois plus tard, les élections présidentielles, puis législatives, donnèrent le pouvoir à l'opposition. L'équipe de Valérie dut reprendre le travail de lobbying auprès des nouveaux conseillers. Trois ans plus tard, le chef de cabinet du ministre des Finances publiques la reçut, lui promettant de la recontacter avant que le nouveau ministre, nommé après un remaniement, ne la rencontrât à son tour pour, finalement, signer une convention entre Oracle MAQV & J et le Ministère des Finances un an plus tard. Fort heureusement, l'alternance politique qui eut lieu après les élections ne remit pas en cause cette convention étant donné que certains contacts, qui étaient conseillers lors de la dernière législature, étaient devenus chefs de cabinets des ministères des finances et de l'économie et que le Premier Ministre était le ministre de l’ Economie qui l'avait reçu 6 ans auparavant.

Petit à petit,  « l'Oracle », comme on l'appelait à Bercy, devint incontournable et obtint même l'exclusivité auprès de l'Etat français. Seules quelques collectivités territoriales purent faire appel à leur service.

L'utilité publique de la désormais institut de référence fut démontrée lors d'une crise majeure qui avait été prévue par l'Oracle. Peu de temps après l'annonce de la dépression économique par l’ institut, et alors que la croissance, qui était à son paroxysme, semblait inébranlable, les pouvoirs publics firent des économies budgétaires. Peu de temps avant l’ arrivée de la crise, ils lancèrent un vaste programme de relance économique en augmentant les dépenses sociales et d’ investissements et en allégeant la fiscalité des entreprises. Lors de l’ arrivée de la crise, la France fut l’ un des seuls pays à connaître une dépression économique limitée, voir inexistante, grâce aux effets dynamiques de la politique budgétaire.

Ainsi, lors de la fin du cycle de crise, la France fut reconnu comme le pays ayant le mieux géré la grande crise économique qui avait touchée la planète. Avec un endettement redevenu proche de son niveau d’ avant-crise, une croissance économique assez forte (dont la moyenne se situait aux alentours de 2% durant la crise) et une augmentation de chômage limitée redevenue à son niveau d’ avant-crise (à 0, 2% près), l’ Hexagone était le meilleur élève de l’ UE devant l’ Allemagne.

Par cette réussite, Valérie fut décorée de la légion d’ honneur par le Président de la République. Elle reçut par la suite diverses propositions par des institutions économiques telles le FMI, puis politiques afin de devenir députée ou ministre. Elle déclina toutes les offres, souhaitant simplement poursuivre le rêve de ses aïeuls.

Il y a quelques mois cependant, elle accepta d’ évoluer dans sa carrière et accepta un poste qu’ elle jugea prestigieux. Ce poste lui semblait cohérent avec son parcours et lui permettrait de prodiguer ses conseils au niveau européen.

Alors que Valérie lisait un article sur les avancées de la terraformation sur Mars – son intérêt pour la biologie environnementale ne l’ avait pas quitté malgré son succès dans le monde économico-social – elle reçut un appel sur sa montre connectée. Elle frôla son poignet avant qu’ un smartphone n’ apparût holographiquement le long de sa main qu’ elle porta, finalement, à son oreille.

C’ était son assistante.

- Toute est prêt pour la conférence de ce soir, annonça-t-elle. Il ne manque plus que vous.
- Dites aux autres intervenants que j’ arrive dans dix minutes, demanda Valérie.
- Très bien, Madame la Présidente.

Après avoir raccrochée, Valérie termina la lecture de son article. Elle ressentit par la suite le besoin de revoir des photos de son enfance. Des clichés de la maison où avait vécu ses grands-parents et son père défilèrent à l’ écran. Elle se souvenait de ces lieux lors des vacances d’ hiver et d’ été. La demeure faisait partie de son héritage lorsqu’ elle avait perdu ses parents. Elle avait été obligée de la vendre pour financer ses études avant de trouver les fonds nécessaires grâce à l’ invention de José. Elle eut récemment le bonheur de l’ avoir rachetée.

Elle rechercha ensuite les photographies de son vieil ami. Ce dernier avait juste eu le temps de voir la société tant désirée par son père voir le jour avant de succomber à un cancer foudroyant. Il avait refusé d’ être son associé, se jugeant trop vieux pour diriger une entreprise. Depuis le début où son grand-père lui avait fait part de son projet, il avait toujours vu l’ intérêt général avant le sien. Le fait de contribuer à l’ amélioration de la société par ses compétences techniques suffisait à son bonheur.

Après avoir séchée ses larmes en repensant au grand humaniste que le monde avait perdu, elle ferma son application, laissant apparaître le logo de l’ Observatoire Français des Conjonctures Economiques.

Elle devait animée une conférence sur les applications possibles et les intérêts économiques de la transformation de l’ environnement naturel de la planète Mars sur Terre. Elle ne manquerait ce rendez-vous pour rien au monde.
 

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Créé par Schopen le 24/03/2016 en réponse au scénario 11959 | Evaluer ce scénario
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11962


Sous l'océan

 

 

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C'était un jour comme les autres. Mara nageait sur Su. Même y vivant depuis 16 ans, elle s'emmerveille chaque jour en voyant la beauté de cette planète d'eau au Milieu de la Galaxie Comète, appelée autrefois "Terre". Cette eau la recouvrant étant plus bleu que le ciel dégagé recèle de nombreuses créatures plus impréssionnantes les unes que les autres.
Mara, quand à elle, est une jeune fille curieuse, solitaire et pensive. Elle s'aventure dans les fins Fonds de Su pour en découvrire sa richesse bien que son père l'en défend. Il est très protecteur et, bien que les Serea peuvent respirer Sous l'eau, il craint que le pire ne se produise. L'ayant vu se rendre dans les profondeurs il y a quelques jours, il lui a formellement interdit d'y retourner.
Sa curiosité étant tellement décuplé, elle décide par la Suite d'explorer la Surface sans que son père ne le Sache.
Mara n'est pas comme les autres. Elle se préocuppe plus découvrir de quoi le monde est fait alors que les autres redoutent les créatures incunnues ne pouvant faire qu'une bouchée d'elle.
Les Serea ont la capacité de nager plus vite grâce à leurs pieds et leurs main parlmées.

Actuellement, elle s'éloigne de chez elle en faisant croire à son père qu'elle se rend à Ipaka, une grande ville près de la sienne. Étant à distance suffisante pour que son père ne puisse plus la voir, elle remonta vers la Surface Avec la détermination de découvrir les soit disant " danger de la Surface" Avec prudense. L'eau étant tellement Claire qu'elle aurait le temps de s'enfuire en voyant quelqu'un ou quelque Chose s'approcher d'elle. L'air n'avait jamais effleuré son Corps. Tout d'abord, elle décide d'émerger sa main. Voyant que son doigt ne ressentait rien d'étrange, elle sortir sa main entière. Avec émerveillement, elle Remarque que sa main palmée perd la fine peau reliant chaque dois. En replongeant sa main, tout est revenu à la normale. Mara descend à la recherche d'un cristal. En remontant, elle émerge sa tête et regarde son reflet dans la pierre. Avec stupeur, son Teint bleuté vire au blanc, ses orreilles pointues s'arrondient et ses bronchies sur son cou disparaissent. Elle resprire désormais Avec son nez et sa bouche. Appeurée, elle retourne dans l'eau et essaie de reprendre ses Esprits. Elle tente à nouveau l'expérience et Remarque exactement les mêmes effets.
Regardant au loin, elle essaie de s'habituer à la nouvelle façon qu'elle a de respirer. "Pourquoi nous avoir toujours interdit de remonter? " Voilà une question sans réponse. Du moins pour le Moment.

Scrutant l'horizon, elle voit une forme dépasser. Curieuse comme elle est, elle ne peut pas ignorer un mystère tel que celui-ci.

Elle s'approche de plus en plus et Remarque et voit que c'est une personne. " Pourquoi est-elle là? " Elle s'enthousiasme en pensant pouvoir enfin se faire une amie. Étant à la Surface, elle doit être curieuse comme elle. Étant plus proche, elle peut désormais affirmer que c'est un garçon. Comme elle l'avais découvert plus tôt, il est pâle et ses mains et ses pieds ne sont pas parlmés. Sentant une présence, il ouvre ses yeux. Son regard bleu d'acier se plonge dans les yeux vert emmeraude.
 

 

Créé par Mara le 23/03/2016 | Evaluer ce scénario
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A la recherche de la prévision parfaite

 

 

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Dans les jours qui suivirent, il retrouva l’ ordinateur de son père, une tour avec un écran plat. Estimant l’ engin trop encombrant, il copia le logiciel sur une clé USB et l’ installa sur son propre ordinateur portable. L’ interface graphique du programme était des plus austères. Il fallait entrer des paramètres dans des champs intitulés par des lettres. Il lui fallut plusieurs jours de recherches dans les notes de son père pour comprendre à quoi cela correspondait. Chaque champ principal ou parent correspondait à un ensemble (Economie, Société, Science, Technologie, Politique), plusieurs champs enfants reliaient chaque champ principal.

L’ Economie se décomposait ainsi: Finance, Industrie, Service, Agriculture, Economie quaternaire.

La Société comprenait les évolutions dans les domaines de la Démographie, la Sociologie, la Psychologie, la Philosophie, la Culture, l’ Histoire.

L’ ensemble Science comprenait toutes les découvertes faites dans des domaines variés tels que les Mathématiques, la Chimie, la Physique, la Biologie, la Mécanique, l'Optique, la Médecine, l'Astronomie, l'Archéologie, etc.

La Technologie désignait les applications des découvertes scientifiques dans l’ économie réelle et virtuelle. Les champs enfants reprenaient ceux des trois autres champs parents.

La Politique se divisait en régimes politiques: Monarchie, République, Démocratie, Fascisme, Théocratie-Hiérocratie, Anarchie, Despotisme.

Les sous-catégories des cinq grands ensembles étaient eux-mêmes divisés en sous-catégories, etc. Chaque sous-ensemble était accompagné d’ un code sous forme de lettres parfois accompagnées de chiffres. Chaque indicateur et information récolté par le logiciel-pisteur pouvait être converti en chiffres et donné le niveau d’ une sous-catégorie. Ce travail de calcul était réalisé par le logiciel de projection économique. Par exemple, si le CAC40 avait évolué de 2% tel jour et avait atteint 4450 points, le logiciel récupérait ces informations, les convertissait en données, ce qui révélait le niveau du champ « CAC40 » transformant le champ « Bourse » faisant évolué lui-même le champ « Finance » relié au champ parent « Economie ». Le niveau du champ Economie variait ainsi imperceptiblement. Si le nouvel indicateur est une information ou un événement, par exemple « victoire des conservateurs aux élections américaines », cette nouvelle est convertie par le logiciel de projection en chiffre dans le champ « Parti politique » faisant évolué le champ parent « Démocratie américaine », puis le champ « Démocratie » avant de faire bougé de manière imperceptible le champ « Politique ».

L’ ensemble des cinq grandes catégories alimentaient le champ parent principal se prénommant « Projection économique ».

Quentin comprit que les chiffres dans ce champ désignaient le niveau total d’ un seul type de projection, celle de l’ Economie mondiale. Or, s’ il avait bien compris les explications de son père, sa grand-tante cherchait à prévoir aussi bien l’ ensemble que le particulier, le court comme le long terme. Ce que proposait le logiciel était une information limitée. Le chiffre, ou niveau, que donnait le programme, après déchiffrage et interprétation, ne permettait de ne se projeter que dans le court terme et de manière uniquement global. Bien qu’ il n’ était pas mathématicien comme son père, il se sentait capable de rechercher un nouveau mode de calcul ou un nouveau champ enfant ou parent à insérer dans le calcul global. Son travail en tant qu’ astrophysicien lui permettait d’ envisager les choses dans leur ensemble et à étudier les systèmes complexes. Ce genre de défi lui convenait totalement. A croire que le goût des énigmes est un atavisme, pensa-t-il.

Durant les années qui suivirent, il s’ efforça de trouver la variable manquante, étudiant dans le même temps les notes de son père et de sa grand-tante. Ce temps de recherche et d’ étude lui permit de constater l’ efficacité du logiciel. Sur un an, l’ écart entre la croissance mondiale effective et celle calculée par l’ ordinateur un an plus tôt était de 0, 00001%. Si cette marge d’ erreur aurait satisfait n’ importe quel institut statistique, elle était trop grande pour Quentin. Sur une décennie, avec l’ effet papillon et domino, cet écart pouvait aller jusqu’ à 0, 1% et l’ erreur pouvait même monter à 90% sur un siècle.

Lors de ses moments de découragements, il abandonnait ses recherches, préférant passé du temps avec sa femme et sa fille. Tout comme son père avant lui, il ne passait plus d’ une ou deux heures par jour à la recherche de l’ algorithme parfait.

Un jour, il retrouva la trace de l’ ami informaticien de son père, celui qui avait créé le logiciel-pisteur et le logiciel de projection économique. A force de persuasion, il parvint à le convaincre d’ améliorer le logiciel en rajoutant des projections sur du long terme et de varier les types de projections. L’ idée était d’ ajouter aux projections économiques globales, des projections par pays et, pourquoi, obtenir des projections sociales, politiques, scientifiques et technologiques. L’ homme accepta le projet, finalement ravi d’ aider le fils de son ami et d’ avoir trouvé un moyen d’ égayer sa vie de retraité.

Au fil du temps, le logiciel améliora ses performances. L’ interface graphique était plus intuitif, les nouveaux indices de projections pouvaient être sélectionnées selon le pays souhaité, selon le nombre d’ années souhaitées (sur 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, etc). En revanche, s’ il était possible d’ avoir une projection sur un autre domaine (Economie, Société, etc) révélant ainsi qu’ il a aura un changement à une période donnée, il était impossible de savoir avec certitude la nature de ce changement. Il était en effet impossible de prévoir quelle nouvelle technologie allait être crée, ni qu’ elle découverte scientifique, ni même quelle décision politique aurait fait évoluer la société, tout juste saurait-on si cela sera positif ou non. Seul le domaine Politique pourrait être plus facilement interprétable. On saurait si un Etat se dirigerait vers un régime politique donnant plus ou moins de liberté.

Grâce aux cours de José, l’ ami informaticien de son père, Quentin rajouta de nouveaux champs qui rétrécirent davantage la marge d’ erreur de projection. Désormais, une projection sur un an avait un écart de 0, 110%, soit une marge d’ erreur de 50% sur un siècle.

Puis, tout comme son père, une lumière jaillit de son esprit alors qu’ il lisait deux articles, l’ un sur un barrage qui a cédé au Brésil, libérant des quantités phénoménales d’ arsenic et d’ autres métaux lourds dans l’ un des plus grand fleuve du pays, et l’ autre sur une vidéo publiée par la NASA, montrant l’ influence des courants marins et aériens dans l’ ensemble du globe terrestre. Il venait de découvrir le 6ème grand ensemble qu’ il manquait pour prévoir la venue des papillons mettant en péril toute prévision: l’ environnement.

Il se souvint d’ un article de Science et Vie datant de janvier 2016 expliquant que trois spécialistes de l’ économie de l’ environnement avait découvert la température optimale pour l’ économie. Il s’ agirait d’ une loi universelle démontrant que la productivité d’ un pays dépendrait de son climat. Selon les données historiques, un pays atteindrait le maximum de sa productivité avec une température moyenne annuelle de 13°c. En dessous et au-dessus de cette température, la productivité baisserait. A l’ époque, il n’ y avait pas prêté attention, étant donné qu’ il venait de perdre sa mère. Mais aujourd’ hui, cela tombait sous le sens.

Il s’ empressa d’ imaginer les sous-catégories de ce nouveau grand domaine. L’ Environnement serait décomposé ainsi: Climat, Ressources Naturelles et Energie, Ecosystèmes, Pollution.

Sitôt ces nouveaux paramètres notés, il créa les champs avec l’ aide de José. Ces nouvelles données rétrécirent, de manière drastique, la marge d’ erreur sur un an à 0, 1100%, ramenant ainsi la marge d’ erreur sur un siècle à 10%.

La prise en compte des changements environnementaux lui permit de mieux comprendre les changements brusques de phases économiques sur le long terme.

La création régulière de nouveaux champs dans le domaine Environnement finit par rendre les prévisions presqu’ exactes avec une marge d’ erreur sur un an de l’ ordre de 0, 11000%. La marge d’ erreur sur un siècle passait à 1%.

Depuis 15 ans qu’ il était parti dans cette quête, il commençait à penser que l’ algorithme parfait ne pouvait pas exister. Une marge d’ erreur existerait toujours, même si elle était infinitésimale. Il estimait qu’ 1% d’ erreur sur un siècle était le plus petit écart qu’ il pouvait trouver. En s’ amusant à trouver la marge d’ erreur sur un millénaire, il découvrit qu’ elle passait à près de 99, 99%, ce qui était loin d’ être précis. Il continuerait donc à chercher l’ exactitude parfaite, même s’ il avait le sentiment d’ avoir atteint son but.

Une question commençait à le tarauder. Qu’ allait-il faire de cette technologie une fois qu’ il estimerait qu’ elle serait bonne à être utiliser ? Déposerait-il un brevet qu’ il vendrait ensuite au plus offrant ? Créerait-il une start-up et proposerait-il ses services en tant que prévisionniste en économie, science ou autre pour des entreprises privées, publiques ou pour des Etats ? Il chassa une idée furtive d’ utiliser les talents de la machine pour prévoir les évolutions de la Bourse et s’ enrichir. Cela serait non seulement malhonnête et risquerait de bousculer les prévisions. Tout enrichissement grâce aux prévisions risqueraient de créer de nouveaux papillons et faire basculer les phases économiques de manières chaotiques.

Il finit pas se donner un objectif: Atteindre une marge d’ erreur de 50 % sur un millénaire, ce qui ramènerait celle-ci à 0, 110% sur un siècle. Ainsi, ses prévisions sur les prochaines décennies seraient exactes, bien qu’ un ou deux papillons aux conséquences marginales pourraient toujours échapper à la machine. Lorsqu’ il aura créé sa start-up, son équipe aura comme principal tâche de trouver et rajouter continuellement de nouveaux champs en compléments afin de s’ approcher toujours plus près de la prévision parfaite.

En attendant, il devait rendre visite à José pour lui soumettre sa dernière idée qui, à coup sûr, allait encore réduire le goulot d’ étranglement de la marge d’ erreur: créer un module d’ apprentissage au logiciel afin qu’ il puisse repérer, dans les corrélations historiques anciennes et récentes, les conditions de naissance des papillons et ainsi les prévoir dans le court, moyen et long terme…
 

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Créé par Schopen le 09/03/2016 en réponse au scénario 11955 | Evaluer ce scénario
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11955


Equation de projection économique

 

 

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Quentin entra dans la maison familiale. Il reconnut le parfum d’ arômes fruités de son enfance. En ouvrant les volets, il reconnut la verdure du jardin et l’ éclat du soleil à proximité d’ un gigantesque sapin - le sapin du jardin - au milieu du ciel bleu. Un merle venait de quitter l’ arbre gigantesque pour se poser sur l’ herbe à la recherche d’ un hypothétique vers grouillant au sol.

Il se retourna vers l’ intérieur et observa les alentours.

Sa mère était décédée depuis quelques semaines. Le notaire lui avait annoncé qu’ il héritait de sa maison entourée de mille mètres carrés de terrain dans l’ extrême ouest de la France. En arpentant les pièces de la demeure, qui pour chacune évoquait une multitude de souvenirs, il se demandait s’ il pouvait continuer de l’ entretenir, lui qui travaillait à Paris, à plus de 600 kilomètres de là. Il viendrait sûrement s’ y rendre durant ses congés et tenterait même d’ y venir durant les longs week-end de ponts.

Alors qu’ il arrivait au grenier, il reconnut certains jouets et objets de ses grands-parents et arrières-grands-parents. Ces choses d’ un autre siècle l’ avaient toujours fascinées.

Après une demi-heure de recherches, sans autre but que de faire resurgir des moments heureux de son passé, il découvrit une épaisse chemise à sangle dont les inscriptions sur l’ étiquette de la page de garde était en partie effacée. Il lut « L’ é… ation ultim… pro… ectio… économi… ues ». Il lui semblait n’ avoir jamais vu ce classeur jusqu’ à ce jour. En déliant la sangle qui reliait le porte-document, il vit plusieurs pages sur lesquelles étaient collés des bouts d’ articles relatant certaines informations liées à l’ économie mondiale. En haut d’ une page était inscrit: « Indicateurs 09/07 ». Les articles liés à cette page reprenaient certaines phrases, voir uniquement certains chiffres collées les uns à côté des autres et reliés entre eux par des flèches tracées au crayon de papier.

En explorant davantage le classeur, il découvrit un plan, une sorte de mip-mapping, indiquant des indicateurs économiques reliés à des grands ensemble nommés « expansion économique » et « récession économique » qui eux-mêmes étaient reliés à des découvertes scientifiques, avancées technologiques, des changements politiques et sociétales. Sur d’ autres pages, ces mutations économico-scientifico-politico-sociales semblaient être appliquées à l’ Histoire des peuples mondiaux sur plusieurs décennies, siècles et millénaires.

Il ne comprenait pas quelles étaient les raisons de toutes ces collectes d’ informations et de tous ces croquis. En revenant sur la première page, il aperçut quelques chose collée sur le revers en carton de la chemise à sangle. Il s’ agissait d’ une clé USB à l’ intérieur d’ un petit sac de congélation plastique hermétique à fermeture zip. En ouvrant le sac, il ne vit aucune inscription ou étiquette permettant de savoir ce qu’ elle contenait.

Piqué par une vive curiosité, il s’ empressa de courir vers sa voiture, trouva le cordon USB de son smartphone, sortit son appareil avant de le connecter à la clé via son cordon. Son téléphone téléchargea sans problème le pilote de la clef et put lire son contenu. Sept dossiers et un fichier peuplaient le petit support de stockage amovible. Les intitulés des dossiers étaient « Economie », « Science », « Technologie », « Politique », « Société », « Corrélations historiques » et « Equation ultime ». Quentin ouvrit le fichier qui s’ intitulait « Sommaire ».

Les sept premiers index reprenaient les intitulés des dossiers. Ces index pouvaient être déployés en sous-index grâce à un petit signe « + » qui eux-mêmes pouvaient être ouverts en sous-index, etc. L’ arborescence du sommaire était très précis et s’ allongeait de manière tentaculaire. Il s’ aperçut également que chaque intitulé pouvait être ouvert en cliquant dessus, comme un lien. Chaque lien ouvrait sur un contenu d’ un dossier dans lequel apparaissait un ou plusieurs fichiers et d’ autres sous-dossiers.

Après avoir examiné le sommaire durant quelques minutes, il aperçut un sous-index dans le thème « Economie » qui l’ interpella. Il ouvrit le lien qui l’ amena à un fichier texte. En lisant les premiers mots, il sentit son c½ur se serrer.

« Mon cher Tintin,

Oui, je sais, tu n’ aimes pas ce surnom que je t’ ai donné depuis ton plus jeune âge, mais je n’ en ai cure, car si tu lis ce message, cela signifie que je ne suis plus de ce monde. Donc, je dis ce que je veux. »

Il reconnut le style de son père.

« Mais trêve de plaisanterie. Ce que je vais te révéler est un secret de famille.

Il y a un peu moins d’ un siècle (71 ans, au moment où j’ écris ces mots), ta grand-tante, ma tante, avait acquis la conviction que les périodes d’ expansions et de récessions économiques pouvaient être prévisibles via les mathématiques. Selon elle, si l’ on pouvait prévoir ces cycles conjoncturels, il serait possible de prévoir les cycles structurels de prospérités et de dépressions économiques. Le court terme permettrait d’ envisager le long terme. Si un tel outil existait, il permettrait aux pouvoirs publics d’ anticiper les changements et de prendre de meilleures décisions afin d’ atténuer les effets socio-économiques des crises économiques et de les amplifier dans la situation inverse.

Depuis des siècles, des économistes, scientifiques et statisticiens ont proposé des cycles de durées diverses et variées s’ expliquant par différents événements économiques, scientifiques, financiers, politiques, historiques ou psychologiques. Leurs théories ont permis d’ expliquer les événements passés mais aucun n’ a pu proposer un modèle permettant de les prévoir avec exactitude. Voilà ce que ta grand-tante avait en tête: trouver l’ équation permettant de prévoir avec une précision inégalée les futures phases économiques. »

Projet ambitieux, pensa Quentin.

« Toute sa vie, jusqu’ à son dernier souffle, elle notait chaque indicateur nouveau en économie, en sciences et techniques ainsi que les événements politiques et sociaux dans le monde. Ce projet était devenue une telle obsession, qu’ elle finit par abandonner ses études d’ astrophysique (eh oui, elle voulait faire le même métier que toi au départ) pour devenir statisticienne. Au fil des années, elle finit par réussir à récolter un maximum d’ informations grâce à des sources variées en s’ abonnant à certaines revues spécialisées dans les cinq premiers domaines que tu as dû trouvé en index du sommaire. Vers la fin de sa vie, elle compléta ses informations via Internet en consultant les sites officiels de certaines institutions comme le FMI, l’ OCDE, l’ INSEE, etc. »

C’ est bizarre, ça me rappelle quelqu’ un, pensa Quentin.

« Comme tu dois t’ en douter, j’ ai moi-même attrapé le virus. Je ne me suis réellement intéressé à ses travaux qu’ à la fin de sa vie lorsqu’ elle ne pouvait plus retranscrire les nouvelles données qui continuaient inlassablement de tomber. Tous les soirs, sur son lit d’ hôpital, je lui lisais les différentes informations que j’ avais glaner. Pendant qu’ elle écoutait et analysait ces informations, elle oubliait la maladie. L’ obsession était devenue une distraction. Les chaînes d’ informations continues berçaient ses jours comme ses nuits.

J’ étais très proche de Tata Marraine (c’ est comme cela que je l’ appelais car j’ étais aussi son filleul). Tes grands-parents, ton oncle et ses amis proches lui ont également rendus visites, mais je pense que chacune de mes venues l’ exaltaient plus chaque jour. Elle m’ a toujours considéré comme le fils qu’ elle n’ a pas eu. Peu d’ hommes ayant pu rivaliser avec le tourbillon des chiffres et de l’ actualité, elle était, en effet, restée célibataire.

Je suis bien obligé d’ admettre que pendant quelques années, j’ ai failli prendre le même chemin. Au début, ta mère comprenait mon engagement à divertir ma tante. Mais après sa mort, elle commençait à me reprocher mes moments d’ absences, non pas physiques, car je rentrais tous les soirs à la maison après le travail, mais mentales. Je passais des heures à lire des journaux, revues, articles sur Internet à la quête d’ indicateurs et d’ événements mondiaux.

Jusqu’ au jour où ta mère est partie avec toi, un soir, alors que je n’ avais travaillé que deux heures sur les dernières actualités (il n’ y avait pas beaucoup d’ événements marquants, ni d’ indicateurs ce jour-là). Je n’ avais même pas entendu le remue-ménage de son départ, ni tes pleurs au moment de partir. J’ avais compris à ce moment-là que j’ étais allé trop loin. Cette histoire m’ accaparait de plus en plus et empiétait sur ma vie privée. Je n’ étais plus aussi concentré dans mon travail et je faisais de nombreuses erreurs de calculs. Si je continuais ainsi, je finirais par perdre pour de bon ma femme et mon fils ainsi que mon travail de mathématicien. »

Je m’ en souviens, pensa Quentin. Enfin, je m’ en souviens grâce à maman. Il faut dire que je n’ avais que 5 ans à l’ époque.

« Il fallait que je me ressaisisse et que je passe moins de temps à collecter toutes ces informations. C’ est pourquoi j’ ai pensé qu’ il fallait qu’ un ordinateur fasse le travail à ma place, me laissant plus de temps libre pour moi et mes proches. Avec l’ aide d’ un ami informaticien, j’ ai créé un logiciel-pisteur qui avait pour principal fonction de rechercher via Internet toutes les informations dont j’ avais besoin. Grâce à cela, je n’ avais plus qu’ à lire toutes les trouvailles de la machine sans faire le tri dans les articles de presse et de revues. De plusieurs dizaine d’ heures, je ne me consacrais plus à ce projet qu’ une à deux heures maximum par jour.

J’ ai pu reconquérir ta mère qui ne concéda à revenir à la maison qu’ après que le logiciel-fouineur soit mis en place. Un équilibre entre le travail, la famille et le projet était enfin rétabli. »

Quentin se souvint qu’ il y avait eu des hauts et des bas entre sa mère et lui. Il avait entendu pas mal de disputes à l’ époque. Maintenant, il comprenait mieux leur cause. Avec le recul, ces discussions tendues lui paraissaient n’ être que de simples problèmes de couple parmi tant d’ autres. Quand on est enfant et qu’ on ne comprend rien aux problèmes d’ adultes, on se fait toujours une montagne des soucis des parents et l’ on finit, parfois, par se demander si l’ on en est pas soi-même la cause.

« Plus tard, j’ ai pu commencer à reprendre les calculs de ma tante et y ai vu quelques incohérences que j’ ai rectifié. Pour y voir plus clair et simuler quelques prédictions, j’ ai créé un nouveau domaine, celui des corrélations historiques. Grâce à cela, j’ ai pu y voir plus clair et pu mesurer la validité de l’ équation.

Les années passèrent sans qu’ une formule ne me satisfit. Il y avait toujours une marge d’ erreur, certes infime, mais suffisante pour qu’ il y eut une inexactitude de plusieurs années de projections économiques sur un ou deux siècles.

Et puis, une évidence m’ était apparue. Une équation ne pouvait pas fonctionner à cent pour cent. Il fallait résonner autrement et imaginer la prédiction comme un problème à résoudre. Il fallait créer un algorithme. Une équation est une égalité qui n’ est vérifiée (ou résolue) qu’ en déterminant la ou les valeurs des variables (appelé aussi inconnues), alors qu’ un algorithme est une suite finie d’ opérations ou d’ instructions permettant de résoudre un problème ou d’ obtenir un résultat donné. L’ algorithme permet de résoudre n’ importe quel problème une fois qu’ il est déterminé. Il peut très facilement être traduit en langage de programmation informatique et devenir un programme exécutable. Ainsi, il me suffisait de créer un logiciel permettant de faire des prévisions économiques. Et, dans un avenir proche, faire des prévisions dans le domaine politique, sociétale ou scientifique. Il me permettrait également de vérifier certaines valeurs pour juger plus rapidement de sa fiabilité.

Une fois cet algorithme trouvé, j’ ai de nouveau fait appel à mon ami informaticien pour créer ce logiciel. Et j’ ai eu la satisfaction de le voir à l’ ½uvre, il y a trois mois de cela, bien que, pour l’ instant, il ne soit capable de ne faire qu’ une seule prévision économique. En attendant d’ aller plus loin, mon ami m’ a donné les moyens d’ améliorer le programme afin que je puisse modifier certaines opérations. »

Quentin se souvenait de l’ informaticien. C’ était un type très sympathique qui lui avait appris quelques trucs pour réparer son ordinateur et quels outils télécharger pour améliorer les performances et éviter les virus informatiques. Il avait même jouer avec lui à certains jeux afin de tester les performances. Un bon souvenir.

« A ce jour, je n’ ai pas encore trouvé l’ algorithme parfait. J’ approche du but, mais il me manque quelque chose, peut-être une nouvelle variable ou un nouveau domaine que je n’ ai pas encore imaginé intégrer à l’ ensemble.

Si ce texte est la dernière version que tu liras, j’ espère t’ avoir donné envie de reprendre le flambeau. Si jamais le c½ur ne t’ en dis pas, confie ce projet à quelqu’ un qui s’ aura en faire bon usage.

Ton père qui t’ aime. »

Le lecteur resta un instant sur cette dernière phrase, nostalgique. Il avait perdu son père 8 ans auparavant. En regardant la date de dernière modification du fichier, il découvrit que cette version du texte avait été rédigée quelques semaines avant qu’ il ne disparût, foudroyé par une crise cardiaque. Il n’ avait pourtant jamais eu de réels problèmes de santé avant cette attaque.

Après avoir laissé vagabonder son esprit dans les méandres de sa mémoire peuplée de ses meilleurs moments avec son père, il jeta un ½il sur le dossier « Equation ultime ». Il découvrit une myriade de formules mathématiques. Il en connaissait certaines, mais dû reconnaître être dépassé par l’ ampleur des pages de calculs. Il décida de lire tout cela devant un vrai écran d’ ordinateur et retira le cordon reliant la clef au smartphone après avoir fermé tous les documents ouverts…
 

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Créé par Schopen le 05/03/2016 | Evaluer ce scénario
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11943


Puissance de la joie

 

 

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Mediamondyce mégalopole créée au centre de l'Afrique, rassemblant toutes les fédérations Terrestres.
Le monde a vu un revirement des idéaux courant 2017 avec un slogan très accrocheur, "fédérons en un avenir prometteur et novateur dans la joie du partage... "
Cette cité trouva son lieu après de multiples événements d'ordre naturel, déplacement des pôles, changement climatique et la possibilité de construction rassemblant tous les critères d'implantation sur un sol vierge.
Mediamondyce, cité de la Joie voit sa population restreinte en conformité avec l'étendu du lieu par une uniformité des vêtements (très près du corps et couleur au choix), un physique androgyne et une possibilité de couleur différente des cheveux. La procréation n'est envisageable que si les participants ont été désigné par le concyl comme étant porteurs sains, l'amour n'étant pas un critère, la bonne santé une question de survie de l'humain.
L'alimentation de base, de très faibles proportions de fruits et légumes supplémenté par la nourriture pranique.
D'autres petites cités ont fait Mediamondyce, Paris, Londres, Berlin, New-York, etc.
La santé est plutôt dans la prévention par une hygiène de vie supportant quelques abus compensés par la méditation et la joie du partage. L'énergétique et l'importance de la vibration sont des facteurs évidents d'une bonne santé.
Tous ont une activité en rapport avec leurs souhaits, pas de monnaie mais un équivalent temps, des distractions de tout ordre, musique, lecture, apprentissage, développement.
Les déplacements se font principalement en décorporation et pas de limite dans les lieux choisis.
 

 

Créé par Sophiel le 20/01/2016 | Evaluer ce scénario
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Et si il était déja trop tard?

 

 

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Les humains ne donnent aucune importance a tout ce qui les entourent... Dans un ou ans, le dernier flocon de neige tomdera. Dans dix ans, la dernire espèce animale sauvage s'éteindra. Dans 100 ans, le dernier humain mourra. Mais les gens le savent, tout ce que j écris. Ils le savent, mais sont tellement obsédépar leur propre bonheur de leur vie inutile, laisserons, autour d'eux, s'effonfrer le monde qui les a fait naitre.
 

 

Créé par Lemondevasevenger le 14/01/2016 | Evaluer ce scénario
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La peine de vie

 

 

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Et si nous avions la possibilité de rajeunir mais sans être toutefois capable de conserver nos souvenirs.
Nous pourrions par exemple condamner les coupables de délits à redevenir des enfants afin qu'ils (ré)apprennent à être "gentils"?
En fonction du délit ou du crime commis, les condamnés reviendraient plus ou moins loin dans leur enfance. Le crime le plus grave ramènerait à l'état de nourrisson... le moins grave à celui de jeune enfant de 10 ans...
De cette façon, ça ne serait plus une peine de mort mais une peine de vie! On formaterait en quelques sortes la mauvaise programmation de l'âme...

 

 

Créé par Lenia le 04/01/2016 | Evaluer ce scénario
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11933


Et si on pouvait apprendre l'empathie ?

 

 

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Le journaliste activa l’ application « magnéto » avant de placer son téléphone sur la table.

- Nous pouvons commencer l’ entretien si vous le voulez.

Son vis-à-vis opina de la tête en signe d’ acquiescement.

- Bien… Professeur Chenlao, bonjour !
- Bonjour !
- Merci de nous accorder votre temps pour cet entretien exclusif pour le journal interactif « Le surveillant contemporain ».
- C’ est bien normal. Votre journal m’ a toujours soutenue quand vos concurrents prenaient un malin plaisir à me vilipender.
- Vous voulez parler de la période pendant laquelle on vous accusait de torturer des enfants ?
- Entre autre. En tout cas, votre soutien à cette époque m’ a permis de continuer mon combat. Je ne l’ oublierais jamais.

Le journaliste mit quelques secondes pour reprendre le fil de son entretien, surpris par la soudaine lueur humide dans les yeux de la personne en face de lui.

- Professeur Chenlao, les députés vont examiner, demain, la proposition de loi du député du parti Union Pour la République, Monsieur Philippe Ambronc, sur la déchéance de la qualité d’ être humain pour toute personne diagnostiquée comme étant dépourvue de toute empathie.
- En effet, et j’ y suis opposée.
- Pouvez-vous nous rappeler les méthodes de diagnostic des personnes dénuées d’ empathie ?
- Eh bien, les psychologues procèdent à un test d’ empathie chez les enfants âgés d’ au moins 6 ans. Le psychologue, au cours de sa conversation avec l'enfant, simule plusieurs bâillements. Ce réflexe naturel en cas de fatigue, d'ennui ou de détente, a la particularité d'être contagieux chez les sujets exposés. Seul un type d'individu n'est pas atteint par cette contagion: les psychopathes. L'absence totale d'empathie est la principale singularité de cette psychopathologie.
- Et si l’ enfant ne bâille pas…
- Il est certifié psychopathe. Cela dit, vous comprenez bien que pour le certifier à 100%, le praticien simule une dizaine de bâillements avant de donner son verdict.
- Que se passe-t-il si l’ enfant bâille faiblement ou seulement à la fin du test ?
- Il n’ est pas signalé comme psychopathe mais comme individu ayant une faible empathie. Il sera fiché par les services de renseignements et suivi par un psychologue durant sa vie entière afin d’ éviter qu’ il ne bascule dans la violence meurtrière.
- A quel moment ces tests ont été mis en place ?
- Quelques années après les terribles attentats de Paris, le 13 novembre 2015. Ce test faisait partie du dispositif mis en place dans le cadre de la nouvelle loi sur la lutte anti-terroriste et la détection des sujets à risques.

Le journaliste prit quelques notes, ce qui permit au Professeur de faire une courte pause.

- Pouvez-vous nous rappeler ce qui advenait aux enfants diagnostiqués comme étant atteints de psychopathie ?
- Eh bien, il était prévu dans la loi qu’ en raison de la dangerosité pour son entourage, l’ enfant serait séparé de sa famille et placé dans un camp d’ internement où ils étaient coupés de tout contact et suivaient, je dois bien le dire, une éducation de mauvaise qualité, voir totalement absente. Aucun professeur de l’ Education Nationale n’ avait accepté de donner des cours à des enfants qui pouvaient à tout moment les tuer ou les torturer pour le plaisir.
- C’ est à cette époque que vous avez proposé une alternative ?
- Tout à fait. En tant que pédopsychiatre, j’ ai toujours encouragé les parents à apprendre l’ empathie aux enfants. Et je crois qu’ en apprenant l’ empathie aux enfants ne pouvant se mettre à la place de l’ autre ni ressentir leurs émotions, ils deviendront des individus moins asociables.
- Est-ce à ce moment-là que vous avez créé l’ EIEGE?
- Pas à cette époque, mais l’ idée était déjà en germe. Je me suis d’ abord porté volontaire pour donner des cours aux enfants internés. En complément de chaque cours que ce soit de mathématiques, de lecture, d’ écriture ou d’ histoire, je donnais une leçon d’ empathie.
- Avez-vous un exemple ?

Le Professeur réfléchit un instant. Elle se souvenait que c’ était à cause d’ un exemple mal choisi qu’ elle avait été la victime d’ une tempête médiatique.

- Eh bien, il m’ est arrivé une fois d’ assister à une scène affectueuse entre deux enfants. L’ un avait donné un bisou à un autre enfant. Ce dernier semblait hébêté, ne comprend pas pourquoi l’ autre avait cela, d’ autant plus que cela ne lui avait pas fait de mal, et je crois qu’ il ne comprenait pas non plus ce que cela signifiait. J’ ai arrêté mon cours d’ histoire pour féliciter l’ enfant et je lui ai également donné un bisou. En lui expliquant que cela donnait du plaisir à l’ autre. Plus tard, j’ ai compris que l’ enfant avait reproduit une scène d’ un dessin animé que j’ avais projeté pendant une récréation que j’ avais organisé afin qu’ ils ne se fassent pas violence durant une vraie récréation. C’ est avec ce genre d’ événement rare que j’ ai compris que mon intuition était réalisable.
- C’ est une très belle anecdote, reconnut le journaliste en prenant des notes.
- Merci. Les enfants ont la capacité d’ apprendre toute sorte de chose, y compris ce qu’ ils ne peuvent acquérir naturellement. Mon travail au sein de l’ EIEGE me l’ a montré maintes et maintes fois.
- Vous n’ avez pas seulement assisté, je suppose, qu’ à des actes affectueux. Que faisiez-vous si un enfant avait fait du mal à un autre ?

L’ interviewée craignait qu’ une question ne vienne aborder ce sujet. Le journaliste ne faisait que son travail, elle ne pouvait pas le lui en vouloir.

- Eh bien… Voyez-vous, il faut savoir que la définition de l’ empathie est la faculté intuitive de se mettre à la place d’ autrui et de percevoir ce qu’ il ressent. Sur ce dernier point, les enfants sans empathie ne savent pas et ne peuvent pas ressentir les émotions d’ autrui. Cela comprend le plaisir, la joie… mais aussi la douleur. Ainsi, lorsqu’ un enfant mord un autre enfant, il ne comprend pas pourquoi l’ autre hurle et cri de douleur, et si l’ on ne fait rien, il risque d’ y trouver un certain plaisir.

- Quelle est donc votre méthode pour faire prendre conscience à l’ enfant-agresseur de la douleur qu’ il inflige à l’ enfant-victime ?

La scientifique respira lentement durant trois respirations-inspirations avant de répondre.

- Je vais vous raconter ce que j’ ai fait la première fois que j’ ai vu un enfant mordre un camarade de jeu durant une récréation. Un enfant s’ était blotti contre le dos d’ un autre. Un moment donné, l’ enfant qui s’ était blotti mordit le dos de son camarade. L’ enfant mordu hurla de douleur sans que l’ agresseur ne cessa son action. J’ ai dû séparer les deux enfants et je mordis le doigt de l’ agresseur. Ce dernier pleura de douleur. Après quoi, j’ ai expliqué à l’ enfant que ce qu’ il venait de ressentir était exactement ce qu’ avait ressenti son petit camarade lorsqu’ il le mordait.

Le journaliste réfléchit un instant.

- En résumé, on peut dire que, par cette méthode, vous avez appris à l’ enfant à ressentir la douleur de l’ autre à défaut qu’ il le ressente lui-même.
- Effectivement.
- Ne trouvez-vous pas le procédé un peu trop violent ?

L’ interrogée s’ était bien préparée à répondre à cette question, autrefois répétée à l’ infini lors du scandale.

- Vous savez, la technique de récompense-punition des bons ou mauvais comportements ne suffisent pas pour les enfants sans empathie. Pour qu’ ils comprennent bien le ressenti de l’ autre, surtout ceux entraînés par leurs propres actions, ils doivent réellement sentir ce qu’ éprouvent l’ autre. Pour ressentir la douleur que l’ autre a subi, il faut qu’ elle soit concrète. Mais pour que l’ enfant puisse comprendre, il faut une explication, un accompagnement pédagogique afin de l’ aider à se mettre à la place de l’ autre.
- Si je comprends bien, cette démarche fonctionne aussi bien pour la douleur que pour l’ amour, qui correspond au premier exemple que vous nous avez donné.
- Tout à fait.

Le journaliste ratura une ligne de son carnet.

- Combien de temps avez-vous travaillé en tant que professeur dans ce camp d’ internement ?
- 5 ans avant de pouvoir créer un centre d’ étude pour ces enfants sans empathie.
- L’ EIEGE ?
- Oui, l’ Ecole d’ Instruction Elementaire et de Gestion des Emotions.
- Comment cette école a-t-elle été créée ?
- Grâce à l’ amendement sur la loi sur la lutte anti-terroriste et la détection des sujets à risques permettant de remplacer le placement automatique d’ un enfant sans empathie en centre d’ internement par la possibilité de proposer un placement dans des centres éducatifs spécialisés.
- Je crois me souvenir que l’ initiative venait du Ministre de la Justice de l’ époque…
- Oui, l’ EIEGE n’ a pu être créé que grâce à Monsieur Tim Siavylnits.

Le meneur de l’ entretien prit des notes.

- Qu’ apprend-on dans cette école ?
- Les enfants apprennent à lire, écrire, compter ainsi que toutes les autres matières que l’ on apprend dans une école classique. A ceci près, qu’ une nouvelle matière est rajoutée dans le cursus scolaire: l’ empathie et la gestion des émotions.
- Excusez-moi, mais il me semble que cela fait deux matières.
- Ces deux thèmes sont étroitement liés. On ne peut pas deviner l’ émotion de l’ autre, et donc la ressentir, si on ne peut pas soi-même ressentir cette émotion. Et à contrario, on ne peut pas gérer convenablement ses émotions, ni les nommer, si on n’ est pas capable de les repérer et de les ressentir chez autrui.

L’ intervieweur griffonna des annotations, visiblement intéressé.

- Pouvez-vous nous donner un exemple de cours d’ empathie ?
- Eh bien, sans rentrer dans les détails, nous permettons aux enfants de mieux comprendre comment les actes des uns peuvent affecter les autres d’ un point de vue émotionnel. Nous séparons le cours d’ empathie en deux thèmes: les émotions positives et leurs actions, et les émotions négatives et leurs actions. Dans le premier thème, nous montrons des images de personnages affectueux, des gestes positifs à effectuer, nous les encourageons lorsqu’ ils font spontanément preuves de gentillesse, nous leur apprenons également à reconnaître les signes physiques chez l’ autre permettant de reconnaître ces émotions, etc. Tout ceci permet peu à peu aux enfants d’ inculquer le principe de compassion et d’ empathie.
- Ce que vous appelez le premier thème correspond aux émotions positives et leurs actions ?
- Tout à fait. Concernant le deuxième thème, nous reprenons les mêmes méthodes, mis à part que nous dévalorisons les actions négatives et faisons en sorte qu’ ils les associent à quelque chose de désagréable. Nous montrons, par exemple, des scènes que l’ on peut considérer comme violentes que l’ on peut voir dans certains dessins animés de Tex Avery par exemple. Durant le visionnage de ces scènes, nous leur demandons de rester debout et faisons émettre un bruit très aigu et légèrement strident à chaque fois qu’ une scène de méchanceté apparaît à l’ écran. L’ intensité de ce bruit est proportionnelle à la nature et à l’ intensité de la méchanceté. Si un personnage se moque d’ un autre, le son est faible et bref. Si un personnage frappe un autre, le son est plus fort et prolongé. Pour faire une petite parenthèse, durant le visionnage des scènes affectueuses, les enfants peuvent s’ asseoir, s’ allonger, bénéficier d’ une couverture, de leur doudou, tout ce qui permettra plus tard d’ associer ces scènes positives à un sentiment de protection et de bien-être. Bien sûr, nous leur apprenons à reconnaître les gestes négatifs tout en les dévalorisant et nous encourageons également les enfants à se moquer des personnages dans les vidéos que nous montrons qui font de mauvaises actions. Et tout comme le premier thème, nous leur apprenons à reconnaître les émotions négatives comme la peur, la tristesse ou la douleur chez autrui ainsi qu’ à essayer de le comprendre afin de l’ aider.
- Que se passe-t-il si un enfant frappe un de ses camarades ? Est-ce que les autres enfants se moquent de l’ enfant-agresseur ?
- Cela arrive fréquemment, en effet. Durant les premiers mois de scolarisation, l’ agresseur ne prend pas au sérieux les moqueries de ses camarades. Mais au bout d’ un certain temps, l’ ensemble du processus pédagogique permet à l’ enfant de ressentir de la honte dans ces instants-là, signe d’ un début de sociabilité. Il finit par comprendre qu’ il a intérêt à ne plus faire de mal à ses camarades.
- Impressionnant, lâcha le journaliste.

Il consigna quelques mots.

- Cependant, n’ existe-t-il pas un risque que l’ enfant-agresseur soit humilié par ces moqueries et finisse par en vouloir à la société ?
- Il y a, en effet, un débat au sein de l’ EIEGE qui n’ est pas terminé d’ ailleurs, sur le dénigrement des mauvaises actions. Pour ma part, j’ y suis favorable. Depuis 10 ans qu’ existe notre école, il n’ y a pas eu de comportements revanchard au sein de nos élèves.

Le journaliste ratura une ligne.

- Vous le dites, à juste titre, que l’ EIEGE a été créé il y a 10 ans. Quel bilan en tirez-vous ?

Le professeur Chenlao se remémora la décennie passée avec nostalgie.

- Lorsque j’ ai commencé à donner des cours aux enfants sans empathie au centre d’ internement, je n’ aurais jamais imaginé monter un tel projet aussi vite. Nous accueillons aujourd’ hui près de 200 enfants et une dizaine de nos élèves sont aujourd’ hui en apprentissage dans un centre de formation des apprentis, une structure éducative classique. Ces dizaines de futures adultes peuvent désormais avoir une vie sociale. Ils représentent pour nous, professeurs et acteurs de l’ apprentissage de l’ empathie au sein de l’ EIEGE, la réussite de l’ alternative à l’ internement et à l’ exclusion des enfants sans empathie.
- C’ est effectivement une réussite de ce point de vue, mais n’ est-ce pas également un échec de n’ accueillir que deux cents enfants lorsque l’ on sait qu’ un 1% de la population est atteinte de psychopathie ?
- Je comprends ce que vous voulez dire, dit-elle après quelques secondes de réflexions. Mais, ce serait un véritable échec si nous étions le seul centre d’ éducation spécialisée dans ce domaine. D’ autres structures ont ouvert leurs portes ces dernières années, et d’ après les sources ministérielles, plus d’ un enfant sur deux qui a été détecté comme enfant sans empathie a été placé dans un de ces centres. Les autres enfants qui n’ ont pas eu cette chance étaient soit trop dangereux, soit avaient déjà fait une tentative de meurtre ou bien avaient, malheureusement, déjà commis un meurtre avant qu’ ils ne soient détectés. Mais il m’ est arrivé de recueillir un de ces enfants au sein de notre centre et d’ avoir également donner des cours aux différents centres d’ internement à certains de ces enfants afin de leur donner une seconde chance.
- Avez-vous eu des échecs ?

L’ enthousiasme du Professeur s’ était soudainement estompé.

- Malheureusement, oui. Certains enfants n’ ont pas pu être sauvés de leurs démons intérieurs. L’ un des professeurs de l’ EIEGE a été sauvagement agressé par deux enfants alors qu’ il leur donnait des cours au camp d’ internement de Marseille. Par chance, l’ un des gardiens est intervenu à temps. Et j’ ai appris avec joie, il y a trois jours, qu’ il était sorti du coma. Mes pensées vont à lui et sa famille.
- Pourtant, ses proches portent plainte contre vous et le centre d’ internement…
- Et c’ est tout à fait normal et humain. J’ aurais sans doute fait de même à leur place si je ne faisais pas partie du projet. Mais ce tragique accident renforce, une fois de plus, ma conviction qu’ un internement ne peut qu’ aggraver leurs troubles. C’ est pourquoi j’ ai décidé de ne plus dépêcher de professeur de l’ EIEGE au sein des camps d’ internement, tant que les pouvoirs publics ne donnent pas plus de moyens pédagogiques au sein de ces structures.
- C’ est pour cette raison que vous êtes entrée en politique ?
- Entre autre. Je sais que l’ apprentissage de l’ empathie est en danger. Si je veux aller plus loin et continuer à défendre cette discipline, je me devais de mener mon combat dans la sphère politique. C’ est une seconde vie que je mène depuis 2 ans.
- Votre entrée en tant que secrétaire d’ Etat chargée de l’ éducation des jeunes sans empathie avait fait grand bruit à l’ époque.

Elle se rappela les quolibets de l’ opposition et de certains médias. Une rumeur disait même qu’ elle était la maîtresse du Ministre de l’ Education de l’ époque dont son département était rattaché. Cette rumeur était crédibilisée par le fait que le Ministre de l’ Education n’ était autre que Tim Siavylnits qui était devenu son mentor en politique. Cette période avait été d’ autant plus difficile que les calomnies sur les supposés torturent des enfants psychopathes à l’ EIEGE avaient refait surface.

- Vous comprendrez, commença-t-elle, que je n’ aime pas parler de cette période qui m’ a montré, de manière abrupte, la violence de la vie politique. Ce que je peux dire, en revanche, c’ est que ces un an et demi en tant que Secrétaire d’ Etat m’ ont permis de développer une nouvelle matière dans les écoles de France. Depuis 3-4 ans, je me suis aperçu que les cours que nous proposions aux élèves sans empathie pouvaient fonctionner avec d’ autres enfants à faible empathie. Les premières années après la création de l’ EIEGE, nous n’ accueillons que des enfants psychopathes, puis nous avons recueillis des enfants sociopathes qui, grâce aux cours sur la gestion des émotions, ont appris à ressentir leurs émotions et à contrôler leur impulsivité. Nous avons également accueilli des narcissiques, dont des pervers-narcissiques, qui ont également bien évolués avec ces cours. Enfin, nous commencions à accueillir des enfants à faible empathie dont les résultats ont été les plus spectaculaires. Leur niveau d’ empathie, après de nouveaux tests de bâillements, avait atteint un niveau normal en moins d’ un an. C’ est à ce moment précis que j’ ai compris l’ intérêt de cette discipline. Elle pouvait être bénéfique pour tous les enfants, qu’ ils soient avec ou sans empathie.
- Cela explique pourquoi vous avez proposé une série de mesure rajoutant au programme scolaire une nouvelle matière: Gestion des émotions.
- Exactement. Et je suis heureuse aujourd’ hui de constater que le nouveau gouvernement, dont les membres étaient des adversaires farouches au projet lorsqu’ ils faisaient parti de l’ opposition, a mis en ½uvre ce que j’ avais préparé depuis plusieurs mois.

Le journaliste ratura une nouvelle ligne de son carnet.

- Lors d’ une interview que vous avez accordé au magazine « Psy mag », vous avez annoncé votre projet de créer une université de l’ empathie et de la gestion des émotions.
- En effet, c’ est mon prochain défi. Après avoir réussi à intégrer la gestion des émotions dans le cursus scolaire primaire et avoir entamé son insertion dans le secondaire lorsque j’ étais Secrétaire d’ Etat, j’ estime qu’ il est temps d’ aller plus loin. Si la prochaine réforme de l’ enseignement supérieur va dans ce sens, je pourrais envisager de créer une université intégrant la gestion des émotions dans le cursus des diplômés du DES et du DESC pour les futurs psychiatres et pédopsychiatres.
- Je rappelle à nos auditeurs que vous avez enseigné et enseignez d’ ailleurs toujours aux étudiants en psychiatrie et pédopsychiatrie.
- C’ est exact.
- Pour revenir à la création de votre université, si l’ on en croit certaines rumeurs, vous appelleriez cette structure: l’ université Julie Chenlao.

Le Professeur éclata de rire.

- Merci, cela flatte mon ego, mais je n’ aime pas le culte de la personnalité. Je préférais l’ appeler: Centre d’ Etude Supérieure et de Gestion des Emotions, soit le CESGE.
- Vous aimez bien les acronymes.
- C’ est vrai.

Le reporter fit le bilan de ses questions. Il arrivait au bout de son interview.

- Lors des dernières questions au gouvernement, un député centriste a proposé de créer un nouveau diplôme supérieur sur la gestion des émotions, et selon certaines rumeurs, le Premier Ministre vous aurait proposé un poste de Secrétaire d’ Etat chargé de l’ enseignement de la gestion des émotions afin de créer deux nouvelles matières d’ Etudes Supérieures dont l’ une ferait partie du programme des futurs psychologues et l’ autre ferait partie du programme des futurs enseignants.

Elle émit un rire fermé.

- Comme vous l’ avez dit, ce n’ est qu’ une rumeur. Mais je reconnais que ce serait une bonne idée. Bien que l’ on considère que je fais parti de l’ opposition étant donné que j’ ai travaillé dans le précédent gouvernement, je reste une scientifique avant tout. Je suis quelqu’ un de pragmatique et j’ aurais accepté une telle proposition venant d’ un gouvernement d’ une autre couleur politique. Et j’ ajoute que la proposition du député centriste n’ est pas dénuée d’ intérêt.

L’ ancienne Secrétaire d’ Etat se demandait à quel moment allait-il aborder la dernière proposition de loi.

- Pouvez-vous nous expliquer les raisons de votre opposition à la loi Ambronc, sur la déchéance de la qualité d’ être humain pour toute personne diagnostiquée sans empathie ?

Tout vient à point à qui sait attendre, pensa-t-elle.

- Nous savons qu’ à travers cette loi, il sera possible de détourner la loi sur la lutte anti-terroriste et la détection des sujets à risque qui propose une alternative à l’ internement des individus sans empathie. Si les sujets reconnus sans empathie ne sont plus considérés comme des êtres humains, aucun droit ne peut leur être accordé. Ainsi, on n’ aura plus besoin de les éduquer étant donné qu’ ils ne sont pas humains, ni même des animaux étant donné qu’ ils sont reconnus dans la Constitution française comme des êtres vivants doués de sensibilités, ce qui ne sera pas le cas des individus sans empathie.
- Vous voulez dire que le placement des enfants sans empathie dans des centres éducatifs spécialisés sera obsolète après le passage de cette loi ?
- Absolument.
- Votre école risque donc de fermer ses portes.
- Pas forcément. Les enfants visés sont des enfants sans empathie et comme je vous l’ ai précisé toute à l’ heure, nous accueillons de plus en plus d’ enfants à faible empathie. La seule chose qui risque d’ arriver, c’ est que seuls les enfants sans empathie n’ auront pas la possibilité d’ avoir une seconde chance de s’ insérer dans la société. Pour eux, le seul chemin qui les attendra, sera l’ internement qui, je le répète, ne fait qu’ aggraver les symptômes. Tout jeune sujet, même sain d’ esprit, qui grandit dans un environnement clos, coupé de relations avec autrui, dénature leur perception du monde extérieur. Ce genre de comportement a déjà été rapporté chez certains animaux élevés en vase clos.
- Si j’ ai bien compris, les conséquences de l’ application de cette loi serait la fin de l’ alternative des centres éducatifs spécialisés pour les enfants sans empathie, l’ internement automatique pour ces enfants et, ce de fait, une aggravation de leur état mental.
- Vous avez bien résumé ma pensée. J’ ajoute que ces enfants seront définitivement considérés comme des armes dangereuses, et je vois deux risques pointer le bout de leur nez. Le rétablissement de la peine de mort pour les individus sans empathie étant donné que la loi pour les humains ne s’ appliquent pas à eux. On pourrait même imaginer les condamner dès leur plus jeune âge, quelques temps après la détection afin de désengorger les centres d’ internement. Et je vous laisse deviner ce que peuvent penser les opposants de la première heure à l’ abolition de la peine de mort en voyant cette brèche ouverte. Ils essayeront de rétablir peu à peu la peine capitale, de manière détournée, en classant dans la catégorie individu sans empathie des personnes responsables de crimes mais qui n’ auraient en réalité qu’ une faible empathie. Ils pourront même, par la suite, faire passer une nouvelle loi rétablissant la peine de mort pour les individus à faible empathie ayant commis un crime et, en allant plus loin, les condamner à mort dès la détection de leur faible empathie afin de limiter les risques de crimes et délits par ces individus. La simple suspicion serait suffisante pour amener à une condamnation.
- Et le second risque ?
- Le second risque serait de proposer à ces jeunes condamnés une alternative, celles d’ entrer au sein du corps de l’ armée ou des services secrets. Ainsi, certains gouvernements peu scrupuleux sur le plan moral pourraient les utiliser comme on le ferait avec n’ importe quelle arme au service de l’ intérêt national.
- Je pense que nos auditeurs ont bien compris les raisons de votre opposition à cette loi. L’ entretien touche à sa fin. Professeur Chenlao, encore merci pour votre disponibilité.
- De rien, j’ ai été heureuse d’ avoir pu exprimer mon point de vue sur cette loi.

Le journaliste saisit son smartphone et arrêta l’ enregistrement.
 

 

Créé par Schopen le 30/12/2015 | Evaluer ce scénario
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11931


Le Tyran

 

 

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C'est de pire en pire. Mon père m'a vu parler avec les artistes et les ouvriers. Depuis, je suis enfermé dans ma chambre et il y a un garde en permanence devant ma porte. Mon père a pris des mesures drastiques: chaque Habitant s'est fait implanté une puce dans le cerveau qui capte les pensées et les rêves. Au moindre pensée rebelle, la personne est arrêtée puis torturée dans le but de lui faire avouer son envie de rebellion. Alors, elle est soit mis en prison soit exécutée publiquement (l'exécution est réservée au artistes et aux ouvriers). Les "2 castes malaimées" ne reçoivent plus d'argent et on leur a repris le peu de livres, de dvd et de jeu qu'il possédaient. Pire encore, mon père a installé des caméras chez les malaimés et a déclaré que les ouvriers et les artistes de plus de 60 ans devront "se faire enlever la vie par des moyens médicaux"! Les artistes sont passés de 30 000 à 5 000! Son but étant de les exterminer. Il ne massacre pas les ouvriers car ils sont trop utiles. Je regrette sérieusement mon acte. Je n'ai fait qu'empirer la situation. J'aurais mieux fait d'attendre que mon père me passe le pouvoir pour agir.

Extrait du journal intime de Aurore Dunent
 

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Créé par lilou51 le 17/12/2015 en réponse au scénario 11928 | Evaluer ce scénario
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11929


Mon futur idéal

 

 

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Dans un monde où le travail a perdu son sens et sa valeur, voici ma proposition du rapport entre la société et le travail dans un futur idéal:
La société de consommation a disparue. Tout ce qui est créé sert à l'homme et est réparable. La plupart des métiers inutiles disparaissent (politiciens, armée, industriels, publicitaires, etc). Les hommes sont regroupés sous l'autorité d'une petite commune (pas plus de 2000 habitants) et dans les grandes villes, en quartier. Les villes sont des éco quartiers. Les communes/quartiers mettent en place un emploi du temps selon les tâches qu'il y a à faire (tâches votées par les citoyens): cela concerne l'habitat, les routes, l'entretien de la ville, l'alimentation, l'énergie, etc. tout ce qui est utile et nécessaire à l'homme. La commune/ quartier donne 1500 ¤ à chaque citoyen, en contrepartie il doit donner de son temps aux tâches communes. La base du temps de travail est 20h/semaine. L'emploi du temps s'effectue comme à la fac, on choisi ses matières selon ses envies et ses compétences. Les travaux pénibles ont une base de temps de travail plus basse, cela pouvant aller jusqu'à seulement 8h/semaine. A salaire égal, les hommes se portant volontaires pour des travaux pénibles travailleraient moins et auraient plus de temps de libre. On pourrait faire le métier qu'on veut et en changer comme on veut, simplement on s'engagerait sur un emploi du temps avec des tâches définis pendant un mois et après on reformerait d'autres équipes. Les chefs d'équipent sont des spécialistes de leur matière et gère les emplois du temps chaque mois et dirige les équipes pour les travaux à effectuer.
L'école ferait tourner les jeunes adultes dans l'ensemble des tâches existantes, pour les former et pour qu'ils sachent tout faire. Ils s'occuperaient notamment de faire la cuisine pour ceux qui travaille, etc.
La notion de concurrence disparaîtrait, à la place on ferait des concours intervillage pour encourager l'innovation, les meilleurs d'une tâches (artisanat, inventeur, etc) sous forme de jeu et cela distrairait la population à la place des programmes tv stupides. La compétition par le jeu encouragerait l'humain à se dépasser pour de bonnes raisons.
Les habitants pourraient déménager où bon leur semble, en réservant un habitat dans un autre village s'il y en a un de vacant. Il s'inscrira alors sur l'emploi du temps du lieu où il se trouve. La voiture n'est plus pratiquée que par les pompiers et médecins. La plupart des gens travaillent où ils vivent et se rendent dans un autre village à pied où en vélo. Les gens auraient beaucoup de temps libre pour éduquer leurs enfants, pratiquer du sport, faire des loisirs (théatre, lecture, etc). Les métiers artistiques seraient aussi utiles et reconnus que n'importe quel autre.
L'envie de ne pas aller bosser n'existe plus et chacun est acteur de sa ville.
 

 

Créé par mmu34 le 13/12/2015 | Evaluer ce scénario
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11928


Dictature invisible

 

 

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Nous sommes en 2 978. La population humaine est beaucoup moins nombreuse: les Habitants ne sont plus que 200 000 plus les Policiers, qui surveille la Cité (soit ce sont les Policiers de terrain qui font des rondes dans la Cité, soit les Policiers de bureau, installé devant des écrans, qui peuvent nous surveiller grâce à nos puces de géolocalisation)et ma famille(qui est la famille présidentielle). Les habitants sont répartis en castes: la caste des ouvriers(115 000 personnes), la caste des artistes(30 000), celle des salariés(30 000), la caste des scientifiques, chercheurs et enseignants(24 000) et la caste des chefs d' entrepises et de banques(200 plus leurs familles=1 000). Pour recevoir le quota maximum de nourriture, de sommeil et d'argent, ils doivent travailler un certain nombre d'heure. Quelques Habitants ont été mis en prison ou en hôpital psychiatrique car, officielement, leur comportement était dangereux(en réalité, ce sont surtout des individus rebelles...). Si les artistes ou les ouvriers veulent déposer une plainte contre un Habitant d'une autre caste ou une entreprise, les policiers rigolent et leur claque la porte au nez. Mais, maintenant, ils ne vont plus se plaindre car ils ont trop honte. En plus, mon père, le Président, veut faire augmenter les impôts pour les artistes et les ouvriers. Pire, il veut réduire leur quotas de nourriture, d'argent et de sommeil de 30 % pour "faire des économies et augmenter le rendement des entreprises". C'est agacant ! Demain j'irais parler à quelques représentants des "deux castes mal aimées"pour les informer et les aider à se rebeller. Nb: la Cité est un batiment titanesque.
journal intime de Aurore
Dunent, 12 ans, fille du Président Renaud
Dunent.


 

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Créé par lilou51 le 12/12/2015 en réponse au scénario 11783 | Evaluer ce scénario
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Et si l'épicentre économique mondiale continuait de se déplacer ?

 

 

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John Petterson observait New York du haut de la tour de son entreprise. Depuis près d’ un siècle, l’ Europe avait supplanté les Etats-Unis au rang de première puissance économique mondiale. Curieuse ironie lorsqu’ on se rappelait du lent déclin de ce continent depuis la crise financière de 2008. Cette crise entraîna la crise économique de 2009, puis la crise sociale et des dettes souveraines à partir de 2011. Cette dernière dura bien plus longtemps que les deux autres.

Il se rappelait que son grand-père, un français, lui avait raconté un vieux sketch d’ une émission satirique qu’ il avait retrouvé dans les archives de l’ INA. L’ émission s’ appelait « Les guignols de l’ info ». Dans ce sketch, un journaliste s’ entretenait avec un représentant d’ une compagnie mondiale américaine très puissante, la World Company. Le journaliste lui demandait les raisons des nombreuses délocalisations d’ usines sud américaines par les multinationales nords américaines vers l’ Asie. Le grand patron de la WC expliquait que les ouvriers mexicains et argentins étaient trop chers contrairement aux ouvriers chinois. Il expliquait également qu’ à l’ avenir, lorsque les ouvriers chinois deviendraient trop chers (car le niveau de vie finirait par augmenter), ils délocaliseraient en Afrique et que, promis, lorsque les ouvriers africains seraient trop chers, ils délocaliseraient en Europe, car d’ ici là, l’ Europe se serait suffisamment appauvrit pour que ses ouvriers soient moins payés qu’ un ouvrier africain.

Les auteurs de ce sketch avaient bien compris l’ évolution du monde économique.

Plusieurs économistes avaient remarqué qu’ il y avait une sorte de déplacement continue de l’ épicentre économique mondiale. Il y a quelques siècles, l’ Europe était au c½ur de l’ épicentre, ce dernier s’ était déplacé vers l’ Ouest en direction des Etats-Unis au début du 20ème siècle, puis se déplaça lentement vers l’ Asie au début du 21ème siècle. Ce glissement s’ était poursuivi d’ abord vers l’ Inde dans la deuxième partie du 21ème siècle, puis le Moyen-Orient au 22ème siècle, l’ Afrique au 23ème et, enfin, l’ épicentre s’ était posé de nouveau vers l’ Europe au 24ème siècle. Ainsi, un cycle historico-économique s’ était formé.

En observant sa ville natale faisant désormais partie des villes les plus pauvres du monde, il se disait que les bidonvilles disparaîtraient bientôt. Plusieurs compatriotes avaient, comme lui, suivis leurs études en Europe, eldorado de la réussite sociale, afin de revenir au pays pour le développer et le sortir du statut de Pays en Développement. Les européens avaient construit leurs usines aux Etats-Unis, pays dont la main d’ ½uvre bon marché était une aubaine. Mais en ce début de 25ème siècle, il savait que son tour allait venir. Son pays allait redevenir le poumon économique mondial. Ainsi, un nouveau cycle allait s’ ouvrir.
 

 

Créé par Schopen le 08/12/2015 | Evaluer ce scénario
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Les cycles économico-sociaux

 

 

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Depuis 2017, la dette de l’ Etat français représente plus de 100% du Produit Intérieur Brut (correspondant à la valeur totale de la production de richesse à l'intérieur d'un pays). Devant l’ impossibilité de rembourser, l’ Etat met en ½uvre une décision radicale. La somme de la dette représente 40 000 euros par français. Il suffira donc de faire porter le poids de cette dette directement aux français. Le problème est qu’ il serait suicidaire économiquement et socialement de transférer à l’ ensemble des français le poids de cette dette. Il est donc décidé d’ élire un certains nombre de français tous les ans comme « garants de la dette publique ». Il s’ agit d’ individus qui n'ont aucun prêt en cours ou dont la situation financière est suffisamment saine pour supporter une dette supplémentaire. Un tirage au sort est donc organisé tous les ans par le ministère des finances publics pour désigner les malchanceux qui vont voir leur compte débiter de 40 000 euros. On porte le nombre par an de français concernés à 1 million, ce qui équivaut à 40 milliards d’ euros de dette transférée de l’ Etat vers les comptes bancaires des français.

Un courriel est envoyé aux français informant qu’ ils ont été tirés au sort. Chaque français se dépêche donc de faire des virements de ses comptes d’ épargne vers leur compte courant, ce qui diminuera leur découvert et donc leurs agios. Certaines banques, conciliantes, acceptent à titre temporaire de décaler le versement des agios d’ un an ou deux.
Grâce à ce système, le poids de la dette diminue malgré un déficit abyssal. Malheureusement, certains gouvernements profitent de ce système pour maintenir les déficits et appliquer certaines promesses de campagne très coûteuses soit en terme de dépenses publiques, soit en terme de recettes publiques (selon qu’ il s’ agisse d’ une majorité de droite ou de gauche). Jusqu’ au jour où une nouvelle crise économique sans précédente vienne sonner le glas de ce système artificielle de stabilisation de la dette publique.

Des révoltes populaires éclatent dans l’ ensemble du pays, déstabilisant le pouvoir en place obligé d’ appliquer les même réformes d’ austérité économique que certains pays ont connu comme la Grèce en 2011. La paupérisation du pays se met en place lentement, allant de pair avec la suppression progressive des acquis sociaux et une dégradation drastique de l’ efficacité de services publics. De plus en plus de trains déraillent, les coupures d’ électricité sont de plus en plus nombreuses, le courrier n’ arrive pas toujours à destination ou bien après plusieurs mois, il est de plus en plus difficile de circuler sur une route bien entretenue, il y a de moins en moins de festivals ou d’ événements artistiques ou populaires d’ organisés faute de subvention publique, plus de la moitié des associations françaises disparaissent, on trouve de plus en plus de zone blanche empêchant de capter un réseau téléphonique ou Internet ou même la télévision et la radio. Petit à petit, la technologie est de moins en moins accessible. Seule la haute société peut y avoir accès.

Les couches populaires et la majeure partie des classes moyennes se retrouvent dans la même situation sociale et technologique que leurs aïeux du début du 20ème siècle. N’ ayant plus de distractions électroniques, ils discutent entre eux, font des activités extérieures et réussissent malgré tout à créer de nouvelles associations que les municipalités acceptent de financer grâce à une situation budgétaire redevenue saine depuis le retour timide de la croissance économique. Bizarrement, avec le retour aux techniques du début du siècle dernier, certains métiers reviennent à la mode comme cochet, allumeur de réverbères, ferrailleur, maréchal ferrant, agriculteur, éleveur, etc. L’ artisanat revient en force et la mobilité géographique se réduit à la commune ou aux communes voisines.

Après l’ urbanisation du pays, vient le retour de la ruralité. Après l’ exode rural vient le développement rural. Lorsque les pouvoirs publics s’ aperçoivent du début d’ un exode urbain, il est décidé de revenir à un développement économique d’ envergure maintenant que la dette a fortement diminué suite aux nombreux sacrifices réalisés. De nouveau, des investissements publics massifs permettent de remettre en état les infrastructures publiques. Les routes, relais de télécommunications, réseaux de canalisations et d’ électricité sont réhabilités et remises aux normes. Les bâtiments publics sont restaurés et réhabilités, de nouvelles constructions sont mises en chantier. Avec ce nouveau développement économique, les gouvernements successifs peuvent rétablir d’ anciennes réformes sociales en investissant de nouveau dans l’ éducation avec la remise en état et la constructions de nouvelles écoles, de nouveaux collèges et lycées. L’ ascenseur social est peu à peu rétabli. Après l’ investissement public, vient le tour de nouvelles réformes sociales allant à contre-courant de la poussée libérale lors de la dernière crise.

Au fil des décennies, un nouvel essor économique, ressemblant aux Trente glorieuses, accélère le développement du pays dont la régression économique, sociale et technologique a perduré durant plusieurs décennies.

Cette situation de grandeur retrouvée semble s’ auto-alimenter de manière permanente et immuable jusqu’ à ce qu’ une nouvelle crise économique ébranle de nouveau les pouvoirs publics…
 

 

Créé par Schopen le 07/12/2015 | Evaluer ce scénario
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Et si on développait à outrance le monde numérique ?

 

 

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Depuis plus d’ un an, on entend dire que les enfants doivent apprendre à faire des programmes informatiques afin d'accélérer l'apprentissage des nouvelles générations au monde numérique. Certaines écoles prévoient ou ont déjà commencé à proposer de tels cours. Aux Etats-Unis, on apprend déjà aux enfants à utiliser un ordinateur au détriment de l’ écriture manuscrite et il ne sera plus obligatoire d'apprendre l'écriture cursive (manuscrite) à l'école primaire.

Il y a un an, à la radio, j’ ai entendu parlé de la création d’ un programme ludique permettant aux enfants d’ apprendre le langage informatique par le biais de codes. Le jeu, en Opensource, s’ intitule « code combat ». L’ idée est de rédiger des lignes de codes pour progresser dans le jeu et affronter d’ autres programmeurs expérimentés ou en herbe.

En Corée du Sud, chaque élève du primaire et du secondaire seront équipés d’ une tablette.

Le 30 septembre 2014, une étude a montré que 30% des enseignants en France utilisent en cours des manuels électroniques.

Le 3 octobre 2014, le Conseil National du Numérique préconise au gouvernement français la création d’ un bac numérique, qui sera en supplément du bac S, ES et L. Il conseille également la création de cours informatique dès la 3ème (la programmation, mais aussi la création d’ objets en 3D, etc.).

Un appareil, appelé Gleamcode, permet à des enfants (à partir de 7 ans), de dessiner sur un écran lumineux des images en entrant des lignes de codes informatiques...

Fin du 21ème siècle, tout jeune adolescent est capable de créer un site Internet, un jeu vidéo, un programme informatique ou un objet en 3D. Les attaques de pirates informatiques sont monnaies courantes. On appelle cela : la délinquance virtuelle. La loi pénale physique s’ applique désormais à la loi pénale numérique. Chaque individu se déplace dans le monde virtuel aussi aisément que dans le monde réel. Des mondes virtuels inspirés de « second life » sont démultipliés sur la toile. Des avatars de chaque internaute se baladent dans les rues virtuelles. Ce monde s’ est façonné à la vitesse grand V grâce à l’ éducation numérique. L’ Internet à l’ Aude du 22ème siècle n’ a plus rien à voir avec les sites statiques du siècle dernier. L’ individu est plongé en immersion totale dans un monde virtuel.

Les humains sortent de moins en moins, les rues réelles sont vides. Chaque immeuble est peuplé d'individus allongés sur leur lit, les lunettes virtuelles fixées sur leur nez. Le risque de sédentarisation n’ a jamais été aussi grand, les muscles sont atrophiés, la sous-nutrition est devenue une réalité dans les pays développés, non à cause d’ un manque de production de nourriture, mais d’ un manque d’ écoute du corps réclamant la pitance. Il n’ est pas rare de voir des milliers d’ individus chaque jour mourir de déshydratation alors qu’ ils étaient absorbés par leur voyage virtuel.

Alors, la société s’ organise pour livrer directement dans chaque appartement la nourriture et l’ eau nécessaire à la survie des occupants. Malheureusement, ces hommes modernes, maîtres de leur univers virtuel, ont perdu leur autonomie dans le monde réel. Si une panne de courant doit avoir lieu, aucun ne survivra. Ils ne sauront pas utiliser les ascenseurs, ni trouver leur nourriture ni leur eau, ne pourront écrire sur un mur ou une feuille faute de l’ avoir appris à l’ école et pourront à peine utiliser leur bouche pour parler, tellement habitué à s’ exprimer par écrit ou par la pensée. Seuls les habitants de la campagne pourront sortir leur épingle du jeu, ayant la nourriture à leur portée et la possibilité d’ admirer la beauté du monde réel. Ces habitués de l'air libre sortent régulièrement de chez eux et rencontrent d’ autres personnes avec qui ils discutent oralement.

Ainsi, la nature sera la seule chance de survie de l’ espèce humaine…
 

 

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Et si on changeait de stratégie sur le logement et la transition énergétique ?

 

 

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Il pestait en soulevant le carton de déménagement.

- Saleté de loi à la mort-moi-le-noeud !

Emilien était Ministre de l’ Intérieur. Il devait quitter sa jolie maison, entourée d’ un hectare de terrain à Fontainebleau, pour se reloger dans un duplexe de 60 m², dans un immeuble de 50 étages récemment construit. En effet, le Premier Ministre, appuyé par le Président de la République, avait réussi à faire voter une loi obligeant l’ ensemble des français à habiter au centre-ville de leur commune d’ habitation et/ou de leur lieu de travail. Cette décision devait permettre à chaque citoyen de réduire le plus possible les trajets de déplacement et de limiter l’ utilisation de son véhicule personnel (le parc automobile comprenant encore pour une large majorité des voitures diesel et à essence).

Sitôt la loi votée, un vaste chantier national fut lancé pour réhabiliter les logements des centre-villes (bâtiments publics inoccupés transformer en logements sociaux ou permettant de déménager ou d’ agrandir certains services publics qui étaient excentrés, et reprise de contacts avec les propriétaires de logements vacants pour soit y aménager, soit le vendre, soit le louer sous les trois prochains mois sous peine de saisi par l’ Etat), puis les pouvoirs publics incitèrent les commerçants et grandes enseignes à déménager dans le centre-ville ou proche, avant de lancer des chantiers de constructions dans les abords des centre-villes. Et afin de montrer l’ exemple, le Premier Ministre incita prestement à l'ensemble du gouvernement ainsi qu'à tous les hommes et femmes politiques du pays à déménager dans le centre-ville de leur lieu principal d’ activité professionnelle et de ne garder qu’ un seul logement, sous peine de sanction judiciaire.

Malgré les menaces, les deux chefs de l’ Exécutif tinrent bon. Toujours dans un soucis d’ exemplarité, le Président de la République et le Premier Ministre avaient loué leurs propriétés excentrés de Paris et pris comme résidence principale et unique le Palais de l’ Elysée pour le Président de la République et l’ Hôtel Matignon pour le Premier Ministre. Puis, ce fut au tour des Ministres, membres des cabinets ministériels, etc.

Emilien ne pouvait prétendre à demeurer au Ministère de l’ Intérieur étant donné que certains services excentrés ont dû intégrer les locaux du Ministère comme la DGSI qui a dû déménager de Le Vallois-Perret ou encore la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale qui a dû déménagé d’ Issy-les-moulineaux. Cette situation, qu’ il vivait comme une profonde injustice, lui était encore plus pénible sachant qu’ il était obligé, au vu de sa fonction, de faire respecter cette loi dans la France entière via les préfectures et sous-préfectures du pays. Certains préfets ont voulu lui exprimer en personne leur profond désaccord et leur refus d’ appliquer ce qui était perçu comme un "odieux chantage". Ravalant ses opinions personnelles, il se contenta de rappeler que cette décision venait du Premier Ministre et du Président de la République et qu’ il fallait appliquer la loi. Certains préfets préférèrent démissionner plutôt que de renoncer à jouir de leurs biens.

Alors qu’ il montait dans sa voiture de fonction électrique, il lâcha un soupir de lassitude. Son assistant entra à son tour dans le véhicule.

- Tout est prêt, Monsieur le Ministre.
- Avouez tout de même que c’ est crétin de me faire déménager alors que je ne dégage pas de CO² avec ce véhicule.

L’ assistant rompit le court silence qui s’ était soudain imposé.

- Monsieur le Ministre ?

Emilien se tourna vers lui. Il n’ avait pas besoin de lui demander ce qu’ il en pensait. Son silence et son regard suffirent à lui faire comprendre qu’ il considérait qu’ on ne pouvait pas revenir sur une décision des chefs de l’ Exécutif.

- Quand je pense qu’ on a tous failli être viré à une voix prêt, dit-il en détachant son regard de son assistant.

Le projet de loi ayant été refusé au Sénat et en seconde lecture à l’ Assemblée Nationale, alors qu’ elle avait été acceptée à trois voix prêts la première fois, le chef du gouvernement utilisa le 49-3 faisant engager la responsabilité du gouvernement. Les députés de l’ Opposition n’ ayant pas réussi à faire voter leur motion de censure à la majorité absolue, le texte avait été finalement adopté… à une voix prêt.

- Où irais-je en vacances ? Chez moi ?
- Monsieur le Ministre, vous pourrez toujours partir en vacances dans votre maison de Fontainebleau.
- A condition que les locataires partent eux aussi en vacances.
- Oui. Et même si ce n’ était pas le cas, vous pouvez séjourner dans une chambre d’ hôtes ou prendre une chambre d'hôtel respectant la charte d'éco-préservation.
- Tssst ! Et comment vont faire les gens qui n’ ont pas les moyens ? Hein ?
- Vous savez comme moi que le Ministre du logement vient de proposer une aide au logement de proximité du lieu de travail.

"Maudite COP21", pensa Emilien.

Il y a un peu plus de 5 ans, les 178 chefs d’ Etat de la planète signèrent des engagements en vu de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, dans l’ objectif de ralentir le réchauffement climatique pour la fin du siècle à 2°c, bien que les experts avaient remarqué que la mollesse des engagements ne permettraient pas d’ atteindre cet objectif. Le nouveau gouvernement élu deux ans plus tard voulait accélérer les réformes allant dans ce sens et commença à appliquer certaines pistes. La première d’ entre elles, exprimée dans le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, concernait le logement.

Le téléphone d'Emilien sonna. Son appareil indiquait qu'il s'agissait du Premier Ministre. Il ferma les yeux et respira lentement durant quelques secondes avant de répondre.

- Oui, Patrick !
- Alors, Emilien, comment ça avance ton déménagement ?

Le premier flic de France parvint à garder son calme.

- Merveilleusement bien ! Je viens de terminer de rassembler mes affaires. Nous sommes en route, dit-il en faisant signe au chauffeur de démarrer.
- Parfait ! Je vois que tu as bien mesurer l'impact positif de cette décision écologique.

"Les ours blancs vont être ravis", ironisa Emilien à lui-même.

- Tu avais autre chose à me dire ?
- Oui, Emilien. Je compte sur toi pour le Conseil des Ministres dans deux jours. Il faudra faire un point statistique sur l'application de cette mesure chez l'ensemble de la classe politique.
- Compte sur moi !
- Bien, à bientôt.
- A bientôt, Patrick.

En raccrochant, il songea aux prochaines mesures écologiques dans la besace des têtes de l'Exécutif. Après le logement, ils s'attaqueraient à l'énergie en accélérant la transition énergétique embrayée par le gouvernement précédent. Au lieu de construire des centrales solaires, éoliennes ou hydroliques centralisées distribuant l'électricité, la stratégie était de décentraliser la production d'électricité à chaque foyer. Les bâtiments publics seraient les premiers logements à produire eux mêmes leur électricité par le biais de panneaux solaires et/ou mini-éoliennes dont l'énergie serait stockée dans de gigantesques piles à hydrogène. Cet excédent serait redistribué automatiquement grâce à un compteur connecté. L'Internet de l'Energie serait ainsi crée et mise en ½uvre.

Après les bâtiments publics, les entreprises, puis les commerçants et enfin les maisons et bâtiments collectifs produiront leur électricité et seront connectés à l'Internet de l'Energie. Enfin, ce serait l'avènement des véhicules électriques dont l'utilisation serait rendu accessible et logique.

Le plus dur dans ce nouveau projet serait de faire plier les lobbies de l'électricité, du pétrole, du gaz et du nucléaire - bien que ces derniers pourraient toujours produire davantage d'électricité le temps que ce nouveau système se mette en place étant donné que les centrales nucléaires ne rejetaient pas de CO² dans l'atmosphère et représentaient plus de 70 % de la production française d'électricité.

- Vous croyez vraiment qu'ils vont y arriver ? demanda-t-il à son assistant.

L'autre devina ses pensées et réfléchit un instant.

- Vous savez ce que le Président de la République aime à répéter: "La France sera le phare qui éclairera le monde dans le domaine du Développement Durable".

Le Ministre souriait en coin.

- Espérons qu'on parle de nous dans les livres d'Histoire.
 

 

Créé par Schopen le 02/12/2015 | Evaluer ce scénario
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Croisades

 

 

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-"Nous sommes le 11 avril 2025 et le Pape Pierre II est mort !
Ce n'est une surprise pour personne tant les menaces contre sa personne ont été nombreuses ces derniers jours.
Un petit rappel des faits:
La tension est toujours à son paroxysme au Moyen-Orient. En effet, L’ État Extrémiste Mondial (E. E. M.) est au porte de Jérusalem et menace de détruire ce patrimoine multi-culturel. L'E. E. M. continue de s'étendre dans tout le Moyen-Orient. Après s'être installé en Irak et en Syrie, leur territoire s'étend maintenant sur une grande partie ouest de l'Iran, la moitié nord de l'Arabie-Saoudite et sur une petite partie sud de la Turquie. Le Liban, la Syrie, l'Irak et le Koweït sont quand à eux totalement occupé. Les grandes puissances occidentales continue de bombarder sporadiquement les territoires de l'E. E. M. mais cela ne se révèle pas toujours efficace. Hier encore des missiles lancés par les américains ont malencontreusement finis leurs trajectoires sur un hôpital où officiait La Croix Rouge tandis que des missiles chinois décimés une armée rebelle luttant contre l'autoritarisme de l’ État Extrémiste.

-C'est dans ces conditions de tensions extrêmes que le Pape a décidé de se rendre en Terre Sainte pour apaiser et protéger les chrétiens d’ Israël de la menace extrémiste. Malgré les nombreuses intimidations, Pierre II est arrivé hier dans la soirée à Jérusalem. Il s'est alors rendu dans la vielle ville, au Saint Sépulcre, où l'attendaient près de 5000 fidèles. Son discours sur la paix et l'amour de son prochain s'est déroulé sans encombre. C'est en retournant à son hôtel que le drame à eu lieu.
En effet, une véritable embuscade attendait Pierre II au détour d'une rue hiérosolymitaines où l'attendait une escouade d'élite de l'E. E. M.. Le pontife a subi des tirs nourris dont il n'a pas pu réchappé. Il semblerait que le chauffeur de la voiture papale était un complice des extrémistes.

Cet acte de barbarie à l'encontre du souverain pontife fait vivement réagir les populations occidentales. On peut voir des rassemblements spontanés dans toutes les grandes villes d’ Europe et d’ Amérique. Les chefs d’ États du Royaume-Unis, de la France, des États-Unis, de l'Argentine, du Brésil et de l'Italie ont d'ors et déjà déclarés une guerre totale à l’ État Extrémiste Mondial. Ils devraient être suivis dans les prochains jours par l'Espagne, le Portugal et l'Equateur. On craint cependant que la Chine et la Russie rejoigne les rangs extrémistes à cause d'intérêts économiques et géo-politiques.

-Dans le reste de l'actualité, l'équipe de France de football c'est vu retiré ça victoire de l'Euro 2016 disputé à domicile, pour avoir acheté des arbitres et des hauts fonctionnaires de la FIFA.

-En Grèce la situation s'aggrave de jours en jours avec l'arrivée massive de migrants venus de Moyen-Orient et d'Afrique. On recense plus de 3 millions de migrants rien qu'en Grèce et près de 7 millions dans toute l'Europe.

-En France, le parlement vote aujourd'hui la loi de surveillance. Cette loi permettra l'écoute et la surveillance de n'importe quel citoyen français. A noter que les forces de l'ordre pourront interpeller et mettre en garde à vue pour un minimum de 72h n'importe quel individu soupçonné d'être un terroriste ou d'avoir des idées jugées dangereuses pour la démocratie.

-En France toujours. La loi permettant la torture et le rétablissement de la peine des mort fait toujours débat. En effet, le référendum avait montré que les français étaient contre cette loi à 61%. Allant à l'encontre de l'opinion publique l'état à tout de même ratifié cette loi.

-C'est tout pour ce soir, passez une bonne soirée et à demain pour votre nouveau journal. "

 

 

Créé par zoumoul le 27/11/2015 | Evaluer ce scénario
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Les démons intérieurs

 

 

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L'homme lui révéla que l’ appareil contenait non seulement la vidéo de l’ homme en bord de mer, à l’ origine de leur civilisation, mais contenait également le logiciel et l’ application pour générer des rêves addictifs.

- La vidéo que vous venez de voir sur les lunettes était en mode « rêve addictif ». Je vous ai donc inoculé l’ addiction à cette vidéo via l’ application comme l’ ont fait nos aïeux, il y a 3 siècles de cela. Et j'y ai rajouté un petit plus. Le rayonnement a pénétré non seulement votre Inconscient mais également la zone du plaisir afin de rendre le rêve encore plus addictif.

Jules ne réagit pas à cette double révélation, sa seule envie fut de retrouver l’ homme en bord de mer. Il activa de nouveaux les images et y replongea, les yeux fixés sur l’ écran.

La lecture achevée, il chercha le gardien. Ce dernier avait disparu. Le jeune homme fut satisfait. Il lui faisait perdre son temps avec ses phrases longues, ennuyeuses et inintéressantes. Il lui semblait, cependant, l’ avoir entendu dire quelques chose comme « vous connaissez la sortie ». La constatation de l’ absence de l’ inconnu effective, il en profita pour regarder une nouvelle fois le film.

Le temps se dilua et s’ écoula sans qu’ il n’ en prenne conscience. Après avoir vu pour le énième fois le rêve de l’ homme en bord de mer, il ressentit de la fatigue. Peu de temps après, la faim le tenaillait. En fouillant dans son sac, il s’ aperçut qu’ il n’ avait plus de vivres. Ni eau, ni nourriture. Il ne sut combien de temps il était resté ainsi, et il n’ en avait cure, du moment qu’ il pouvait lire et relire sa précieuse vidéo.

Par précaution, il jeta un regard sur le niveau de la batterie, celle-ci pouvait encore tenir un bon mois sans être rechargée par l’ énergie solaire. Cependant, il savait que, comme tout être vivant, il avait besoin de se nourrir pour survivre tout comme il avait besoin de dormir.

Alors qu’ il visionnait pour la dernière fois la vidéo, il s’ endormit dans un sommeil peuplé de dunes bleues et de mouettes étranges.

Soudain, un homme s’ approcha de lui et lui tendit une vieille clef usb du 21ème siècle. « Prenez ces lunettes.  », lui dit-il. Alors qu’ il les tenait entre ses mains, l’ homme se transforma en serpent. Sa taille avait atteint deux fois la sienne. Au moment où il ouvrait sa gueule, la clef devint une épée laser dont la lame rougeoyante éclaira le reptile qui reculait, effrayé à sa vue. Jules planta l’ épée dans le corps du serpent. Une main lui saisit le bras. « N’ oublies pas l’ homme en bord de mer », lui dit une voix. Il tourna son regard vers le propriétaire de la main. Il ne reconnut pas le visage, mais cette personne semblait auréolée d’ une lumière bleue. Alors que l’ entité bienfaisante disparaissait dans le halo bleuté, le décor changea. Il vit l’ immensité de la mer devant lui. Il était retourné malgré lui dans sa vidéo préférée. Peu de temps après avoir entendu les goëlands, quelque chose jaillit de l’ eau de mer. Il s’ agissait d’ une gigantesque tête de mort surmontée de deux os en croix qui tournoyaient autour d’ elle. L’ effrayant squelette se ruait vers lui.

Il se réveilla en sueur. Des bribes de son rêve revenaient en mémoire avant de disparaître peu à peu. Il grelottait. Il ne sut s’ il s’ agissait du manque de nourriture ou de visionnage de la vidéo. Il comprit cependant qu’ il ne pourrait pas regarder longtemps cette vidéo s’ il mourrait de faim.

Il ramassa péniblement ses affaires, regarda deux-trois fois la vidéo pour se calmer avant de remonter l’ escalier en collimaçon. Plus il rentrerait vite chez lui, plus il écourterait le temps passé sans visionner la vidéo.
 

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Créé par Schopen le 25/11/2015 en réponse au scénario 11919 | Evaluer ce scénario
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11919


Lâcher-prise (alternative)

 

 

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- Attendez une seconde… Pourquoi tenez-vous tant à me donner la vidéo sans les lunettes ?

L’ homme lâcha un soupir et rétracta sa main sans répondre.

- Vous vouliez que je regarde la vidéo une fois retourné chez moi, dit l’ archéologue. Et plus je la regarderais, plus je serais envoûté par son message et ses émotions et moins j’ aurais les idées claires pour révéler mes découvertes. C’ est ce que vous vouliez ?

L’ homme l’ observa un moment, avant de répondre.

- Avouez tout de même que c’ est une meilleure idée que d’ être obligé de vous supprimer.

Jules resta interdit durant quelques secondes. Pour la deuxième fois, il l'avait indirectement menacé de mort. Mais il savait qu’ il était plus coopératif qu’ il semblait le laisser entendre, il tenta de nouveau sa chance.

- Encore une fois, pourquoi ne voulez-vous pas que j’ emporte ces lunettes ?

L’ homme redevint muet. Jules usa de la même stratégie et restait planté devant lui, silencieux. La scène dura de longues minutes avant que la glace ne se brisa enfin.

- Vous voulez vraiment le savoir ?
- Oui, répondit brièvement Jules.
- Réfléchissez bien, car la réponse à cette question est dangereuse et pourrait vous coûter la vie. Jusqu’ à présent, j’ ai fait de nombreuses entorses au règlement, mais je ne pourrais pas lever ce dernier voile sans que vous n’ en payer les conséquences.

Jules fut saisi d’ effroi. Le regard de son vis-à-vis avant changé. D’ humain, il était redevenu froid, inexpressif comme au début de leur rencontre. C’ était un mauvais présage... Bien que son entretien avec lui l’ avait convaincu que sous le masque se cachait un être humain, un mauvais pressentiment l’ engagea à trouver une autre solution pour gagner sa confiance.

- Ecoutez, commença-t-il, j’ ai l’ intime conviction que vous n’ êtes pas un tueur.

L’ homme resta impassible.

- Cependant, ce que j’ entrevois dans votre regard me laisse penser que ce que vous venez de dire n’ est pas à prendre à la légère. C’ est pourquoi, j’ accepte le compromis et vous remets les lunettes afin qu’ en retour vous me laissiez une copie de la vidéo.

Son vis-à-vis semblait réfléchir.

- Notre accord tient-il toujours ? demanda Jules.
- Parfaitement.

L’ archéologue opina de la tête et tendit l’ objet du délit. Alors que l’ inconnu effleura les lunettes, Jules rétracta légèrement son bras.

- J’ aurais une dernière requête à vous adresser.
- Laquelle ?
- Pouvez-vous me promettre de ne pas vous débarrasser de moi après cet échange ?

Le gardien le fixa un moment avant de répondre.

- Vous avez ma parole.

Satisfait, le possesseur des lunettes remit l’ objet à son protecteur.

- Attendez-moi ici, demanda l’ inconnu.

L’ homme partit dans une autre pièce, située à quelques dizaine de mètres. Il prit soin de refermer la porte derrière lui. Un sentiment de soulagement, de déception et de peur s’ invitèrent successivement chez l’ archéologue. Il était soulagé d’ avoir la vie sauve, mais regrettait de n’ avoir pas réussi à le convaincre de garder l’ objet. Désormais, une sourde appréhension le tenaillait. Il guettait l’ ouverture de la porte avec appréhension. Et si, au lieu de revenir avec une clef, le gardien du sarcophage sortait une arme, le mettait en joue avant de faire ce qu’ il semblait vouloir accomplir depuis le début: faire taire un témoin gênant.

Les minutes s’ égrenaient lentement avant que la maudite porte ne s’ ouvrit enfin. Le gardien ne semblait pas armé. Arrivé à sa hauteur, il lui tendit la main.

- Voici votre preuve.

Soulagé, Jules saisit la clef.

- Merci d’ avoir tenu parole.

L’ autre afficha un sourire en coin, semblant signifier « c’ est bien normal ».

- Avant de partir, j’ aimerais comprendre en quoi ces lunettes sont si dangereuses pour l’ Humanité. Il est clair qu’ il n’ y a pas de systèmes d’ armement cachés à l’ intérieur. A moins qu’ elles ne servent de télécommande ou de clef permettant d’ activer un dispositif militaire quelconque, je ne vois pas en quoi elles sont une menace.

Son vis-à-vis sembla réfléchir quelques secondes avant de sortir les sacro-saintes lunettes de sa poche droite. Il les installa à son nez, semblait faire quelques réglages par la pensée avant de les retirer.

- Si vous voulez connaître son dernier secret, mettez-les et regardez une dernière fois la vidéo.
- Il y a un message caché ? demanda Jules après avoir saisi l’ appareil, soupçonneux.
- Disons que je vous révélerais tout après votre visionnage.

Cela respirait le piège à plein nez. Il se souvenait des effets hypnotiques sur son esprit après l’ avoir vu la première fois. Après réflexions, il se rappela que toutes les informations que l’ homme lui avait révélé était resté dans sa mémoire bien après avoir regardé la vidéo. Comprenant qu’ il n’ avait pas d’ autres choix, il obtempéra

L’ interface graphique semblait différente. Il vit une fenêtre lui demandant de confirmer s’ il voulait lire la vidéo. Il pensa par l’ affirmative.

Le décor majestueux revint à lui. Durant la lecture, il ressentit quelque chose de différent, un sentiment bien plus puissant que la dernière fois. L’ euphorie, puis l’ allégresse l’ envahirent peu à peu. Alors que sa joie était à son paroxysme, la vidéo se termina. Il resta un moment, encore habité par les images. C’ était à peine s’ il avait remarqué que l’ inconnu lui retirait l’ appareil pour le ranger dans sa poche.

Alors que le gardien l’ observait, curieux de voir sa victime perdue dans le néant, Jules lui demanda s’ il pouvait revoir le film, ne serait-ce qu’ une fois. L’ autre eut un sourire en coin.

- Vous pouvez la revoir sur la clef que je vous ai remise toute à l’ heure.

Se rappelant soudain que son bonheur était entre ses mains, il s’ empressa de sortir son mini-pc et de le connecter à la clef. Le clip vidéo, qu’ il vit via son écran holographique, était d’ une bonne qualité.

Une fois cette nouvelle lecture achevée, il ressentit un certain bien-être. L’ euphorie n’ était pas aussi grande que la dernière fois, mais fut suffisante pour qu’ il retrouva sa sérénité.

- Maintenant que vous êtes prêt, je vais vous révéler pourquoi ces lunettes connectées sont si dangereuses.

L’ archéologue fit à peine attention aux propos de l’ inconnu. Il tenta cependant de se concentrer un peu plus sur ses propos…
 

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Créé par Schopen le 24/11/2015 en réponse au scénario 11917 | Evaluer ce scénario
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L'idéocratie

 

 

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Dans un peu plus de cinq années, un pays rebaptisé l'état universel (unis-vers-elle) inspirera le monde entier par la révolution du système gouvernemental: l'idéocratie. Ce régime politique sera axé sur la prise en compte des idées de chaque citoyens par le biais du CCTM (Conseil du Centre de Tri et de Mixage). Ce CCTM sera en fait un établissement comportement d'énormes serveurs informatiques capables de récolter l'opinion et l'avis de tous à travers une plateforme informatique, un site internet, dans lequel les idéologues, membres du CCTM, proposeront les projets de loi, et tout ce qui concerne la gérance du pays. Chaque citoyens pourra s'exprimer. Ensuite un logiciel configuré à partir d'un algorithme surpuissant et pertinent, fera le tri pour classer par ordre de pertinence, les opinions et idées des citoyens. Ensuite, après ce tri, les idées seront regroupées, mixées, et enfin diffusées sur le site du CCTM afin de voter parmi les meilleurs idées.
Ce système politique permettrais au peuple d'être réellement acteur dans l'organisation de son pays et diminuera voire effacera la corruption des dirigeants et surtout sera plus coherent face à la réalité des besoins de la société.
Et ce pays état, inspirera le monde entier, ainsi toute la terre collaborera pour l'émergence des meilleurs idées.
 

 

Créé par BlakJak le 23/11/2015 | Evaluer ce scénario
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La révélation

 

 

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- Attendez une seconde… Pourquoi tenez-vous tant à me donner la vidéo sans les lunettes ?

L’ homme lâcha un soupir et rétracta sa main sans répondre.

- Vous vouliez que je regarde la vidéo une fois retourné chez moi, dit l’ archéologue. Et plus je la regarderais, plus je serais envoûté par son message et ses émotions et moins j’ aurais les idées claires pour révéler mes découvertes. C’ est ce que vous vouliez ?

L’ homme l’ observa un moment, avant de répondre.

- Avouez tout de même que c’ est une meilleure idée que d’ être obligé de vous supprimer.

Jules resta interdit durant quelques secondes. Pour la deuxième fois, il l'avait indirectement menacé de mort. Mais il savait qu’ il était plus coopératif qu’ il semblait le laisser entendre, il tenta de nouveau sa chance.

- Encore une fois, pourquoi ne voulez-vous pas que j’ emporte cet appareil ?

L’ homme redevint muet. Le jeune homme usa de la même stratégie et restait planté devant lui, silencieux. La scène dura de longues minutes avant que la glace ne se brisa enfin.

- Vous voulez vraiment le savoir ?
- Oui, répondit brièvement Jules.
- Réfléchissez bien, car la réponse à cette question est dangereuse et pourrait vous coûter la vie. Jusqu’ à présent, j’ ai fait de nombreuses entorses au règlement, mais je ne pourrais pas lever ce dernier voile sans que vous n’ en payer les conséquences.

Le jeune scientifique fut saisi d’ effroi. Le regard de son vis-à-vis avait changé. D’ humain, il était redevenu froid, inexpressif comme au début de leur rencontre. C’ était un mauvais présage. Mais son entretien avec lui l’ avait convaincu que sous le masque se cachait un être humain.

- Je ne crois pas que vous voulez me tuer. Sinon, vous l’ aurait fait juste après m’ avoir donné les premières informations sur l’ origine de l’ artefact. Avant de faire quoique ce soit, je voudrais savoir pourquoi cette vidéo serait plus dangereuse avec les lunettes que sur un autre support ?

Aucune réponse.

L’ archéologue posa ses yeux sur les lunettes. Intrigué, il les retourna dans tous les sens et marmonna, comme à lui-même:

- Il doit y avoir un dispositif quelconque dans cet appareil qui doit lancer un missile nucléaire...

Aucune réaction de son vis-à-vis. Jules poursuivit sa provocation.

-... à moins qu'il y ait quelque chose à l'intérieur... Et si je le cassais pour voir ? Peut-être que je trouverais une clé qui ouvrirait un tableau de commande permettant d'activer des robots tueurs ?

Jules prit l'objet d'une main et s'apprêtait à le lancer à terre.

- Très bien, lâcha l'inconnu. Vous l'aurez voulu.

Satisfait, l'archéologue arrêta son mouvement et l'écouta attentivement.

- Les lunettes 3D que vous tenez entre vos mains contiennent non seulement la vidéo, mais également le logiciel et l’ application permettant de générer et lire un rêve addictif.

Cette dernière révélation permit à Jules de saisir l'importance de ce qu'il tenait entre les mains. Non seulement il s'agissait d'un symbole, mais également d'une arme à double tranchant, pouvant transformer la société humaine pour le meilleur... comme pour le pire. Il comprit enfin pourquoi l'appareil était stocké dans un bunker antiatomique et pourquoi l'homme en face de lui l'avait mis en garde. Il ne pouvait assurément pas le ramener auprès de ses pairs...

Le gardien profita du moment d'inattention de son vis-à-vis pour lui décocher une droite, ce qui eut comme effet de retourner l'agressé et de le projeter au sol. Profitant de sa position, l'assaillant immobilisa sa victime au sol et fit un mouvement d'étranglement.

- Attendez... 'tendez, je ne dirais rien... 'vous jure... rien... ah...

Le curieux perdit peu à peu connaissance. Lorsqu'il ne bougea plus, le gardien du sarcophage le reposa et vérifia qu'il ne respirait plus. Ceci fait, il vérifia l'état des lunettes. Ces dernières n'avaient heureusement subies aucun dommage durant la lutte. Il la reposa sur la main mécanique qui se recroquevilla. Le bras recula jusqu'à l'intérieur du téléviseur avant la fermeture de la fenêtre. L'homme revint vers le corps inerte et le transporta jusqu'à une autre pièce.

Il n'appréciait guère cette besogne. Il avait pourtant tout fait pour l'épargner, mais la curiosité fut plus forte et finit par causer sa perte.

En posant la dépouille sur une table, il songea aux effets du conditionnement à l'âge adulte et à l'efficacité future de l'absence de conditionnement. L'archéologue était parvenu à garder sa réflexion intacte alors qu'il venait de voir la vidéo qui avait forgé inconsciemment son état d'esprit écologique. Il avait cependant noté qu'il était quelque peu perturbé durant quelques minutes. Peut-être qu'un autre visionnage aurait accentué son trouble, déclenchant probablement un reconditionnement durable, ce qui aurait confirmé l'efficacité du revisionnage à l'âge adulte.

Un regret s'imposa soudain à lui. S'il l'avait persuadé de relire la vidéo, peut-être qu'il n'aurait pas eu besoin de l'éliminer. D'un autre côté, l'archéologue aurait compris son manège et aurait refusé. Et puis, il y avait trop de risques en jeu. Il ne pouvait pas simplement se fier à sa parole et il n'était pas vraiment sûr que le reconditionnement aurait fonctionné sur le jeune homme à cause de sa résistance psychique apparente et de sa curiosité névrotique.

Il s'empara de son oreillette, l'installa dans son conduit auditif et appuya dessus. Un écran holographique apparut devant l'ensemble de son champ de vision. Il pensa appeler son responsable. Il fit son rapport et attendit les instructions. Une fois celles-ci données, il coupa la connexion et s'affaira à sa nouvelle tâche. Il devait enterrer le corps.

En sortant du sarcophage, le gardien pensa aux générations futures. Bientôt, plus aucun Homme ne serait conditionné. L'éducation scolaire suffirait à rappeler aux futurs adultes les idéaux de la social-écologie. Puis, un jour, sans qu'on ne s'en rendit compte, les Hommes redeviendraient égoïstes et le groupuscule dont il faisait partie serait obligé d'utiliser à nouveau "le rêve du sauveur" pour reconditionner les individus. Peut-être était-ce cela l'histoire de l'Humanité: un cycle sans fin.

 

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Créé par Schopen le 21/11/2015 en réponse au scénario 11912 | Evaluer ce scénario
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11916


La force du rire

 

 

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Dans plusieurs siècles, quand les énergies de type pétrole ou nucléaire ne seront plus utilisées, et que la force du soleil ou du vent sera insuffisante, les humains auront recours à la force du rire.
Des capteurs seront branchés sur leur poitrine et leur abdomen en permanence, et dès qu'ils riront, l'énergie qui provient de ce rire sera transmis à un centre de traitement géré par l'entreprise EDFR (Energie de la Force de Rire).
Les lieux les plus fréquentés seront les salles de spectacles où des humoristes viendront présenter leurs one-man show, sponsorisés par EDFR.
Des nourrices uniquement dédiées à cette tâche s'occuperont des enfants en crèche, en animant des sessions-rire (les rires des enfants sont toujours spontanés donc ne nécessitent pas de traitement, ce qui les rend très rentables).
Les objets les plus vendus seront les livres: recueils de blagues et journaux satiriques principalement, mais aussi des romans (dont Le Rire du Cyclope, qui sera la référence mondiale du rire), les accessoires de farces et attrapes, les parures de déguisements comiques...
Le classement des différents types de rire ainsi que l'attribution de points permettra d'élire chaque année le citoyen ou la citoyenne qui a le plus contribué à recharger les batteries mondiales. Le prix décerné étant une entrée gratuite au prochain spectacle de comique programmé dans la ville de son choix.

Les sources d'énergie du rire seront classées en plusieurs catégories:
- Le sourire (1 point)
- L'exclamation brève (2 points)
- Le sourire avec souffle (3 points)
- Le rire (5 points)
- Le fou-rire (100 points), ce dernier étant le plus recherché, surtout la nuit quand le soleil ou le vent ne fournissent pas assez d'énergie.

Les citoyens se relaieront en vivant une année en journée et une année durant la nuit (et se reposant les 12 heures restantes) pour permettre une continuité dans la gestion et le traitement de l'énergie du rire.
Des ingénieurs seront chargés de différencier les sources d'énergies spontanées (de meilleure qualité) des sources d'énergies fausses (sourires forcés, rires jaunes...).
Les publicités de dentifrice et de chewing-gums ("pour des dents blanches à chaque rire") et de mouchoirs ("des pleurs de rire sans les inconvénients") seront les plus rentables.

Des organisations secrètes, jugeant que l'avenir de l'Homme réside dans son sérieux et sa concentration, tenteront, en vain, de détruire cette organisation mondiale. Ils échoueront après avoir été attrapés, et torturés par des chatouilles.
 

 

Créé par 103 683 le 19/11/2015 | Evaluer ce scénario
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11914


La révolution intérieure

 

 

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Je reviendrai dans le futur compléter mes idées principales... mais ayant découvert cette possibilité je ne résiste pas à communiquer l'essentiel
1)l'homme devra muter pour survivre et s'adapter au monde extérieur
2)Je suis pour la création d'une maison bulle surface plancher (4x4) individuelle et re-liable à des structures de besoin collectif ou personnel la possibilité d'être dans l'air (accrochée à un dirigeable ou sur l'eau tirée par les dauphins ou sur terre sur support tiré par des chevaux)
3)le tableau de mendel des éléments adapter en psychologie... loi des comportement humains
4)étude des fonctions du corps humain en parallèle avec nos shémas de penser et de construction
Merci d'avoir laissé un espace créatif
 

 

Créé par sylvie le 15/11/2015 | Evaluer ce scénario
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11911


Un objet d'exception

 

 

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Il lui expliqua qu’ après avoir vu son "rêve se réaliser", l’ auteur du songe comprit le danger que pouvait représenter le rêve d’ un mégalomane ou d’ un tueur en série lu par le biais du logiciel dont il avait participé à la création. Fort heureusement, les rêves qui n’ étaient pas produits par l’ entreprise en question étaient incompatibles avec l'application, afin de forcer les clients à télécharger les rêves made in "les faiseurs de rêves".

Profitant du désordre qui régnait peu à peu, il supprima le logiciel et parvint à effacer toutes traces des travaux de recherche au sein de la société. Malheureusement, il ne pouvait supprimer les copies du programme déjà téléchargées par les utilisateurs du monde entier. Cependant, il parvint à se faire aider par un virus informatique dont la double fonction était de traquer les adresses IP des ordinateurs qui avaient téléchargées l'application et d’ effacer le fichier d’ installation ainsi que le logiciel installé. Finalement, il ne garda qu’ une copie du logiciel et de son rêve enregistré dans une clé USB.

- La vidéo que vous avez vu est issue de cette copie.

Jules regarda de nouveau l’ objet qu’ il tenait entre les mains et comprit l’ importance de sa valeur historique. Plus que cela, l’ artefact pourrait être inscrit au patrimoine matériel et la vidéo au patrimoine immatériel de l’ Humanité, une consécration pour l'archéologue.

- Commencez-vous à comprendre pourquoi cet objet doit rester caché de tous ? demanda le gardien.
- Au contraire, marmonna l’ archéologue, les yeux toujours fixés sur les lunettes.
- Pardon ?

Le jeune homme leva sa tête vers lui.

- Les temps ont changé. Les mentalités aussi. Ces lunettes, au lieu d’ être une calamité, représentent le symbole qui a permis notre salut.

L’ inconnu semblait incrédule face à ses dires.

- Ils doivent être vues de tous afin que le monde sache que l’ Humanité a changé grâce au rêve d’ un individu.

L’ homme aux cheveux grisonnants semblait embêté par l’ entêtement de son vis-à-vis. Il réfléchit un moment.

- Ecoutez, je vais vous faire une proposition…
 

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Créé par Schopen le 12/11/2015 en réponse au scénario 11910 | Evaluer ce scénario
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11910


Le conditionnement

 

 

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Peu de temps après la Déclaration des Droits de l'Homme et des Êtres Vivants, qui jetèrent les bases de la Nouvelle Société, il fut décidé d'abandonner l'utilisation du rêve addictif. Le vrai changement des mentalités devait se faire de manière naturelle, sans recours à la technologie. Il fut ainsi décidé dans un premier temps que chaque enfant de 3 à 7 ans devait visionner quotidiennement cette vidéo, puis au moment du coucher passé l’ âge de 7 ans et enfin, de temps à autre, à l’ âge adulte. L’ objectif: que les mentalités des prochaines générations restent tournées vers l'idéal environnemental sans renouveler les erreurs passées. La philosophie du rêve serait ainsi inscrite dans l'Inconscient de l'enfant et devait le suivre durant sa vie d'adulte.

- Cela ressemble à du lavage de cerveau ? demanda Jules, abasourdi.
- On appelle plutôt cela du « conditionnement ».

L’ archéologue dodelina de la tête.

- Non, c’ est impossible. Je n’ ai pas vu cette vidéo récemment et je ne me souviens pas l’ avoir vu quand j’ étais enfant.
- C’ est parce que vous faites parti de la génération qui n’ a vu cette vidéo qu’ avant l’ âge de 7 ans. Après l’ abandon du rêve addictif, il fallait abandonner peu à peu l’ utilisation des images de l’ homme au bord de la mer, seul moyen de laisser la Conscience écologiste s'enraciner naturellement. D’ abord, il y a près de deux siècles, la lecture de la vidéo à l’ âge adulte fut interdite, puis, il y a un siècle, ce fut au tour du visionnage après 7 ans. Enfin, il y a quelques années, l'usage de la vidéo fut purement et simplement interdit. Les enfants seront simplement éduqués dans les écoles au bon comportement écologiste.

Les images de la vidéo lui revenaient en mémoire. Il ne pouvait nié avoir déjà vu ces séquences. Il y avait sûrement du vrai dans ses dires. Il lui semblait également que toutes les valeurs de la Nouvelle Société y était bien ancrées. Un sentiment diffus le traversa. Il avait l’ impression de redécouvrir les leçons apprises à l’ école.

Intrigué, l’ inconnu remarqua son trouble.

- Comment vous sentez-vous ?
- Pardon ? demanda Jules, soudain réveillé.
- Vous avez l’ air étrange.

Le jeune homme reprit ses esprits.

- Je repensais juste à cette vidéo. Cela me paraît stupide d’ utiliser de telle méthode alors qu’ il me semble logique de protéger notre planète.
- Je vois que vous avez été bien conditionné, dit l’ autre, un sourire en coin.

Jules se sentit vexé. Il avait l'impression d'avoir été embrigadé dans une secte. Il se demanda finalement si la société n'avait été fondé sur une idéologie, une croyance proche de la religion. Le but de la Nouvelle Société aurait été de créer l'Homme Nouveau, éloigné de ses instincts primaires, pouvant ainsi accéder à un niveau supérieur de spiritualité.

Lorsqu'il sortit de ses pensées, il lui sembla que l'homme s'était rapproché de quelques mètres.

- C'est étrange, commença-t-il, j'ai l'impression que ces images résument bien la Philosophie de notre civilisation... C'est incroyable qu'un simple rêve ait pu changer le cours des choses.
- Il ne s'agissait pas d'un simple rêve, mais d'un rêve addictif.

Alors que l'archéologue regardait les lunettes, l'inconnu se rapprocha davantage.

- Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi ne puis-je pas emporter les lunettes et la vidéo avec moi ?

L'autre resta muet. Jules comprit qu'il ne voulait pas divulguer certaines informations.

- Ecoutez, si vous ne répondez pas, je ne vous rendrais jamais vos lunettes.

Après un moment d'hésitation, l'homme soupira, las. Il lui raconta la dernière partie de l’ histoire…
 

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Créé par Schopen le 11/11/2015 en réponse au scénario 11909 | Evaluer ce scénario
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11909


Les faiseurs de rêves

 

 

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La société de production onirique, qui se nommait "les faiseurs de rêves", élaborèrent un plan marketing basé sur les réseaux sociaux. L'un des employés, inscrit sur différents réseaux sociaux, publia une vidéo du rêve accompagnée d'un lien permettant de télécharger l'application. L'idée était de rendre impossible la lecture du rêve sur une paire de lunettes sans utiliser le programme. Les premiers jours de ce test semblant fonctionner au regard du nombre croissant de téléchargements, plusieurs autres employés publièrent la vidéo avec le lien sur leurs profils respectifs afin d'en amplifier la propagation virale.

De manière spontanée, chaque lecteur, totalement emballé par le rêve en question, recommanda vivement la vidéo et la partagea en accompagnant le lien de téléchargement. En quelques semaines, ce rêve fut le plus grand buzz marketing de tous les temps.

Les faiseurs de rêves, pris de court par l'engouement suscité, s'empressèrent de lancer une vaste campagne publicitaire invitant les adorateurs "du rêve de l'homme en bord de mer" à venir télécharger d'autres rêves tout aussi extraordinaires "pour la modique somme de 15 euros le rêve".

Cependant, la force du message transmis par le songe échappa au contrôle de l'entreprise initiatrice de l'événement. A travers le monde, des manifestations de plus en plus nombreuses en faveur de l'environnement s'organisèrent. Les manifestants voulurent dénoncer le consumérisme qu'engendrait la société de consommation, l'artificialisation de la société humaine et l'éloignement progressif de l'Homme vis-à-vis de Mère Nature. De violente, la répression des cortèges finit par devenir totalement absente. Les policiers, sensés empêcher ou disperser les contestataires, finirent par les rejoindre. La population dans son ensemble, pour la première fois de l'histoire de l'Humanité, parla d'une seule et même voix.

Quelques mois après la première diffusion de la vidéo, les chefs d'Etat, réunis à l'ONU, proclamèrent la protection de la nature et le respect de l'écosystème comme les principaux objectifs du développement de la civilisation humaine.

Malheureusement pour les faiseurs de rêve, aucun autre rêve ne fut vendu.

Jules était ébahi. Il comprit soudain, d'après les dires de son vis-à-vis, que "La Nouvelle Société", leur société, a été engendrée sur un malentendu.

Après quelques secondes de réflexions, l'archéologue secoua la tête.

- Non, c'est impossible. Les historiens sont formels: ce sont les phénomènes naturels liés au réchauffement climatique qui ont amené les peuples et, finalement, les dirigeants du monde à changer de modèle économique.

L'homme sourit.

- Je suis désolé de vous apprendre que les leçons d'Histoire que vous avez apprises depuis votre tendre enfance sont fausses. La prise de Conscience ne s'est pas faite de manière naturelle, mais de façon artificielle et accidentelle.

Le jeune homme avait l'impression d'entrer dans une autre dimension. Sa tête tournait légèrement. Il avait l'impression que tout n'était que mensonge. Le voile de l'Apocalypse se déchirait dans son esprit. Il résistait.

- Non, je suis désolé, je ne vous crois pas.

L'autre le regardait fixement.

- La vidéo que vous avez vu, ne vous rappelle-t-elle pas quelque chose ?

Jules réfléchit un instant.

- Peut-être... je ne suis pas sûr...
- Réfléchissez bien.

L'homme devant la mer, son regard vers la plage, le chant des goëlands, l'immensité de l'océan, les pensées de l'homme envers la nature... tout s'enchaînait parfaitement comme une suite logique à la conclusion finale. Il avait vraiment l'impression de connaître le film par c½ur, comme un souvenir ancien qui refaisait surface.

- Comment est-ce possible ? se demanda Jules à voix haute.
- Vous vous demandez comment vous pouvez connaître cette vidéo que vous jurez avoir vu pour la première fois.

L'archéologue ne put cacher sa surprise, ce qui amusa le gardien.

- Maintenant, je vais vous raconter la suite de l'histoire...
 

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Créé par Schopen le 10/11/2015 en réponse au scénario 11906 | Evaluer ce scénario
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11906


A la recherche du rêve addictif

 

 

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L'homme lui expliqua qu'à cette époque, chaque foyer possédait son lecteur-enregistreur de rêve. L'objet était aussi commun qu'une télévision, une voiture ou un smartphone. Grâce à cette invention, les humains pouvaient "relire" leur rêve et les interpréter plus facilement. L'oubli qui apparaissait dès le réveil était révolu.

Un jour, une société spécialisée dans la production de rêves chercha à créer des rêves addictifs. Après plusieurs années de recherche, ils parvinrent à créer une application capable de détourner certaines fonctions des paires de lunettes. Ce programme permettait, entre autre, d'émettre, via l'écran, un rayonnement cheminant par le nerf optique afin de pénétrer dans le cerveau et atteindre la zone de l'Inconscient.

Le développement du logiciel ayant prit fin, ils élaborèrent un rêve-test. Ce fut celui de l'un des chercheurs qui fut choisi.

- Ce rêve est celui que vous avez visionné toute à l'heure, annonça l'homme aux cheveux grisonnants.

Pour Jules, cette révélation confirma la datation de la vidéo. Mais le souvenir de cette dernière lui donna une impression de déjà-vu.

Profitant de la déstabilisation de son vis-à-vis, l'homme renouvela sa demande.

- Vous pouvez me rendre l'appareil. Vous en savez déjà beaucoup plus que la majorité de la population.

Il tendit sa main. Jules s'apprêta machinalement à le lui remettre lorsque la petite voix intérieure de la curiosité le retint.

- Attendez ! s'écria-t-il. Vous ne m'avez pas expliqué comment ces machines à rêves ont disparu et comment cet appareil a atterri ici.

Malgré lui, l'inconnu renonça à son dessein et continua son récit...
 

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Créé par Schopen le 04/11/2015 en réponse au scénario 11905 | Evaluer ce scénario
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11905


Le lecteur-enregistreur de rêve

 

 

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- Avant toute chose, vous devez savoir que ce que vous tenez entre vos mains peut-être utilisé comme un lecteur-enregistreur de rêve.

Jules regarda, intrigué, l'objet en question.

- Un quoi ?

L'inconnu eut un sourire en coin.

- Il s'agit d'un appareil capable d'enregistrer et de lire un rêve. Il peut également faire ressentir les émotions et révéler les pensées du rêveur durant le songe de ce dernier.

L'archéologue resta sans voix, au ravissement de son interlocuteur, satisfait de son effet.

- C'est quoi votre truc ? demanda Jules. Un appareil magique ?

L'homme laissa apparaître un autre sourire en coin.

- Rien de magique là-dedans. Il s'agit du fruit d'une avancée majeure dans la science cognitive. Chaque foyer en possédait un chez soit, il y a plusieurs siècles.

Le regard de Jules se porta à nouveau vers les lunettes.

- Comment se fait-il que je n'en ai jamais entendu parlé ?
- Cette technologie a été volontairement oubliée.
- Oubliée ? Pour quelle raison ?

L'homme lâcha un soupir en baissant la tête, hésitant sur ce qu'il devait faire.

- Vous voulez vraiment tout savoir ? demanda-t-il en relevant les yeux vers son vis-à-vis.

Jules n'eut aucune hésitation.

- Oui.

Un temps.

- Même au péril de votre vie?

Cette dernière phrase étouffa sa curiosité. Après réflexion, il lui semblait toutefois possible de négocier avec cet étrange individu. Le mur humain du début semblait se fendre au fil du temps.

- La Connaissance et le Savoir sont les pivots de ma vie, dit-il d'une voix assurée.

L'homme réfléchit un instant avant de dire:

- Très bien... D'après vous, de quand date cet appareil ?

Jules observa l'objet en question.

- D'après moi, il doit dater de l'ère industriel... Bien que le logiciel qui est incorporé me semble beaucoup plus récent.

L'inconnu sourit.

- Vous êtes un fin observateur.

L'homme finit par lui raconter l'histoire de l'étrange objet...
 

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Créé par Schopen le 02/11/2015 en réponse au scénario 11903 | Evaluer ce scénario
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11904


Le double secrets

 

 

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Eva est une petite fille qui joue sur la pelouse artificielle du centre de loisir. A l’ ombre du grand chêne, elle et son ami Addy échangent des formes géométriques multicolores, de toutes les tailles, en trois dimensions et construisent ensembles une structure, la plus haute et jolie possible.
Dans la société dans laquelle elle évolue, sa vie, ses journées sont divisées par trois. Elle ignore tout de la terre, ses dangers, ses crises et surtout ses souffrances. Et la terre ignore tout d’ elle et de ses semblables.
Sa vie est partager en trois temps, un pour l’ apprentissage (de 0 à 50 unités), un pour la production (de 51 à 100 unités) et un pour l’ imagination (de 101 à 150 unités).
Sa journée est divisée par trois également, le temps des leçons, le temps des loisirs et le temps du repos. Chacun étant divisé par trois, la communication (lire, écrire et parler), le calcul (les nombres, les opérations et les équations) et tout le reste (les arts, les sciences et les religions).
Elle vit dans une bulle, un dôme si grand que l’ on n’ en voit pas la limite. Les parois sont camouflées de champs virtuels aux paysages terriens sauvages. La mer sur un tiers d’ horizon, les montagnes sur un autre tiers et la forêt sur le dernier.
Elle n’ est pas sur terre, mais ses ancêtres en viennent. Son très ancien aïeul était un riche industriel, qui aidé de quelques amis aussi riches que lui, ont décidé de tout entreprendre pour sauver leurs descendants. Prenant très tôt conscience de la fin de la vie sur terre, suite à la découverte d’ eau sur Mars, ils ont décidé ensemble de sauver l’ avenir de la race humaine.

Dans le plus grand secret ils ont payer des chercheurs dans le monde entier pour résoudre les différents problèmes liées à leurs projet.
Au nom de se projet ils ont déclenché des guerres pour gagner plus d’ argent, tester les résistances du corps humain, ruiné des pays, affamé des population entières, crées des maladie, épuisé les ressources en matières premières…
Usés par leur projet, ils n’ en n’ ont pas vu le résultat mais la technologie de leur époque a permis la cryogénisation de leur corps afin qu’ ils puissent jouir un jour de tout leurs sacrifices.
Elle a eu de la chance, elle pourra grandir à l’ abris de tout. Elle ignore ce que son ancêtre a sacrifié pour qu’ elle puisse vivre. Elle ne sait pas que là-bas, sur terre, ce qui reste de l’ humanité retourne progressivement à l’ état animal, mutants dégénéré d’ une planète mourante. Étouffée par la pollution, Gaïa qui a fait naître les hommes pour la protéger, essaye de se secouer pour s’ en débarrasser dans un dernier souffle de survie.

Il ne se passe pas un an sans tremblement de terre, de tsunami, volcan en éruption. Et l’ humain stupide, aveugle et égoïste continu de croître. Malgré l’ élimination par les catastrophes naturelles, les guerres, les maladies, ils sont encore trop nombreux. Leur façon de vivre est incompatible avec leur conception. Ils ont, au cours des siècles, évolué. En partant d’ une cellule au départ, de plus en plus nombreuses, organisées et complexes. L’ erreur de programmation au départ fut de leur donner le libre arbitre.
Certains ont essayé de la protéger. Des romancier de SF, des chercheurs, mêmes des philanthropes aisés ont tiré le signal d’ alarme, mais en vain. Les riches ont continué à s’ enrichir, les pauvres à se multiplier et mourir dans la souffrance et l’ ignorance.

Certain ont imaginé un monde meilleur, un avenir possible car sans espoir tout est fini.



Je suis Eva, à l’ automne de ma vie, et je suis quelque part sur mars en 2050 (temps terrien).

 

 

Créé par meche au vent le 02/11/2015 | Evaluer ce scénario
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